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Entrepreneuse depuis 12 ans, passionnée du monde de l'entreprise, ex-journaliste pour la presse pharmaceutique professionnelle, rédactrice pour divers magazines de l'économie numérique, ancienne ecommerçante et docteur en pharmacie, retrouvez mes chroniques sur We Love Entrepreneurs, le magazine des entrepreneurs innovants !
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Partir vivre aux USA, beaucoup de français en rêvent. Bercés depuis le plus jeune âge et depuis toujours par les séries, les films, la musique, les success stories, vantant une vie facile, où tout est possible, où chacun a sa chance, où tout le monde est jugé sur ses actes et non son pedigree, nombreux sont nos compatriotes, à vouloir un jour tenter leur chance au pays de l’Oncle Sam. Encore plus depuis l’avènement du numérique et des startups, qui laisse entrevoir que chacun pourrait un jour ouvrir un bureau à Palo Alto.

Certains l’ont fait, on en a déjà parlé dans de nombreux articles, notamment dans la tech à New York et dans la Silicon Valley, et d’autres, à l’image de Sylvain Perret ont fait le choix de rejoindre la Floride avec son épouse et ses trois enfants pour le challenge, la qualité de vie et de belles aventures. Il a depuis fondé Objectif USA, une société qui accompagne les français à s’installer aux États-Unis dans leur démarches.

Nous l’avons interrogé sur ses activités, sa vie outre-atlantique et son regard qu’il porte sur la France et les français depuis Orlando :

sylvain perret

Quel est le parcours qui vous a mené jusqu’à Orlando ?

Dans les années 2000, années Bush, j’étais comme beaucoup de Français à l’époque, un anti-américain primaire avec plein de certitudes. J’étais directeur de banque en Rhônes-Alpes avec des perspectives plutôt bonnes (je pense) au sein du groupe CM-CIC. En 2007, j’ai eu l’opportunité de partir 3 ans en Guadeloupe pour y développer les agences du Crédit Mutuel. La Guadeloupe, c’est sympa, mais c’est petit. Aussi, pour les vacances, nous avons décidé de découvrir la Floride à seulement 3h d’avion. C’était novembre 2008… plus précisément le 4 novembre 2008 et l’arrivée de Barack Obama, un contexte passionnant. Pour ce voyage, j’avais aussi un but professionnel, valider la pertinence des investissements de mes clients qui achetaient des maisons dans la zone d’Orlando : on était encore en pleine crise des subprimes. Nous avons adoré la Floride, nous y avons rencontré des gens charmants et passionnants via l’Alliance Française et… nous y avons fait un investissement immobilier, car nous avions été convaincus de l’opportunité historique (le marché immobilier avait baissé de 50%). Petit à petit, l’idée de rentrer en France en 2010 nous semblait difficile: reprendre nos vies où nous les avions laissées 3 ans plus tôt, continuer une carrière bancaire… euh… passionnante…

Le déclic a eu lieu lors d’un deuxième voyage aux USA et lors de la rencontre d’une jeune avocate en immigration, originaire de Nantes qui nous a expliqué le visa E2 et les possibilités de s’installer aux USA. Comme mon épouse avait racheté une affaire en Guadeloupe dans le domaine import-export, nous avons décidé de faire le grand saut et nous avons créé une entreprise en Floride d’import/export de produits européens et revente au détail, en gros et en ligne.

En parallèle, j’ai créé Objectif USA qui est une société de consulting en matière d’immigration aux USA, de rédaction de business plans et qui est aussi business broker, c’est à dire intermédiaire en revente d’entreprises dument licenciée en France et en Floride.

Le déclic a eu lieu lors d’un deuxième voyage aux USA et lors de la rencontre d’une jeune avocate en immigration, qui nous a expliqué le visa E2

Qu’est ce que tu ne pourrais plus abandonner des USA ?

Je précise d’abord qu’il est impossible de généraliser en parlant des USA. Je peux parler de la Floride, voire d’Orlando. Ma réalité est loin d’être une généralité.

Ce qui me vient à l’esprit, c’est la facilité du quotidien. On dit que les Américains sont pragmatiques : c’est vrai au quotidien, on ne se prend pas la tête. Tout est ouvert 24/24h, on ne rajoute pas 15000 questionnaires inutiles à une question simple, les gens disent « oui » ou « non », rarement « peut être ». Les relations humaines sans être profondes sont toujours cordiales, le ton ne monte jamais : le contraire du comportement latin.

Ce qui m’a décidé à venir et me fera rester : le système scolaire. On est beaucoup moins dans le savoir livresque, mais plus dans l’apprentissage de l’audace, de l’initiative, de l’expression. Quand je suis les évolutions scolaires de mes enfants (j’ai un fils en elementary school, une fille en middle school et une fille en high school), je rêve d’avoir eu une école comme cela quand j’étais gamin, où les personnalités peuvent s’exprimer. On sent vraiment ici que chacun a sa chance, ce n’est pas un mythe. Il y a des classes de niveaux, ça fait hurler en France : moi, j’adore cela que mes enfants qui se défoncent y gagnent quelque chose et aient les meilleurs profs, les meilleurs programmes. Je précise que mes enfants sont dans le système scolaire public.

Je suis entrepreneur et je l’ai été aussi en France. C’est le jour et la nuit du point de vue administratif. Le temps de déclaration de ci, de ça … est réduit de 90%. Je pourrais rentrer dans le détail, mais vraiment, c’est un autre monde. Mes clients entrepreneurs, lorsqu’ils débarquent me demandent souvent : « et ça, on le déclare où ? » ou bien « et ça, on obtient l’autorisation comment », « et ça, c’est taxé à combien ». Ben, tu n’as pas à déclarer, pas besoin d’autorisation pour ça… ben, ce n’est pas taxé…

On sent vraiment ici que chacun a sa chance, ce n’est pas un mythe

Comment voyez-vous la France depuis la Floride ?

La France, du point de vue politique ou économique, pour la généralité des Américains, existe peu. L’Europe existe, la Russie, la Chine… Mais la France est plus petite que le Texas et c’est un fait que peu d’Américains savent la situer sur une carte, mais savez-vous placer l’Idaho sur une carte ? Par contre, du point de vue voyage ou du point de vue romantique, la France a un capital sympathie énorme. Beaucoup rêvent d’y aller un jour, un peu un fantasme en fait.

La France, du point de vue des Français émigrés (je n’aime pas le terme expatrié), est la mère patrie et en même temps la cible de toutes les railleries. Le France bashing a de l’avenir malheureusement. Mais il faut dire que, souvent, nous ne faisons que nous renforcer dans notre choix de l’avoir quittée. Pour ne pas avoir de regrets, on se fait un monde des défauts français. Il faut aussi dire que la réalité quotidienne est tellement différente qu’après 5 ans, en fait, je ne comprends plus un certain nombre de propos parce que mon référentiel a tellement changé. Un concept comme la laïcité par exemple parait évident en France, ici, on cite Dieu en permanence et cela ne me choque plus du tout.

La France, du point de vue des Français émigrés, est la mère patrie et en même temps la cible de toutes les railleries

La French Tech cela représente quoi pour vous ?

Je ne suis pas vraiment impliqué dans ce domaine. J’y ai des amis et je suis un geek assumé, mais j’ai peu de recul. J’ai suivi les tribulations des Français au CES et c’est une bonne initiative. Un seul petit coup de griffe : je trouve dommage que des choses présentées régulièrement comme innovantes en France soient en fait des copy cat de ce qui se fait ici.

Concernant la qualité des ingénieurs, codeurs … français : les écoles françaises ont une excellente cote. Il y a un problème actuellement aux USA : les meilleures écoles techniques (MIT…) sont devenues tellement chères que ce ne sont pas les meilleurs qui y vont, mais les plus riches. Aussi, les écoles françaises étant très sélectives et peu onéreuses (en comparaison), les Français ont la cote. Le visa H1B est l’une des solutions pour ces spécialistes s’ils veulent venir ici. L’initiative Techmeabroad est excellente par exemple.

Les meilleures écoles techniques (MIT…) sont devenues tellement chères que ce ne sont pas les meilleurs qui y vont, mais les plus riches

Que pensez-vous d’initiatives comme #ReviensLeon ?

Je n’aime pas. Les personnes concernées reviendront en France si elles le souhaitent, pas par patriotisme, mais parce que leur parcours les y ramènera. Cette campagne avait un petit air de « je te donne mauvaise conscience ». Par contre, il faut faire en sorte d’attirer les talents étrangers et de motiver les talents du pays à rester en valorisant plus la réussite, en mettant en avant les gens extraordinaires. Qui connait par exemple Bertin Nahoum de Medtech ? C’est un Français connu beaucoup plus à l’étranger qu’en France alors que c’est un génie comparé par la presse US à Steve Job ou Bill Gates…

Il faut faire en sorte d’attirer les talents étrangers et de motiver les talents du pays à rester en valorisant plus la réussite, en mettant en avant les gens extraordinaires

Quelques conseils pour venir vivre aux USA ?

J’ai écrit récemment un article un peu provocateur sur le sujet : les 11 astuces pour rater son immigration. Le visa type de l’entrepreneur est le visa E2 qui permet de rester 5 ans (renouvelable) en créant ou rachetant une entreprise aux USA : c’est le cœur de métier de Objectif USA.

L’expérience m’a montré que pour maximiser ses chances de réussite, mieux vaut :

– connaitre le domaine dans lequel on se lance : on ne s’improvise pas restaurateur par exemple,
– consulter, recouper les informations, bien s’entourer,
– ne pas sous-estimer les difficultés, il y a un passage à vide où la famille, les amis, le fromage, la charcuterie, ça manque,
– avoir une réserve financière : il y a toujours des surprises,
– émigrer aux usa est un projet familial le cas échéant, tout le monde doit avoir un plan : conjoint, enfants… J’ai vu malheureusement plusieurs séparations suite à des projets mal vécus…

Paradoxalement, par moment, avoir été entrepreneur en France auparavant peut être un handicap car on part avec des idées préconçues en se disant « Ça doit fonctionner de la même façon ». Or, il vaut mieux tout remettre en cause. Par exemple, signer un bail commercial aux USA en se croyant protégé par la loi comme en France est une grossière erreur. Dans ce cas précis, la loi ne protège pas le locataire, seul le contrat fait foi donc mieux vaut savoir le négocier.

Pour conclure, partir vivre aux USA, c’est un projet de vie, c’est un challenge et rarement une fuite (fiscale ou autre). Quand l’envie est là (et les moyens), il ne faut pas hésiter pour ne pas se retrouver un jour à dire « j’aurais du »…

Partir vivre aux USA, c’est un projet de vie, c’est un challenge et rarement une fuite

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Ce jeudi 25 juin 2015 à 19h au siège de Google France, L’association Celsa Alumni lance le premier TEDxCelsa sur le thème « Sortir du cadre ».

Ce TEDxCelsa propose de découvrir la diversité des parcours de celles et ceux qui passent sur les bancs du Celsa depuis plus de 50 ans :

  • Roberta Faulhaber, Le pouvoir du dessin : l’image en action
  • Amandine Lepoutre, Création et innovation. Armes de construction massive
  • Stéphanie Talleux, Donner de la force aux carrières vulnérables
  • Sarah Berdugo, Tout est bon dans le grillon : et si nous mangions le futur aujourd’hui ?
  • Charlotte de Vilmorin, Arrêtez de faire comme si les marches n’existaient pas !
  • Michèle Buinet-Bonaly, Prenez les commandes de votre futur : la 3ème révolution industrielle en Nord-Pas-de-Calais
  • Hamidou Anne, Coup d’Etat afro-responsable : et si la jeunesse africaine prenait le pouvoir ?

“Sortir du cadre”, c’est une invitation à OSER. Oser explorer de nouvelles routes, oser préférer l’aventure au confort, ou encore oser être soi en laissant parler ses talents, sa créativité, ses rêves, pour les partager avec d’autres et ainsi, les faire grandir.

Google France accueillera ce premier TEDxCelsa sur le thème “Sortir du cadre” jeudi 25 juin 2015 à 19h au 8 rue de Londres – 75008 PARIS

Assaël Adary, président de l’association CELSA Paris Sorbonne Alumni et fondateur du cabinet de conseil en communication Occurrence a répond a nos questions :

Assaël Adary

C’est votre premier TEDx, comment avez-vous eu l’opportunité de l’organiser ?

Un processus simple car il est très normé pour obtenir la licence TEDx mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Ce qui n’est pas visible, c’est la réflexion interne au sein de l’Association, plus longue, très collaborative. Monter l’équipe de bénévoles, choisir le thème, identifier les speakers, etc. Une oscillation permanente entre des sujets très abstraits et « intello », et des considérations très terre-à-terre, très logistiques. Un TEDx ce sont des idées, évidemment … mais aussi mille et un détails logistiques.

D’où est venue l’idée du sujet « sortir du cadre » ?

Notre école, le CELSA, est singulière, une grande école au sein de l’Université Paris-Sorbonne, c’est unique, atypique. Elle se caractérise par son souhait de ne pas formater les étudiants : former mais pas formater. Par ce thème nous lui rendons hommage. Nous ne sommes pas des clones … et c’est notre force ! Nous sommes différents autour d’un axe, d’un pivot commun.

Nous sommes différents autour d’un axe, d’un pivot commun

Comment avez-vous sélectionné les speakers ?

Un processus de « dénonciation » au sein du réseau, nous avons demandé aux alumni d’identifier leurs pairs remarquables. Aucun speaker ne s’est proposé lui-même, autoproclamé comme formidable ! Ce serait « anti-TEdx ».

Plus de 170 personnes ont été ainsi présélectionnées puis après des auditions nous en avons retenu 7, seulement 7 !

Peut-on VRAIMENT sortir du cadre en France dans un système où le diplôme, l’origine, le lieu de vie, etc… définissent encore les individus avant tout ?

Oui, définitivement oui, mais ce n’est pas simple. Les interventions de notre TEDx montrent bien que l’on peut parfois partir dans la vie avec des particularismes voire des handicaps, … mais qu’à force d’effort, d’envie et d’audace, on peut réussir à sortir du cadre, à tracer son propre chemin.

A force d’effort, d’envie et d’audace, on peut réussir à sortir du cadre, à tracer son propre chemin

Pensez-vous qu’on s’achemine vers la tendance américaine qui veut que chacun doit faire ses preuves qui qu’il soit et d’où il vienne ?

Avoir des convictions, des opinions est et doit être mieux valorisé par les entreprises et les recruteurs. Regarder au-delà du diplôme, valoriser les carrières non linéaires ou la création d’une startup pendant quelques années, même lorsque l’échec est au rendez-vous.

Faire ses preuves c’est parfois démontrer l’intérêt de nos échecs

Peut-on être salarié si on sort du cadre ou vaut-il mieux entreprendre ?

Oui, l’esprit de changement, l’envie de modifier son environnement proche n’est pas une question de statut. L’intrapreneuriat est une réalité.

L’audace est-elle assez encouragée à l’école ? Que faire pour améliorer les choses ?

Insuffisamment ! Et depuis la maternelle ! Pour améliorer les choses : enseigner le droit à l’erreur ! On enseigne « le faire bien dès la première fois » alors que non, c’est « nor-mal » de mal faire la première fois !

Pour améliorer les choses : enseigner le droit à l’erreur !

La crise impose t-elle de sortir du cadre ?

Oui, définitivement on ne peut plus faire « comment avant » et le changement seulement incrémental n’est pas suffisant, il faudra très probablement de la rupture dans tous les domaines de nos sociétés.

Est-ce à la portée de tout le monde de sortir du cadre ?

Oui, sortir du cadre nécessite une prise de risque, de surmonter des peurs, mais pas nécessairement beaucoup de moyens financiers ou intellectuels. La frugalité est pleinement compatible avec la sortie du cadre.

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Taylor Swift vous connaissez forcément, et pas seulement si vous avez moins de 25 ans ou si vous êtes les heureux parents d’ados. Car Taylor Swift c’est plus qu’une chanteuse, c’est aussi une formidable business woman qui maitrise parfaitement les rouages de l’industrie musicale internationale. Plus que n’importe quelle autre starlette américaine de moins de 30 ans. Et surtout sans jamais faire de scandale. Ce qui est assez rare pour être souligné (pensez à Rihanna, Miley Cyrus, etc…)

Taylor Swift a même réussi à faire plier Apple, moins de 24h après avoir écrit sur son blog qu’elle trouvait « choquant et décevant » qu’elle ne soit pas rémunérée de l’écoute de sa musique sur le service de streaming de la marque à la pomme, lancé le 30 juin prochain, lors des trois premiers d’essai gratuits pour les utilisateurs. Annonçant dans ce même post que son album 1989 serait retiré d’Apple Music. Apple l’a entendue, preuve de sa puissance dans l’industrie musicale et économique, puisque comme l’a annoncé Eddy Cue, vice-président pour les services logiciels et internet d’Apple sur son compte twitter quelques heures plus tard, les artistes seront finalement rémunérés pendant ces trois mois d’écoute gratuite.

Eddy Cue

Vous ne ferez peut-être pas plier Apple comme Taylor, mais vous pouvez tout de même vous inspirer de sa stratégie marketing qui ne laisse aucune place à l’improvisation :

La sortie de son premier album intitulé Taylor Swift a fait d’elle une star de la musique country il y a 9 ans, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle a depuis enchainé les records tout en restant dans son registre de prédilection, la country. Elle écrit les textes, compose la musique et interprète ses morceaux. Elle aurait pu rester sur des valeurs sûres, le marché est énorme sur la country aux USA, mais Taylor n’a pas hésité il y a quelques semaines à sortir de sa zone de confort et proposer un album 100% pop, 1989, son année de naissance, en tête des ventes dans des dizaines de pays depuis sa sortie.

A méditer : ne pas hésiter à casser les codes, à proposer quelque chose de différent à vos clients. S’ils vous font confiance, ils vous suivront où que vous alliez et leur proposiez.

Taylor n’a jamais hésité à se porter en dérision, que ce soit au cinéma, dans Valentine’s day par exemple, ou dans ses clips, voir celui de Shake it Off, où elle n’hésite pas à se faire passer pour une blonde écervelée, même si on sent tout le travail esthétique derrière. Ou encore dans le clip de Blank Space où elle met en scène les comportements dont les tabloïds people l’accusent depuis des années, séductrice professionnelle, hystérique rageuse. Une façon de ridiculiser ses détracteurs sans les accuser ou leur faire de procès d’intention comme d’autres stars le font.

A méditer : sans la publicité et la communication, vous et votre société n’existeriez pas. Alors n’accusez jamais les médias de déformer la réalité, ne publiez pas de démenti, prenez les de court en jouant sur l’humour ou la dérision. En bref ne vous prenez pas au sérieux, mais soyez pro dans ce que vous faites.

Taylor, depuis qu’elle a grandit n’hésite pas à s’affirmer féministe. Lors d’une interview au Guardian cet été, elle a révélé l’être depuis toujours sans le savoir. Son amitié avec Lena Dunham, fervente militante de l’égalité hommes/femmes lui a permis d’afficher et revendiquer ses convictions. Et même d’être vue dans une librairie en train de feuilleter un livre féministe…

A méditer : affirmez vos positions, ayez un message clair qui vous identifiera dans la jungle des entrepreneurs. Ne cachez pas vos engagements (sauf si vous tuez des ragondins évidemment…), vos clients s’identifieront encore plus à vous, vos produits et votre entreprise.

Taylor Swift c’est aussi des valeurs qu’elle n’hésite pas à marteler quitte à ce que cela provoque du remous dans l’industrie musicale et qu’elle perde une coquette somme d’argent. C’est ainsi qu’elle a retiré toute sa musique du site de streaming Spotify qui est selon elle une « expérimentation » comme elle l’a indiqué à Yahoo. Spotify a eu beau tout tenter pour la faire revenir (dont une playlist d’amour) et rassurer par la même les autres artistes, rien n’y a fait…

A méditer : vous avez des valeurs, des convictions ? Gardez les et agissez selon vos principes, même si cela doit vous faire perdre de l’argent ou la reconnaissance de « ceux qui comptent ». L’important c’est d’agir en harmonie avec soi-même.

Peu de stars soignent leurs fans comme Taylor : invitations à ses concerts, participation à ses clips, tweets et commentaires Facebook par elle-même et pas un community manager. Sur Instagram, elle partage des photos de son quotidien avec ses followers, sans mise en scène, juste la réalité, ses envies, ses plaisirs. Elle avait déjà commencé ainsi sur MySpace en 2006 lors de la sortie de son premier album. Elle a même envoyé des cadeaux à certaines de ses fans depuis les 4 coins du monde avec un petit mot écrit de sa main comme le rapporte Buzzfeed.

A méditer : chouchoutez vos clients. On ne le rappellera jamais assez, le client doit être votre priorité, vous ne devez penser qu’à lui. C’est le client qui fait votre marque, sa notoriété et sa pérennité. Personnalisez l’expérience client, faites lui penser qu’il est unique, prenez du temps pour lui.

Vous êtes convaincus ? Rien de plus simple à appliquer dans la vraie vie d’un entrepreneur finalement. Et vous aussi, vous recevrez peut-être 1989 roses

Taylor Swift

Crédit Photo Time et Business Insider

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Léa Peersman est une jeune femme qui a choisi de faire bouger les lignes en créant en janvier dernier l’association Cartes Blanches qui a organisé un hackaton les 4 et 5 juin à Paris, avec la présence de Jacques Attali, Joel de Rosnay, Gilles Babinet et Emmanuel Macron sur l’évènement.

lea peersman

L’engagement de Léa n’a pas commencé cette année. Elle a débuté sa carrière aux Fondations Edmond de Rothshild qui se consacrent à l’éducation à travers l’art, la culture, l’entrepreneuriat social, la santé et la recherche. Elle a notamment participé à la fondation de l’École de la Philanthropie, une école qui utilise la philanthropie comme outil pédagogique pour éveiller les jeunes générations à l’engagement citoyen. Puis en 2014, elle a fondé la chaire Edgar Morin de la complexité à l’ESSEC avec l’objectif de comprendre et maitriser la complexité du monde qui nous entoure, dans les affaires comme dans nos vies personnelles.

C’est au cours de l’été 2014, alors qu’elle effectuait un voyage de 2 mois, autofinancé et solitaire, à travers Singapour, le Cambodge, San Francisco et la Silicon Valley, New York et Boston, le Brésil, l’Argentine que Léa s’est interrogée sur l’impact du numérique sur l’éducation. Léa voulait mieux comprendre le fossé grandissant entre le formation et le travail, entre les individus et les opportunités d’avenir alors que le digital et la quête de sens n’ont jamais été aussi éloignés que proches selon les usages que les gens en font.

Le temps de réfléchir, de se poser, de rassembler du monde autour d’elle, d’activer son réseau, Cartes Blanches est née en janvier 2015 sous forme d’association pour tester le projet dans un premier temps. C’est une sorte de Think Tank qui investit dans le capital humain, qui donne l’envie aux gens de se mobiliser pour faire bouger les lignes, tous ensemble.

Quelques mois plus tard, en juin, ce fut donc le premier Hackaton -Formation et Parcours 3.0 – organisé dans les locaux d’Orange, déjà partenaire de la chaire Edgar Morin de l’ESSEC. L’initiative est avant tout une plateforme ouverte et collaborative de recherche & développement. Elle réunit l’ensemble des acteurs concernés par les problématiques d’emploi, de formation, et d’orientation au 21ème siècle. Elle facilite les échanges d’idées et d’outils pour aboutir à la création de solutions adaptés aux besoins de chacun. Elles s’appuient sur les conseils d’orientation des LED (Lumières Émergentes pour Demain), des experts et pionniers engagés de la transition digitale. Cartes Blanches espère ainsi donner les moyens à chacun de s’approprier le changement et d’en faire un atout.

Ces prochains mois Léa aura un choix à faire : continuer Cartes Blanches, structurer et développer l’association, développer la communauté ou bien rejoindre le Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston pour entamer un MBA en sciences politiques sur trois ans. Ou pourquoi pas les deux ?

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L’édition 2015 de Paris Retail Week, qui se déroulera du 21 au 23 septembre prochain à la Porte de Versailles, réunira les salons E-Commerce Paris et Digital(in)Store et fait le choix de placer cette édition sous le signe du « Responsive Retail ».

Afin de nourrir sa réflexion sur les grands changements du secteur, Paris Retail Week a confié à l’ObSoCo la réalisation d’une enquête permettant de cerner certaines dimensions des aspirations et comportements du consommateur en 2015 à l’égard du commerce et leurs usages des canaux de vente à l’heure de l’instantanéité.

Désormais, il y a autant de parcours d’achat que de consommateurs

Avec la généralisation de l’usage des smartphones, tablettes et plus récemment des objets connectés, les habitudes de consommation évoluent et modifient profondément la relation des consommateurs au commerce. Aujourd’hui, ce n’est plus aux consommateurs de s’adapter aux marchands mais bien l’inverse. Les consommateurs sont en effet à la recherche de beaucoup plus d’instantanéité, de mobilité dans leur façon de consommer. Ils souhaitent avoir la meilleure offre possible en termes de choix, de prix, de services, au moment où ils le souhaitent et quel que soit le lieu.

Dans ce contexte, les stratégies omnicanales intensives et les problématiques de digitalisation
du point de vente prennent tout leur sens pour apporter une expérience de consommation
enrichie, cohérente et interagir avec leurs clients.

Le ecommerce doit se réinventer

En 2014, l’e-commerce mondial s’est élevé à 1,316 trillion de dollars, tiré par deux grandes puissances : la Chine et les Etats-Unis. D’ici 2018, le poids du e-commerce passera à 2,5 trillions de dollars soit 8% du commerce mondial (source : e-Marketer). Une croissance intéressante qui redéfinit la chaîne de valeur du commerce, et donc son avenir. L’e-commerce s’était essentiellement
construit sur l’acquisition de parts de marché du commerce physique et peut, selon les pays, rencontrer des effets de seuil.

Il est nécessaire qu’il se ré-invente et qu’il réponde aux grandes tendances observées :

• L’expérience client
• L’omnicanal
• La rapidité
• Le paiement mobile
• L’utilisation des réseaux sociaux

Le commerce est en train de passer d’une « orientation produit » à une « orientation client »

Le secteur du retail est engagé dans une nouvelle révolution commerciale, d’une ampleur sans
doute équivalente à celle qui a fait naître la grande distribution dans le courant des années 1960.

Les raisons de cette révolution sont multiples et puisent à la fois du côté de la technologie, des mutations sociétales et de la transformation des mécanismes de création de valeur à l’oeuvre dans le capitalisme contemporain.

Les comportements de consommation ont fait émerger la figure d’un shopper plus autonome, qui
élabore des stratégies, qui revendique d’être maître de la relation commerciale, et qui dispose
aujourd’hui de nouveaux outils numériques qui renforcent sa capacité d’agir en accroissant son
pouvoir de négociation à l’égard des marques et des enseignes.

Le commerce entre dans l’ère du « responsive retail » et s’adapte à des clients devenus tout à la fois plus experts, plus mobiles, plus volatiles.

Les enseignes sont incitées à se montrer beaucoup plus attentives et réactives aux attentes des clients

Les ressorts du désir d’acheter et de la disposition à payer débordent largement du registre utilitariste et fonctionnel pour faire la place belle aux dimensions symboliques et expérientielles. L’argument du prix bas ne suffit plus.

Dans la société d’hyperconsommation, « être » devient plus important qu’ « avoir ». Le marketing ne s’y trompe pas et le mot d’ordre depuis plusieurs années, dans le commerce et ailleurs, est « l’expérience » : acheter et consommer doit générer des émotions positives, mémorables.

Le Responsive Retail veut dire aujourd’hui que nous devons sans cesse évoluer pour satisfaire des clients qui changent avec la technologie

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Génération Working Holiday Visa, c’est un documentaire de 24 minutes sur 10 jeunes français partis tenter l’aventure du Working Holiday Visa ou Permis Vacances Travail en Australie, au Canada, en Nouvelle Zélande, au Japon ou en Corée pendant 1 an.

Ils reviennent sur ce grand voyage, initiatique pour certains, inoubliable pour tous. Ils partagent avec émotion et sincérité cette aventure à l’autre bout du monde. De l’annonce du départ, la réaction de leurs proches, sans oublier les rencontres, mais aussi les galères à l’autre bout du monde, des tranches de vie s’enchaînent et s’entrecroisent jusqu’au retour.

La réalisation a été faite par Florian Mosca, pour Flomotionprod , en Co-Production avec Chapka Assurances et Laurent Lingelser.

Avec la participation de : Anne Aït-Touati, Aala Kanzali, Romain Dondelinger, Fanny Picard, Sandra Le Guyadec, Jérémy Angelier alias Surfin’ Steven, Nicolas Manger, Chloé Montel, Flavie Grandet, Benjamin Planche et Guillaume Perrin.

Le documentaire a rencontré un véritable succès sur les réseaux sociaux (plus de 15 000 partages) et a déjà enregistré plus de 130 000 vues sur YouTube.

Florian et Laurent nous en disent plus sur le documentaire :

Florian Mosca

Florian Mosca

Laurent Lingelser

Laurent Lingelser

D’où est venue l’idée de « Generation Working Holiday Visa »?

Florian : Ce documentaire fait suite à mon premier film « OZ ta vie » qui retrace mes deux ans d’études en Australie. Le voyage initiatique est un sujet qui me tient à cœur puisqu’il a changé ma vie. C’est un sujet très personnel. J’ai moi même passé plusieurs années à l’étranger, en Australie, en Suède, en Autriche… Ces voyages m’ont permis d’apprendre sur moi même, de devenir indépendant, de parler d’autres langues, de rencontrer des gens du monde entier.

Le voyage en Working Holiday est typiquement le voyage initiatique de notre génération, puisqu’il est possible dès ses 18 ans, et en parcourant internet, il n’y avait encore aucun film documentaire là dessus. Je me devais de faire passer le message.

Ces voyages m’ont permis d’apprendre sur moi même, de devenir indépendant, de parler d’autres langues, de rencontrer des gens du monde entier

Comment l’avez vous produit ?

Laurent : Le projet est né de notre rencontre avec Chapka Assurances, un assureur spécialisé en tour du monde, Working Holiday Visa et Expatriation. Nous leur avons proposé différents projets dont une plateforme communautaire d’échange et de partage de jobs pour les backpackers en Australie. C’est ainsi que le site www.tripnjob.fr a été lancé mi 2014. Nous leur avons également proposé ce documentaire sur la Génération Working Holiday Visa et ils nous ont fait confiance pour le co-produire avec nous.

Comment avez-vous choisi les personnes interviewées ?

Florian : En écrivant le scénario, j’ai tout de suite pensé à 2 personnes dont j’avais lu le livre comme Benjamin Planche ou vu les vidéos comme Jérémy Angelier. Il semble que tous ces jeunes qui partent comme ça à l’aventure aient une aisance incroyable à raconter leur périple. Lors des interviews, j’avais moi même les larmes aux yeux. Leur histoire était authentique et j’avais l’impression de pouvoir raconter mon voyage à travers eux.

Laurent : Nous avions également des amis blogueurs de voyage tels que Anne, Nicolas et Aala, qui étaient partis en Working Holiday Visa, nous les avons donc tout naturellement interrogé. Nous avons rencontré les autres personnes interviewées telles que Fanny, Chloé, Romain, Guillaume, et Sandra lors d’ApéroVoyageurs et autres soirées liées aux voyages.

Leur histoire était authentique et j’avais l’impression de pouvoir raconter mon voyage à travers eux

Quel était l’objectif ?

Florian : L’objectif premier de ce film est de déclencher le départ de jeunes motivés à partir mais qui hésitent encore. Le challenge a été d’extraire l’essence même du voyage initiatique des 18-30 ans en working holiday. Le but étant de donner une vision réaliste des conséquences de « Tout quitter pour partir seul à l’autre bout du monde ». Malgré les différences de personnalités dans les jeunes baroudeurs interviewés, on peut retrouver une sorte de motivation commune, celle de vouloir partir loin pour « se tester » à un tournant de leur vie.

L’objectif premier de ce film est de déclencher le départ de jeunes motivés à partir mais qui hésitent encore

Pensez-vous que l’expatriation soit nécessaire pour tous les jeunes au moins une fois dans leur vie ?

Laurent : Oui, je pense qu’une telle expérience est nécessaire au moins une fois dans sa vie. J’ai moi même été expatrié plusieurs fois en tant qu’étudiant et VIE à Berlin puis j’ai démarré ma carrière professionnelle en Hollande. Ces expériences m’ont permis de développer ma personnalité et mes compétences et se sont avérées être de véritables atouts par la suite.

Comment mettre cela en place dans l’éducation ?

Nous pensons que chaque jeune devrait passer au moins une année à l’étranger entre 18 et 30 ans. Cela devrait être une obligation qui remplacerait l’ex service militaire ! De plus, il faudrait revoir l’apprentissage des langues étrangères en France. Florian parle 4 langues et moi 5 mais nous sommes malheureusement des exceptions ! L’apprentissage des langues étrangères en France devrait plus être axé sur le côté pratique que littéraire.

Chaque jeune devrait passer au moins une année à l’étranger entre 18 et 30 ans

Qu’est ce qu’apporte une expatriation avec le « Working Holiday Visa » pour démarrer sa vie professionnelle et humainement ?

L’expatriation permet de se dépasser soi-même, de développer sa personnalité, de découvrir d’autres horizons et surtout de s’ouvrir l’esprit.

Comme le dit Fanny dans le documentaire, son Working Holiday Visa a été un atout lors de ses entretiens d’embauche car au travers de son voyage, elle pouvait raconter qui elle était. Les compétences personnelles qu’elle a acquises comme la capacité à prendre des risques, à gérer un budget, à trouver du boulot, à se gérer soi même , à vivre en autonomie, sont des choses très rassurantes pour un employeur.

L’expatriation permet de se dépasser soi-même, de développer sa personnalité, de découvrir d’autres horizons et surtout de s’ouvrir l’esprit

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre prochain documentaire ?

Notre prochain documentaire sera un documentaire sur les expats français à travers le monde. Il est la suite naturelle de ce premier documentaire. Nous partirons en tournage à la fin de l’été.

NDLR : il s’agit d’un second documentaire sur les Français expats qui ont quitté la France pour créer leur entreprise ou qui sont embauchés localement. Le but du film est d’encourager le plus grand nombre à tenter l’aventure de l’expatriation.

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Gustave et Rosalie, c’est un magazine en ligne et une newsletter de bons plans envoyée deux fois par semaine, dont l’idée a germé en 2011 dans la tête de deux amis, Antoine Constantin (que nous avons rencontré) et Paul Polyakov qui travaillaient alors dans la finance. Une idée sortie de nulle part, sans logique aucune, si ce n’est qu’ils voulaient parler de ce qu’ils connaissaient : Paris, les bons restaurants, le lifestyle parisien et s’adresser à la fois aux femmes et aux hommes. Ils étaient alors inspirés par la série Un Gars, une Fille, qui a révélé Jean Dujardin et Alexandra Lamy, ou la stratégie de com’ de TheKooples.

antoine constantin

Une fois l’idée lancée, ils se sont attelés à faire développer le site, ainsi que la plateforme de réalisation de la newsletter, envoyée chaque lundi matin avec les sept idées de la semaine pour vivre des moments mémorables à Paris avec sa moitié(e). En juin 2012, une première ébauche a vu le jour, avec un petit succès, ce qui les amené à professionnaliser le projet les mois d’après.

Quelques mois plus tard, la première opération commerciale a été mise en place sur le site, lors de la Saint Valentin 2013, avec les montres Swatch, ce qui leur a permis de sortir une V2 du site en mai, et rejoindre une régie publicitaire en septembre 2013. En parallèle, l’équipe contacte directement les annonceurs et les agences médias pour leur proposer des réalisations intégrées à l’univers Gustave et Rosalie, et réaliser ainsi leur premier chiffre d’affaire, 30 000€, après un an et demi de lancement, et 5000 abonnés à la newsletter. Un début de succès qui les incite à poursuivre l’aventure en mode Lean Startup, pas à pas, en ne brûlant pas les étapes. Ils ont depuis convaincu SNCF, Thalys, Asos et bien d’autres de signer avec eux.

Fin 2013, l’entreprise lève 30 000€ puis environ 150 000€ en avril 2014, auprès d’une dizaine d’investisseurs, afin d’évangéliser les annonceurs et les agences médias. Le chiffre d’affaire 2014 a atteint près de 200 000€ en 2014 et devrait doubler en 2015, notamment grâce au recrutement d’une équipe commerciale.

Gustave et Rosalie a vraiment décollé pendant la campagne des municipales 2014, lorsqu’ils ont proposé un jeu, Municipales Invaders, sur les candidates de Paris, Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet, un projet qui a fait le buzz sur le net et reçu plus de 25 000 participations en quelques semaines.

INVADERS

La notoriété a continué de grandir ce début d’année 2015, permettant d’avoir des contrats plus important et d’atteindre la rentabilité en fin d’année.

En ce moment, le site propose un partenariat avec Thalys sur un site dédié et interactif. L’internaute lance le train sur son trajet et à chaque arrêt, Bruxelles, Amsterdam et Düsseldorf, découvre les bons plans de Gustave et Rosalie pour passer quelques jours inoubliables sur place. Il est aussi possible d’acheter ses billets depuis le site. Un exemple d’éditorialisation intégrée pour le média et la marque.

Thalys

C’est avec leur nouveau projet La Petite Attention, qu’Antoine et Paul espèrent passer une étape dans le développement de leur entreprise. Il s’agit d’un service d’abonnement pour recevoir un petite attention, un cadeau, pour lui ou pour elle, déniché chez un créateur, pour un prix de 40€ par mois, frais de port compris, mais avec une valeur boutique de 50-100€. Un segment sur lequel de nombreux médias se lancent actuellement, pour monétiser leur audience, le ecommerce classique ou les market place n’ayant finalement pas fait leurs preuves ces dernières années. Deux cent Petites Attentions sont prévues pour cette première édition. Avec 60 000 abonnés à la newsletter, les coffrets devraient partir vite.

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Comment rencontrer le PDG MONDE de Starbucks en moins de 48h ? C’est le pari fou de Charlotte et Hassan, deux trublions de la marque Michel et Augustin suite à un appel de l’assistante Monde du PDG monde de Starbucks (21 000 magasins, 66 pays, + de 50 millions de cafés dégustés chaque semaine), Howard Schultz, vendredi 12 juin pour recevoir lundi matin 15 juin à Seattle, des échantillons des recettes de la marque pour leur comité de direction.

Plutôt qu’envoyer un colis, ils décident alors de prendre l’avion et d’aller les livrer eux-mêmes en mains propres et d’en profiter pour prendre un café avec Howard Schultz. Ce n’est pas le premier coup d’essai de Michel et Augustin, qui s’est justement fait connaitre dans un milieu ultra-compétitif grâce à ses idées novatrices en matière de communication décalée et fun.

C’est ainsi que Charlotte et Hassan embarquent le samedi après-midi, direction Seattle, avec leur caméra et font vivre à leurs fans leur périple, en quasi temps réel. S’ensuit une série de 7 vidéos à suivre sur Youtube et Facebook dès le début de l’aventure le 12 juin , relatant leur voyage, leurs tentatives, leurs coups de chance et enfin LA rencontre avec un Howard Schulz qui n’en croit pas ses yeux ! Alors que les deux compères allaient abandonner de lui remettre en mains propres leur colis après avoir attendu plusieurs heures au siège de Starbucks, une rencontre et un appel ont tout déclenché. Signe encore une fois que l’audace paye, que c’est toujours quand on n’y croit plus que le petit truc qui va tout changer arrive et qu’il ne faut jamais rien lâcher ! Un échange Skype entre Augustin, co-fondateur de la marque, et Howard Schultz a même pu être possible, autour d’un café Starbucks :)

Les fans ont pu participer en postant leurs photos de soutien avec le hashtag #‎AllezHowardUnCafe, afin de réaliser un book que Charlotte et Hassan ont pu montrer à Howard Schulz afin qu’il découvre la communauté autour de Michel et Augustin.

Une campagne de com’ exceptionnelle et décalée qui a su mobiliser les fans, intégrer les réseaux sociaux, la vidéo, les interactions avec la communauté, le temps réel et la touche d’audace nécessaire à ce genre d’opération.

La dernière vidéo a été mise en ligne le 18 juin qui montre Charlotte venir présenter le challenge qu’ils ont réalisé pour arriver à rencontrer Howard Schultz, en une minute devant 500 personnes lors d’une réunion interne. Et la bonne nouvelle : Starbucks proposera les créations Michel et Augustin dans ses salons de café très prochainement !

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Initiative Ile-de-France, 1er réseau associatif francilien de financement et d’accompagnement à la création d’entreprises, annonce le lancement de la 5e édition de « Créatrices d’Avenir », un concours dédié à l’entrepreneuriat des femmes en Ile-de-France.

Organisé par Initiative Ile-de-France en partenariat avec la Région Île-de-France, la Caisse des Dépôts, la Préfecture de Paris et d’Ile-de-France, « Créatrices d’Avenir » est également soutenu par des partenaires privés comme la Fondation Raja Danièle Marcovici. Tous s’associent à ce grand prix régional pour promouvoir le talent entrepreneurial des femmes et susciter des vocations afin de prouver que l’esprit d’entrepreneuriat s’accorde autant au féminin qu’au masculin.

Le concours « Créatrices d’Avenir » récompensera six femmes d’exception ayant créé ou repris une entreprise en Ile-de-France, quel que soit le secteur d’activité. La cérémonie de remise des prix sera organisée en décembre prochain.

Un concours pour donner l’envie aux Franciliennes d’oser l’entrepreneuriat

Selon un sondage OpinionWay, deux femmes sur trois pensent que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat mais seulement une sur trois parmi elles, passent à l’acte.
Mettre à l’honneur des cheffes d’entreprise qui ont réussi, favoriser leur visibilité médiatique, soutenir l’entrepreneuriat comme levier d’ascension sociale, lever les différents freins qui rendent la majorité des femmes réticentes à se lancer sont autant d’objectifs que porte le concours « Créatrices d’Avenir ».

Il s’agit à la fois d’encourager les femmes qui font le pari de l’entrepreneuriat et contribuent aujourd’hui au développement économique et à la création d’emplois en Ile-de-France et de donner l’envie aux autres.

« Créatrices d’Avenir », 6 prix pour valoriser la pluralité de l’entrepreneuriat des femmes

Pour valoriser la capacité des femmes à entreprendre là où on ne les attend pas et aller au-delà des préjugés qui prédéterminent les orientations dès le plus jeune âge, « Créatrices d’Avenir » ouvre les candidatures dans six catégories :

– Le Prix de l’Audace au Féminin récompensera une femme ayant créé une entreprise dans un secteur non traditionnellement féminin ;
– Le Prix de la Créatrice Quartier récompensera une femme issue d’un quartier prioritaire politique de la ville ou ayant créé une entreprise dans un de ces quartiers ;
– Le Prix de la Reprise Remarquable récompensera une femme ayant repris une entreprise, ce qui permettra le maintien d’emplois, de savoir-faire et d’un dynamisme économique local ;
– Le Prix de la Dynamique de Croissance récompensera une femme dont l’entreprise est entrée en phase de croissance-développement potentiellement génératrice d’emplois et d’activité ;
– Le Prix de l’Innovation Solidaire récompensera une femme ayant créé une structure relevant de l’économie sociale et solidaire conciliant activité économique et utilité sociale ;
– Le Prix Créatrice d’Avenir : le Prix spécial du Jury récompensera une femme dont le projet est particulièrement emblématique de la créatrice d’entreprise francilienne d’aujourd’hui.

Rudy Deblaine, Délégué Général d’Initiative Ile-de-France, nous en dit plus :

Rudy Deblaine, Délégué Général d'Initiative Ile-de-France

Pourquoi un tel concours ? Qu’a t-il de plus ou de différent de tous ceux qui existent déjà ?

Le concours Créatrices d’Avenir, organisé cette année par Initiative Ile-de-France, s’inscrit dans le cadre du plan d’actions régional pour l’entrepreneuriat des femmes mené en Ile-de-France par le Conseil régional d’Île-de-France, la Préfecture de Paris et d’Ile-de-France, et la Caisse des Dépôts.

Pour la 1ère fois, cette édition du concours se veut collaborative et participative en associant le plus largement, toutes les structures qui accompagnent et encouragent les projets d’entreprise portés par des femmes (organismes d’accompagnement, réseaux, banques et autres financeurs, collectivités, institutions, Universités, Grandes Ecoles, etc) ainsi que les grands groupes ayant une politique RSE orientée vers les femmes. L’objectif est de créer une dynamique collective en faveur de l’entrepreneuriat des femmes. En favorisant leur visibilité médiatique, il s’agit également de mettre à l’honneur des cheffes d’entreprises qui ont réussi pour encourager les femmes qui font le pari de l’entrepreneuriat.

A travers ses catégories de Prix, Créatrices d’Avenir s’adresse à toutes les femmes cheffes d’une entreprises en Ile-de-France, peu importe le secteur d’activité ou l’étape dans la vie de l’entreprise.

L’objectif est de créer une dynamique collective en faveur de l’entrepreneuriat des femmes

Qu’en attendez-vous en retombées ?

Avec plus de 300 candidatures attendues cette année, nous visons une plus forte médiatisation du concours et des lauréates. Au-delà du concours en tant que tel, nous travaillons à assurer une meilleure reconnaissance et visibilité vis à vis des institutions et du grand public, de la capacité des femmes à créer, reprendre, développer, innover. Nous avons également pour but de fédérer une communauté Créatrices d’Avenir, composée de lauréates, candidates, dirigeantes d’entreprises, etc., qui sera animée tout au long de l’année, notamment via les réseaux sociaux, et pourra donner l’envie de crée à de futures cheffes d’entreprises.

Notre objectif est de favoriser l’émergence de projets entrepreneuriaux portés par des femmes, notamment sur les territoires où le tissu économique est encore trop peu développé, multiplier les initiatives, tout en servant de tremplin pour mettre en œuvre les dispositifs nécessaires à l’accompagnement des projets de création d’entreprises.

Notre objectif est de favoriser l’émergence de projets entrepreneuriaux portés par des femmes, notamment sur les territoires où le tissu économique est encore trop peu développé

Pourquoi réserver des concours aux femmes ?

Sur le plan régional, les femmes représentent 50,8% de la population francilienne et 49 % de la population active. Or seules 30% de femmes créent leur entreprise, et sont accompagnées par les réseaux. Il existe également peu de modèles visibles de réussite féminine dans l’entrepreneuriat. La mise en place de concours dédiés aux femmes permet de démontrer par l’exemple que les femmes ont elles aussi l’envie et la capacité de se surpasser.

Promouvoir la capacité des femmes à entreprendre est donc un enjeu majeur dont nous nous sommes emparés pour « démocratiser » encore davantage la création d’entreprises auprès de tous les publics et répondre l’exigence de l’égalité Femmes Hommes. A travers ce concours, nous militons pour l’entrepreneuriat pour tous, en créant l’environnement favorable permettant de donner à toutes comme à tous, les mêmes chances d’entreprendre. Mettre à l’honneur des cheffes d’entreprise qui ont réussi à travers une remise de prix, favoriser leur prise de parole dans les médias, c’est pour nous également une façon de soutenir l’entrepreneuriat comme levier d’ascension sociale.

A travers ce concours, nous militons pour l’entrepreneuriat pour tous

Les femmes entreprennent-elles différemment des hommes ?

Environ 15 % des dirigeantes sont à la tête d’entreprises de 25 à 200 salariés, alors qu’elles sont 34 % à gérer des sociétés dont l’effectif est compris entre une et cinq personnes. Elles ne créent pas suffisamment dans des secteurs liés par exemple à l’innovation, et créent souvent des entreprises de petite taille (aide à la personne, tourisme, communication…), avec une gestion à court terme, en s’associant peu ou en famille. Elles ont par ailleurs moins recours aux financements bancaires que les hommes. Enfin, le projet de création d’entreprise est avant tout pour une femme l’opportunité de créer son propre emploi, les chômeuses étant deux fois plus nombreuses à créer que les chômeurs.

Les femmes qui entreprennent sont en fait confrontées à certaines problématiques auxquelles une grande partie des hommes n’ont pas à faire face. Concilier leur vie de cheffes d’entreprise avec celle d’épouse et/ou de mère, se battre contre les idées préconçues selon lesquelles une femme serait plus fragile, et donc moins encline à mener un projet à elle seule ou de diriger une équipe. D’où le choix de l’activité, l’envergure financière moins importante.

Les femmes créent souvent des entreprises de petite taille

Pourquoi n’osent-elles pas créent leur entreprise et quand elles le font restent-elles sur des petits business ?

L’une des premières raisons est le poids des stéréotypes et de l’éducation, quant à la capacité des femmes à relever des défis dans des secteurs qu’elles peuvent estimer réservés aux hommes. Il n’est pas toujours facile pour les femmes de s’affirmer en tant que dirigeantes vis-à-vis de leurs salariés, clients, fournisseurs, en particulier dans des domaines traditionnellement masculins (industrie, technologie, bâtiment, etc), où leurs compétences peuvent être remises en cause. Il peut aussi y avoir des formes d’autocensures, lorsqu’elles vont avoir peur de pénaliser leur vie de famille, et voudront sécuriser leur projet, conditionnant ainsi leur prise de risques. Cela requiert une autre répartition des rôles traditionnels homme/femme au sein du ménage pour rendre les femmes plus disponibles et leur permettre d’assurer un développement ambitieux de leur projet d’entreprise.

Au-delà de ces aspects psychologiques, on constate souvent que les femmes qui créent de petites entreprises ont moins de fonds propres, et sont moins insérées dans des réseaux d’envergure, leur permettant d’avoir accès à différentes sources d’informations, d’appuis ou d’expériences. Ce contexte fragilise l’activité de l’entreprise dès son démarrage et la capacité à se positionner sur des entreprises à fort potentiel.

Les femmes qui créent de petites entreprises ont moins de fonds propres, et sont moins insérées dans des réseaux d’envergure

Que faudrait-il faire pour changer les choses ?

Mettre à l’honneur des cheffes d’entreprise qui ont réussi à travers une remise de prix, favoriser leur prise de parole dans les médias, lever les différents freins qui rendent la majorité des femmes réticentes à se lancer dans la création d’entreprise en particulier dans des domaines hors de leurs secteurs de prédilection (services à la personne, commerce, bien-être, développement durable, etc.). Ce sont là autant d’actions de sensibilisation et d’information à destination d’un public féminin qu’il est nécessaire de mener avec tous les partenaires, et que nous souhaitons porter à travers le concours Créatrices d’Avenir.

Il convient par ailleurs de les accompagner davantage pour leur apporter l’information, les aider à s’insérer dans des réseaux. Enfin il est certain qu’il faut continuer de lutter, dès le plus jeune âge, contre les représentations stéréotypées qui contribuent à influer sur le choix des filières d’éducation par exemple, sur l’environnement familial dissuasif, et la représentation que nous pouvons avoir quant à la capacité de chacun et de chacune de se positionner sur des postes décisionnels ou des entreprises à forte valeur ajoutée.

Il faut continuer de lutter, dès le plus jeune âge, contre les représentations stéréotypées qui contribuent à influer sur le choix des filières d’éducation

Pouvez-vous nous parler des précédentes lauréates qui ont « bien réussi » suite à leur prix ?
Je pense d’abord à Cécile Pasquinelli, Lauréate du prix spécial du jury 2013. Elle a créé Garance Paris, une marque de sous-vêtements novatrice destinée aux femmes ayant subi un cancer du sein et une ablation. Sa marque est aujourd’hui distribuée dans plus de 60 points de vente en France et à l’étranger et elle vient de monter un partenariat produits avec l’Institut Curie : Garance offre un pyjama à porter sans prothèses aux patientes pendant leur hospitalisation pour mastectomie. Elle vient d’ailleurs d’être tout récemment nommée Chevalier de l’ordre du mérite par la France pour son engagement.

Il y a également Faustine Zanetta Monti, Lauréate 2014 du prix du Jury qui avec à peine 6 000 euros en poche, a lancé à 21 ans, Al Di Sopra, sa propre société de production audiovisuelle. Entre web & audiovisuel, Al Di Sopra produit des fictions, documentaires ou programmes courts qui couplent toujours innovation technique et histoire et sont systématiquement pensés pour être multi-support. Quatre ans après sa création, Al Di Sopra est une société de production reconnue pour la qualité des projets qu’elle porte et l’intérêt du «nouveau type de narration » qu’elle a inventé. De grands clients font d’ailleurs déjà confiance à la jeune cheffe d’entreprise à l’image de Dior, qui lui confie régulièrement de nouveaux projets. A 25 ans, la jeune entrepreneure qui emploie déjà 4 salariés, prévoit de se développer à l’international et en particulier aux États-Unis ou le potentiel de marché est gigantesque.

Inscriptions : www.creatricesdavenir.com/candidater

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Créé par Unibail-Rodamco en 2007, le Grand Prix des Jeunes Créateurs du Commerce récompense les concepts de commerces les plus innovants de France.

Au terme de la compétition, les trois lauréats finalistes se partageront une dotation globale de 1 350 000 €.

A l’issue de la phase d’appel à candidature, qui s’est tenue de janvier à avril 2015, 16 concepts ont été sélectionnés pour venir présenter leur projet en 180 secondes au siège d’Unibail-Rodamco, le 22 mai 2015. Lors de cet événement, l’UR NEXT 180’, les collaborateurs ont pu élire leur coup de cœur et l’envoyer directement en finale. L’heureux élu est Persillé Maison de Viande.

Les 7 autres finalistes ont été choisis par une commission technique réunissant des professionnels issus d’incubateurs, de grandes écoles, d’investisseurs et du secteur de la distribution.

Le Grand Prix des Jeunes Créateurs du Commerce présente donc les 8 finalistes de sa 9ème édition.

Le cru 2015 fait la part belle aux arts de la tables : 5 des 8 finalistes sont des projets innovants qui partagent une vision conviviale, responsable et surtout inédite de la restauration avec Persillé, Simone Lemon, Agora Fresh Market, Les Commis et les Glaces Glazed. La diversité du commerce est également mise à l’honneur avec des concepts complètement inédits : La Petite Épicerie, temple du Do-it-Yourself, Sauver le Monde des Hommes, futur bastion de l’art de vivre au masculin et Bloomizon un concept bien-être révolutionnaire.

Chacun d’entre eux bénéficiera d’un coaching sur-mesure pendant 3 mois avant de passer devant le jury final (composé de professionnels reconnus) qui choisira les trois lauréats le 21 septembre 2015.

Ludovic Flandin, directeur de l’UR Lab et porte-parole innovation, nous en dit plus sur la stratégie d’Unibail-Rodamco :

UNIBAIL M. Ludovic Flandin Paris, le 31 janvier 2014 ©Frédéric Stucin/ La Company

M. Ludovic Flandin
©Frédéric Stucin/ La Company

  • Quel est l’intérêt pour Unibail-Rodamco d’organiser un tel concours ? Quelles sont les retombées attendues ? Qu’apportez-vous aux lauréats ?

L’intérêt du Grand Prix des Jeunes Créateurs du Commerce est double.

Il traduit la volonté d’Unibail-Rodamco, en tant qu’acteur de l’économie française, de contribuer un peu plus à l’essor du commerce de notre pays. Nous permettons ainsi à de jeunes concepts de commerce d’émerger en leur ouvrant les portes des centres de shopping les plus dynamiques.

Le second intérêt est pour nous d’anticiper les tendances à venir dans le secteur du commerce. En accueillant ces jeunes créateurs nous apportons un souffle nouveau et innovant à nos centres de shopping, tout en collant toujours plus aux attentes des nouvelles générations.

En accueillant ces jeunes créateurs nous apportons un souffle nouveau et innovant à nos centres de shopping

  • Pouvez-vous nous donner des nouvelles de quelques lauréats qui ont réussi depuis qu’ils ont gagné ?

Des commerces comme Yellow Korner, Arteum, Anima Athletica aujourd’hui reconnus par le secteur, sont passés par le Grand Prix, ainsi que de futurs grands noms comme Marlette, Big Mamma et bien d’autres.

  • Quel profil d’entrepreneurs participe à ce concours ? Avez-vous vu une évolution depuis le début ?

Nous avons tout type de profils et de concepts, certains sont un peu plus matures que d’autres mais tous sont au début de leur aventure entrepreneuriale.

Le concours s’adresse uniquement aux jeunes entrepreneurs, les conditions pour participer sont que le concept n’est pas plus de 2 ans et de ne pas avoir plus de deux implantations au moment de l’inscription.

Le concours s’adresse uniquement aux jeunes entrepreneurs

  • Pourquoi avoir attendu 2015 pour ajouter une rubrique e-commerce ?

Ce qui a motivé la création du Prix Boutique.com cette année est une tendance qui va au delà du e-commerce : le commerce multi-canal. Ce nouveau mode de consommation est en plein essor, notamment porté par l’explosion de l’utilisation des smartphones dans la démarche shopping. En 2014, 38% des utilisateurs de smartphones ont surfé en magasin depuis leur mobile. Les grandes enseignes commencent à intégrer cette porosité entre le e-commerce et le shopping en boutique.

L’objectif du Prix Boutique.com est de permettre aux jeunes concepts d’en faire autant.

  • Comment le commerce peut-il se réinventer pour concurrencer le ecommerce ?

Le commerce doit effectivement se réinventer mais pas nécessairement pour concurrencer le e-commerce. Les attentes des clients évoluent, notre rôle est des les comprendre et de s’adapter. Il ne faut pas voir le e-commerce comme une menace à l’expérience shopping mais comme une opportunité pour intégrer les nouveaux modes de consommation que cela entraine. Le multi-canal en est un, d’où notre Prix Boutique.com.

Il ne faut pas voir le e-commerce comme une menace à l’expérience shopping mais comme une opportunité pour intégrer les nouveaux modes de consommation

  •  Le petit commerce indépendant vous y croyez toujours ? Quel avenir se dessine t-il ? Les pop up stores sont ils une réponse ?

Nous croyons profondément au commerce indépendant, le Grand Prix des Jeunes Créateurs du Commerce leur est dédié. Le secteur du commerce a besoin de cet esprit start-up, ambitieux et innovant qui lui permet de se renouveler pour ne pas perdre de vue l’essentiel : répondre aux attentes des clients.

Le pop-up store est un outil particulièrement adapté aux concepts qui débutent, sa flexibilité permet à des créateurs de tester leur commerce dans les zones de shopping les plus dynamiques et de rencontrer leur public.

  • Quels sont les concepts d’avenir dans le commerce qui commencent à émerger ?

Alors qu’aujourd’hui vous pouvez acheter tout ce dont vous avez besoin depuis votre canapé, la tendance pour continuer à attirer les clients en boutique est de leur proposer une expérience unique qu’ils ne pourront avoir sur leur ordinateur, Smartphone ou tablette. La plupart des concepts que nous recevons partagent ce souci de renouer le contact avec le client, de revenir à une relation de proximité et de leur proposer de vivre un moment qui dépasse l’acte d’achat. La tendance est une évolution vers un commerce d’expérience plus que de nécessité.

La plupart des concepts que nous recevons partagent ce souci de renouer le contact avec le client, de revenir à une relation de proximité et de leur proposer de vivre un moment qui dépasse l’acte d’achat

  • Y a t-il toujours une appétence pour la création de commerce en France malgré la progression du ecommerce ?

La plupart des sites de e-commerce aspirent à développer leur présence en boutique physique. Même des sites comme Ebay et Amazon tentent le multi-canal. Le commerce a encore de très beaux jours devant lui, particulièrement en France comme en témoigne la qualité de la centaine de dossiers que nous recevons chaque année, mais aussi la fréquentation de nos centres.

  • Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par les créateurs pour trouver et financer un local ? N’ajoute t-il pas du découragement à se lancer dans une boutique physique au profit du ecommerce ? Comment transformer cet état de fait ?

Cette situation est un fait du marché qui peut effectivement représenter un frein et pousser les nouveaux créateurs vers une solution de e-commerce. Nous pensons en revanche que certains concepts n’ont de sens que dans une relation de proximité avec leur clientèle, c’est pour cela que nous voulons leur permettre cette rencontre avec le Grand Prix des Jeunes Créateurs du Commerce.

  • Croyez-vous au commerce connecté comme on peut le voir dans certains magasins outre-atlantique ?

Nous pensons effectivement que le commerce connecté va changer en profondeur notre approche du shopping. Penser l’avenir de nos centres, pour répondre à ces évolutions est l’objectif de l’URLab. Premier incubateur en France dédié à l’innovation dans l’immobilier commercial, il réunit des professionnels (designers, start-up, concepteurs et clients) pour réfléchir, de façon prospective, aux tendances shopping du futur.

Le commerce connecté va changer en profondeur notre approche du shopping

  • Comment le mobile peut-il trouver sa place dans le commerce traditionnel ?

Le mobile est en train de devenir la passerelle entre le commerce off et on-line. Déjà en 2014, 1/3 des consommateurs équipés de smartphones consultaient l’avis des internautes avant leur achat en boutique physique.

L’explosion du commerce mobile est à la fois un challenge et une opportunité rare de concilier le e-commerce et un commerce physique axé sur l’expérience.

  • Le multi-canal est t-il une réalité en France ou encore balbutiant ?

Le multi-canal est une réalité pour certaines enseignes qui développent le click & collect (retirer en boutique un achat fait sur internet) ou le drive dans la grande distribution. En pleine expansion, ce nouveau mode de consommation va changer en profondeur nos lieux de commerce traditionnels en profitant à tous, commerces indépendants comme grandes enseignes.

Le multi-canal est une réalité pour certaines enseignes qui développent le click & collect