10 erreurs faciles à éviter avant de lancer sa start-up
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10 erreurs faciles à éviter avant de lancer sa start-up

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Échouer c’est tendance. En tirer les conséquences, faire son mea culpa et assurer qu’on ne recommencera pas, c’est encore mieux. Mais si on pouvait éviter certaines erreurs dites de « débutants », celles que tous les entrepreneurs avant nous ont vécu, cela peut être à la fois du temps précieux de gagné et surtout beaucoup de stress en moins.

Nous avons fait une liste non exhaustive de 10 d’entre elles que vous pourrez tenter d’éviter.

  • Ne pas proposer de véritable projet à ses équipes.

Manager ce n’est pas seulement distribuer du travail – surtout celui que vous n’aimez pas faire – c’est entraîner ses équipes dans une vision commune de l’entreprise. Les intégrer à la stratégie de développement, les tenir informés régulièrement, les associer aux résultats. Sans véritable projet, le turn over sera important, surtout dans la jeune génération.

  •  Vouloir tout faire seul sans déléguer.

Afin de minimiser les coûts nombreux sont les entrepreneurs qui préfèrent tout assurer seuls : comptabilité, développement du site, marketing, fabrication… Or personne n’est superman ou wonderwoman. Personne ne sait tout faire et personne n’est bon en tout. Concentrez-vous sur votre domaine de prédilection et engagez vos premiers euros gagnés dans des professionnels meilleurs que vous.

  • Rogner ses marges à outrance.

Pour vendre plus, faire le choix de baisser les prix, de s’aligner sur la concurrence, quitte à vendre à perte un temps, pour miser sur les volumes est une solution catastrophique. Avant que les ventes décollent, vous aurez mangé toute votre marge et par conséquent votre trésorerie. Et vos concurrents, qui ont plus de moyens baisseront encore leurs prix jusqu’à ce que vous ne puissiez plus vous aligner.

  • Procrastiner et se la couler douce.

Fini le salariat, les horaires, le patron, les directives, enfin la vie douce et rêvée de patron ! A vous les virées à moto, les mojitos au bord de la piscine, l’ordinateur sur les genoux, les appels filtrés et les « on verra demain ». Le bon moyen pour couler votre entreprise avant d’avoir débuté. Entreprendre c’est travailler quand on veut, ok. C’est-à-dire tout le temps.

  • Oublier de prendre du recul sur son entreprise.

Foncer tête baissée 15h par jour, 7 jours sur 7, oublier sa famille, ses amis et tout simplement d’avoir une vraie vie, en dehors de sa startup, c’est l’échec assuré. A un moment le cerveau perd sa lucidité et conduit aux mauvais choix stratégiques, aux erreurs d’appréciation, à l’irritabilité, à la fatigue, voire à la perte de l’inspiration. Au bout du chemin se profile le burn out. D’ailleurs à la question « Votre plus grosse galère ? » Thibaut Chary, co-fondateur de l’application mobile YesPark répond « Savoir s’arrêter de travailler le soir ! »

  • S’entêter et ne pas reconnaitre ses erreurs.

Faire des erreurs, c’est normal, faire l’autruche et continuer sans changer de cap, c’est de nouveau une erreur. Grave. Accuser les autres d’en être responsable s’en se remettre en question aussi : ses employés, la crise économique, l’administration française, son banquier, son comptable, ok tout le monde peut avoir sa part de responsabilité, mais c’est surtout l’entrepreneur lui-même le responsable.

  • Faire trop de dépenses sur le compte de l‘entreprise, voir trop grand.

Prendre un bureau dans un quartier chic, embaucher en grand nombre, dépenser en publicité plus que de raison, faire des notes de frais mirobolantes, mener la grande vie comme on dit. Ce sont quelques-unes des erreurs que des entrepreneurs un peu foufous et en dehors de la réalité ont fait mais qui les ont rapidement menés à leur perte.

  • Faire des statuts et/ou un pacte d’associés à la va-vite.

Parce que ce sont « des potes », vous leur faites confiance. Ne jamais s’engager sans connaître à l’avance, et en détail, l’ensemble des clauses qui figureront dans le pacte d’actionnaires ou les statuts de la société. C’est contraignant, ennuyeux, le fondateur n’est pas toujours formé pour comprendre chaque article des documents juridiques, mais il est alors important de faire appel à un avocat ou juriste de confiance.

« Pour qu’un document juridique puisse avoir une véritable utilité, il faut nécessairement qu’il soit parfaitement compris par les associés et surtout qu’il leur convienne. Un document juridique qui n’est ni compris, ni adapté à son utilisateur est au mieux inutile, au pire, dangereux. Le plus important n’est pas le prix. Il est nécessaire de chercher des modèles moins onéreux mais surtout l’accompagnement » indique Laura Lardy, juriste.

  • Se lancer sur un marché trop concurrentiel ou au contraire sur une microniche.

Il y a deux grandes tendances qui se dégagent chez les entrepreneurs, c’est soit tenter de percer sur un marché hyper-concurrentiel, en espérant prendre une petite part du gâteau, soit miser sur un marché très petit qui attire des passionnés uniquement. Dans les 2 cas, il y a erreur : une concurrence trop importante pour un débutant avec peu de moyens et un potentiel de développement trop faible pour assurer un CA viable.

  • Suivre votre business plan à la lettre.

Un business plan, c’est quasi obligatoire pour ouvrir un compte bancaire ou lever des fonds. Il est souvent très optimiste pour convaincre de la réussite future de votre projet mais surtout très éloigné de la réalité. Le remiser au placard rapidement et rédiger une vraie feuille de route au crayon papier avec une gomme à portée de main, là est la bonne stratégie.

« L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli. » Proverbe africain

  • Charles Plasson

    Merci pour ces conseils avisés et utiles :)
    Je me permettrai de rajouter un onzième point : gérer sa facturation de façon intelligente.
    Car monter sa boîte, c’est aussi avoir des clients, facturer et être payé. Mine de rien !
    Il existe plein de logiciels de facturation en ligne, des plus ou moins performants que les autres, des plus ou moins adaptés à son activité aussi, mais le choix est large, et avoir un bon outil est indispensable.
    Je travaille pour l’un d’eux, Debitoor, un logiciel en ligne vraiment bien fichu, super simple d’utilisation et pensé pour les micro-entrepreneurs, freelancers et petites entreprises.
    Donc, onzième point : une solution de facturation de qualité :-)