4 grands conseils pour réussir sa campagne de crowdfunding
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4 grands conseils pour réussir sa campagne de crowdfunding

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Nombreux sont ceux – business angels & startupers aguerris – qui conseillent aujourd’hui de miser sur une campagne de crowdfunding pour lancer sa startup en lieu et place d’une première levée de fonds de quelques dizaines de milliers d’euros ou d’un prêt bancaire qui engage l’entreprise dès son ouverture, avant même d’avoir signé son premier client.

Tout comme solliciter des investisseurs ou rencontrer les banques demandent de la préparation, initier une collecte sur un site de financement participatif réclame de la rigueur, de la motivation et du professionnalisme. Il ne suffit pas de créer une campagne en quelques clics, expliquant combien son projet est merveilleux avec quelques photos et des goodies, pour inciter les membres à participer. Comme dans tout projet, il faut créer l’envie, créer un sentiment d’appartenance et inciter la communauté à en parler autour d’elle pour se rapprocher de la jauge. Car si la campagne n’atteint pas cette jauge fatidique, aucun euro ne sera versé au porteur de projet, c’est la règle du jeu.

Si on en croit les sites de crowdfunding eux-mêmes, 5 grands conseils à suivre à la lettre permettraient de réussir sa collecte :

  • Porter son projet avec passion

Tout projet ne peut fonctionner que si l’initiateur est passionné par ce qu’il fait. Le financement participatif ne déroge pas à la règle.

« La confiance de vos visiteurs ne s’acquière pas par magie : racontez votre idée comme une histoire, essayez d’intéresser vos lecteurs, de leur expliquer en quoi votre projet est génial, drôle, original… » explique Ulule.

C’est LE projet dans lequel ils doivent investir s’ils ne doivent en choisir qu’un. La passion pour son projet doit transparaitre dans la description, la motivation à le porter, à ne faire qu’un avec celui-ci. Les membres ne doivent pas avoir l’impression que le porteur de projet n’est là que pour la somme à récolter. Celle-ci doit d’ailleurs être réaliste et coller parfaitement aux besoins. Si le projet est bon, la jauge sera dépassée quoiqu’il arrive. Le montant se fixe « en fonction de vos besoins mais aussi de votre capacité à toucher un public plus ou moins grand » indique MyMajorCompany.

« Soyez précis, transparent et surtout arrêtez vous au minimum vital. N’oubliez pas que la règle vous autorise toujours à dépasser le montant fixé » conseille KissKissBanBank site sur lequel le montant moyen d’un don s’élève à 45€.

« Les projets sur Ulule réussissent toujours grâce aux porteurs de projets eux-mêmes, par la portée qu’ils donnent à leur idées ».

Il faut vraiment être impliqué, imaginatif, et actif pour trouver des idées pour relancer son réseau, sans toutefois devenir trop insistant, et toujours dans une dynamique positive – Mathilde Le Roy, fondatrice de KAZoART

  • Miser sur la présentation

« La description du projet doit être claire et structurée à l’aide de titres. Ajouter des éléments concrets : photos, vidéos ou mp3″ conseille MyMajorCompany afin que les futurs contributeurs comprennent le projet et y adhèrent rapidement et facilement. « Vous devez expliquer la genèse de votre projet, la raison qui vous pousse à faire appel au public, et le déroulement des prochaines étapes ». C’est le storytelling du projet, il doit répondre « à ces questions : Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Pourquoi ? » indique KissKissBankBank.

« Évitez les images floues, mornes ou « désincarnées » » rappelle Ulule. Misez sur le visuel plus que sur les pavés de texte, aérez la présentation, soyez précis et concis. « Le top du top : prenez le temps de faire une vidéo. C’est le meilleur moyen d’expliquer votre projet et de convaincre en même temps. »

La phrase d’accroche, celle qui apparait dans le moteur de recherche du site de financement participatif doit être impactante, claire et incitative. C’est la première chose que les internautes verront et qui leur donnera envie de cliquer ou non. « 50% des internautes ne liront que ce texte » selon KissKissBankBank.

Nous avons beaucoup travaillé sur l’image des Cinétrotteurs pour le rendre attractif et sympathique, comme le design du logo (nous avons changé ses couleurs 10 fois !), la création du site internet, le tournage de la vidéo, la création de visuels et de contenus – Gaétan, co-fondateur des Cinétrotteurs

  • Communiquer de cercle en cercle

« Pendant votre collecte, vous allez devoir fédérer une communauté d’individus autour de votre projet pour qu’ils vous soutiennent » explique KissKissBankBank. « En général, les collectes enregistrent des pics d’activité au début et à la fin de celles-ci ».

Comme l’indique MyMajorCompany, « les premiers intéressés par votre projet sont ceux qui vous connaissent déjà. Plus ils sont nombreux et plus votre projet a des chances de décoller rapidement et donc de devenir crédible aux yeux de ceux qui ne vous connaissent pas encore. » Pour qu’un projet capte l’attention du grand public, il faut qu’il atteigne un montant intéressant rapidement. Qui passe par le « premier cercle », c’est à dire la famille, les amis et la petite communauté créée au fil de la vie.

« Si vous arrivez à les embarquer dans votre aventure en menant une campagne de promotion active, vous avez toutes les chances de convaincre un deuxième cercle : les amis de vos amis. Puis il y a « l’effet boule de neige » : un projet qui grimpe attire la curiosité de ceux qui ne vous connaissent pas encore, c’est votre troisième cercle. »

Il s’agit alors d’envoyer un mailing, de diffuser sur les réseaux sociaux, pour les toucher et les convaincre de son projet. Mais aussi pour donner des nouvelles régulièrement, et les informer sur l’évolution du projet.

Si les gens qui vous connaissent ne vous suivent pas, comment voulez vous qu’un inconnu le fasse ? C’est à eux de donner l’impulsion à votre campagne dans les premiers jours qui suivent son lancement – Corentin Letort, fondateur de Bivouak

  • Créer une communauté

Une communauté se crée « à la sueur de son front », d’un part par la qualité du projet, d’autre part par la motivation du porteur de projet, mais aussi grâce aux contreparties proposées aux contributeurs. Les contreparties doivent être proportionnelles à l’engagement du contributeur et incitatives: originales, amusantes, généreuses, utiles, faisant découvrir le produit final. « Vos contreparties symbolisent le lien que vous tisserez avec chacun de vos contributeurs. » indique KissKissBankBank. « Vos contreparties doivent être les plus originales possibles, personnalisées et en rapport avec votre projet. Proposez à vos contributeurs quelque chose qu’ils ne pourront trouver nulle part ailleurs ! De l’émotion et des souvenirs inédits »

Il faut placer le futur contributeur cible au centre de sa stratégie, il doit se sentir intégré au projet. « C’est l’une des premières choses que regardent les visiteurs de passage : si vous êtes présent, si vous vous occupez de votre projet, quelles sont les nouvelles. » Très souvent l’engouement du début retombe au cours de la collecte, il ne faut alors pas se décourager et garder le contact avec les premiers contributeurs afin que ceux-ci en parlent de nouveau autour d’eux, grâce à des news, un passage radio ou en presse locale, un petit plus qui leur rappelle le projet. « Montrez à vos contributeurs potentiels que votre projet a déjà sa petite notoriété. »

Une page Facebook dédiée a été créée et est régulièrement mise à jour, comme la première vitrine de Des Potions et des Bulles. Grace à des premiers résultats encourageants, MyMajorCompany a organisé la promotion auprès des médias locaux – Sabrina Béchard, fondatrice de Des potions et des bulles

Selon le baromètre du Crowdfunding en France sur l’année 2014, édité par le Guide du Crowdfunding, 20380 projets ont été mis en ligne. Le montant moyen financé pour les collectes avec contreparties est de 3477€ par projet pour un don moyen de 58€ par contributeur. 57% de ces projets ont été financés.