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Posts by : Peggy André

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Entrepreneuse depuis 12 ans, passionnée du monde de l'entreprise, ex-journaliste pour la presse pharmaceutique professionnelle, rédactrice pour divers magazines de l'économie numérique, ancienne ecommerçante et docteur en pharmacie, retrouvez mes chroniques sur We Love Entrepreneurs, le magazine des entrepreneurs innovants !
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Depuis janvier, le spot publicitaire Be More Human de la marque de sport Reebok a envahi les petits et grands écrans. Un véritable court-métrage mettant à l’honneur le dépassement de soi dans le sport et le retentissement dans sa vie personnelle. Surfant sur la vague de la quête de sens, du devenir soi et d’une vie saine qui déferlent dans le quotidien, Reebok a fait réaliser ce film de d’1min20 par AG Rojas, en partenariat avec Venables Bell & Partners.

Reebok a aussi profité de cette mutation pour afficher un nouveau logo, le Delta qui symbolise le physique, le mental, les relations avec les autres, trois choses que le sport améliore au quotidien.

Sur le terrain, Reebok est présent depuis 2012 à Paris avec le Flagship Reebok CrossFit, un sport américain qui fait enchainer différents mouvements de sport très rapidement, pour faire travailler tous les muscles du corps et le cardio. La marque est aussi partenaire de Les Mills, pro mondial des cours de fitness pre-chorégraphiés, et de la Spartan Race qui aura lieu en Seine-et-Marne le 19 septembre.

Côté digital, Reebok propose sur son site l’expérience Be More Human « lorsque nous mettons à l’épreuve nos limites physiques, nous transformons complètement nos vies » indique la marque. Un parcours interactif qui propose de se défier, d’explorer et de révéler ce qui est en nous.

Tout d’abord par le Human Score, un test qui permet de quantifier son degré d’humanité en évaluant ses caractéristiques d’ordre relationnel, mental et physique.

Le Gray Matters explique que « le sport est peut-être la meilleure arme contre de nombreux maux, allant de l’instabilité émotionnelle aux problèmes de dépendance. Et la recherche confirme que plus l’activité est intense, plus les retombées sur le cerveau sont intéressantes« .

Et enfin Reebok propose de casser son image idéale avec le hashtag #BREAKYOURSELFIE ou l’anti-selfie et d’afficher sa vraie nature, au bout de ses limites sur Instagram. « Pour transmettre quelque chose de vrai et d’honnête. Quelque chose en plus. Quelque chose d’humain. Ce qui est en vous. Ce que vous avez au fond de vous. Quand vous êtes acculé à vos limites« .

Un exemple optimal de marketing experientiel qui allie stratégie digitale, expérience utilisateur, spot publicitaire, le tout en partageant de vraies valeurs et en réunissant une communauté de sportifs adeptes du dépassement de soi dans tous les domaines de leur vie, mise en place par Reebok après plusieurs années de remise en question de la part de la marque. Reebok pourrait avec cette campagne voir une croissance encore plus forte de ses ventes en 2015.

*Le marketing expérientiel est un marketing qui met en scène les valeurs associées à une marque en impliquant le client final ou l’utilisateur en générant des émotions chez ce dernier, l’entraînant au sein de l’univers de la marque, afin de bâtir une relation entre les deux parties.

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Le French Curiosity Club, c’est une startup associative qui réunit les femmes autour de la culture pour un Talk et une soirée networking une fois par mois sur Paris. Lancée en début d’année par trois amies, Margaux Hammer, Sophie Cazottes et Clémence Letellier, l’idée est née à Chicago, lorsque Margaux, alors en stage à Chicago, assistait à des Talks inspirants sur des sujets divers qui lui ont permis de rencontrer des personnes aux profils variés. Elle en a alors discuté avec Sophie, elle aussi installée à Chicago pour quelques mois. A leur retour en France, en janvier 2015, elles ont décidé de lancer leur projet inspiré de ce qu’elles ont pu découvrir aux USA (à Chicago, et pas à New York ou dans la Silicon Valley pour une fois !), Clémence, une amie d’enfance de Sophie les a rejoint dès le lancement.

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Les Talks du French Curiosity Club sont basés sur la découverte de la culture sous toutes ses formes, distillée par des femmes passionnées par leur métier et désireuses de partager leur savoir afin d’inspirer les participantes à réaliser leur rêve elles aussi : entrepreneuriat, œnologie, web, fashion, associatif, avocate, wedding-planner, organisatrice de festival, glob-trotteuse, footballeuse…

Il est plus facile de rencontrer des gens aux USA qu’à Paris

Le French Curiosity Club est actuellement sous format associatif, car d’une part les trois amies ont d’autres activités professionnelles – Margaux termine ses études d’avocate, Sophie est photographe, Clémence est designeuse graphique et d’autre part, l’association est un moyen de voir ce que donne le projet sans partir dans une grosse structure d’emblée.

Mais voilà, en quelques mois le FCC, est déjà devenu un petit succès ! Avec un event par mois depuis février, l’association a vite pris de l’ampleur. La première session dédiée à l’œnologie a réuni une trentaine de participantes, deux mois plus tard, 60 personnes étaient présentes pour le talk de Kenza et Inès qui ont créé Pèlerinage en décalage un festival artistique et musical Israelo-Palestinien, qui aura lieu les 13 & 14 juin 2015 à la Bellevilloise.

L’idée c’est que les rencontres restent en petit comité afin que les participantes échangent vraiment entre elles

Un event du FCC c’est un format proposant 20 minutes de Talk avec une invitée inspirante et passionnante, un apéro networking et dinatoire dans un lieu insolite et original, différent à chaque soirée. L’objectif étant de partager ses passions, ses envies, découvrir un autre monde, des compétences différentes et pourquoi pas trouver un job, un stage ou une associée !

Le business model est pour le moment celui de l’entrée payante, le prix du billet est fixé à 25€. Il n’y a pas de sponsors autour, tout est autogéré en interne et autofinancé.

Les premières participantes ont été, comme souvent, les amies, puis les amies d’amies et ce sont maintenant, par le bouche à oreilles, des invitées « inconnues » qui s’inscrivent. Signe que le FCC gagne en notoriété grâce à la passion mise dans le projet par les trois fondatrices.

Nous voulons connecter les femmes aux compétences différentes entre elles

Devant le succès des premières conférences, Margaux, Sophie et Clémence ont décidé de réfléchir cet été à la montée en gamme du French Curiosity Club pour lui donner de l’ampleur et s’affirmer sur le scène parisienne, avant de partir vers de nouvelles idées à la rentrée.


Inscription au dernier event avant l’été au plus tard le 15 juin. Attention le nombre de places est limité : https://www.weezevent.com/fcc-4

Le French Curiosity Club réunira le Samedi 27 juin prochain une communauté de filles motivées et dynamiques.

Après Marjo, Morgane, Kenza & Ines – c’est au tour de Louisa Mesnard de venir partager son expérience sur un tout autre sujet avec un spécial #WorldCuriosity.

Louisa, globe-trotteuse hyperactive, vous fera voyager avec le récit de son tour du monde au cours duquel elle a visité 12 pays dans le cadre du W Project. C’est a travers des portraits de femmes rencontrées lors de son périple, qu’elle partagera ses anecdotes, expérimentations insolites et idées inspirantes.

Pour celles qui rejoignent l’aventure pour la première fois, le FCC c’est :

– 20 minutes de Talk pour s’inspirer avec des sujets en tout genre,
– Un délicieux apéro-dinatoire et les bons vins et champagne de la startup Jeroboam

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Réussir n’a pas la même signification pour tout le monde, mais nombreux sont les entrepreneurs qui lui attribuent la notion de chiffre d’affaire, de clients, de salariés, de taille de bureau, de notoriété et de rémunération.

Pourtant de nombreux chefs d’entreprise ayant réussi sur ces plans là, ceux définis par les codes de la société, ne sont pas heureux. Ils ne trouvent pas ou plus de sens à tout ça, réalisant que les bons chiffres ne font pas tout, qu’avoir des articles dans les magazines ne fait pas d’eux quelqu’un d’exceptionnel ou pire ne savent plus pourquoi ils sont encore à la tête de leur entreprise.

Souvent ils n’en n’ont pas conscience, ne savent pas d’où vient leur mal-être grandissant. Lorsqu’ils font le point sur ce qui va ou pas dans leur vie, ils se disent qu’ils ont tout pour être heureux, qu’ils sont arrivés là ou même plus loin que ce dont ils avaient espéré il y a 5 ou 10 ans en lançant leur startup dans leur salon. Matériellement tout va bien, ils sont à l’abri pour un moment, ils peuvent s’offrir tout ce dont ils ont envie, de la belle voiture aux palaces à Hawaii.

Mais voilà, la réussite matérielle, même si elle est importante, ne fait pas tout. Combler ses manques intérieurs en achetant plein d’objets, s’étourdir dans son job en semaine, et dans des séries en streaming le week-end ne nourrit pas intellectuellement et émotionnellement. La réussite n’est alors qu’apparence. Pour les autres, mais pas pour soi. On peut à la fois tout avoir et manquer cruellement de tout.

Tout, c’est la confiance en soi, le bien-être, le sentiment d’être là où on doit être, l’alignement avec ses valeurs, être entouré de sa famille et ses amis, les vrais, pas ceux connus dans des soirées networking. C’est l’envie de se lever chaque matin pour faire bouger les choses, d’être utile dans son domaine, d’être en paix avec soi-même. Le matériel intervient peu dans ces sensations. Accumuler les biens, les pièces de collection, des vêtements et accessoires de marque, payer ses tournées au bar, posséder le dernier iPhone, iPad et Mac avant tout le monde, etc… N’a jamais rendu pleinement heureux.

Pourtant au lancement de la société c’est très souvent l’objectif numéro un : faire un bon chiffre d’affaire, gagner de l’argent. Et tous les soucis s’envoleront pense t-on. Les soucis financiers et matériels peut-être oui, mais le sentiment de vide intérieur non.

Alors parfois, il faut savoir se détacher de tout ça pour repartir sur de bonnes bases. Faire un break de quelques semaines ou mois pour savoir qui on est, où on va, ce qu’on veut et se recentrer sur soi-même et ses valeurs profondes. Afin d’écrire sereinement son avenir, de combler ses failles narcissiques, son mal-être, cette perte de sens et d’envie de faire quelque chose de bien de sa vie. Parfois cela passe par une cession de l’entreprise, mais aussi par la création d’une fondation qui financera une bonne cause, ou encore par du mentoring de jeunes en difficulté. Tout est envisageable, tout est faisable, dès l’instant où on identifie ce qui fait qu’on est soi et qu’on est arrivé à cet endroit là à ce moment là, en ayant toujours ce sentiment qu’il manque quelque chose pour que sa vie soit complète.

Rien n’empêche de continuer à développer son entreprise, à croitre, à devenir le numéro du secteur, mais ce sera fait avec sens et bienveillance, aligné entre ses valeurs, ses paroles et ses actions. C’est seulement à cet instant que vous vous sentirez apaisé, heureux, et tout simplement vous-même.

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Pour son dernier événement de la saison, le Mash Up, association pour la promotion de l’entrepreneuriat auprès des étudiants, s’associe au Moovjee, aux pôle PEPITE d’Ile de France et à Paris & Co pour vous faire rencontrer des entrepreneurs qui cassent les codes.

Au programme :

  • Une table ronde sur le thème de l’entrepreneuriat de rupture, où le Mash Up recevra des entrepreneurs qui cassent les codes sur des marchés traditionnels ou très réglementés : Benjamin Gaignault, co-­‐fondateur d’Ornikar et Paulin Dementhon, fondateur et CEO de Drivy.
  • Un concours de pitch où 10 étudiants-­‐entrepreneurs présenteront leurs projets en 2 minutes.
  • Un cocktail de networking où 15 start ups innovantes créées par des jeunes entrepreneurs tiendront des stands pour cette occasion;

Lors de cet événement de l’écosystème étudiant et entrepreneurial, plus de 600 personnes sont attendues pour faire le plein d’idées et d’ambition avant l’été.

Rendez-vous mardi 16 juin à 19h à L’Université René Descartes, 12 rue de l’Ecole de Médecine 75006 PARIS.

Inscriptions gratuites mais obligatoires : https://mash-­‐up-­‐19.eventbrite.fr/

Hashtag officiel : #BIGMashUp

Cet événement commun réunissant quatre acteurs majeurs de l’entrepreneuriat étudiant (le Mash Up, le Moovjee, Les PEPITE Ile-de-france et Paris&Co) s’inscrit dans le cadre de l’initiative Génération Etudiant Entrepreneur, qui vise à donner de la visibilité aux acteurs de l’entrepreneuriat étudiant sur la place parisienne, afin de simplifier la lisibilité pour les étudiants. Envie d’en savoir plus ?  www.generationetudiantentrepreneur.paris

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Apple, a annoncé lundi soir heure française, lors de sa keynote WWDC destinée aux développeurs, qui s’est déroulée au Moscone Center de San Francisco, le lancement de Apple Music, une offre d’écoute de musique par abonnement, disponible sur iPhone dès le 30 juin dans cent pays pour 9,99 dollars par mois (ou 14,99 dollars pour un abonnement familial jusqu’à 6 personnes), mais aussi sur Android et Windows cet automne. Il s’agira de la première application Android développée par Apple, qui ne souhaite pas se priver d’une audience aussi importante sur un marché concurrentiel, déjà trusté par des géants et en perpétuelle évolution.

Apple Music allie le streaming à un réseau social musical

Le rappeur Drake est venu soutenir Apple Music sur scène : le service réunira en une seule application le streaming, des recommandations de playlist ou albums, mais aussi, innovation majeure, un réseau social, Connect, qui permettra aux utilisateurs de se connecter aux artistes qui partageront des photos, des vidéos, les paroles de leurs chansons ou même leurs derniers  titres avec leurs fans. Des fans qui eux, pourront partager et commenter ces informations exclusives.

Un service de radio, Beat1, sera lancé dans trois villes (Los Angeles, New York et Londres). Il proposera, 24 heures/24 et 7j/7, de la musique, des interviews, de l’actualité exclusive.

La musique ne se possède plus

Depuis 2003 Apple était incontournable pour acheter de la musique en téléchargement sur internet grâce à iTunes mais souffrait depuis deux ans de l’émergence du streaming. A l’heure de la nouvelle économie, la musique s’achète de moins en moins, les consommateurs optant pour le streaming, préférant écouter la musique plutôt que la posséder comme par le passé. L’usage l’emporte sur la possession dans de nombreux secteurs économiques, la musique n’y échappe pas non plus.

Le leader mondial du streaming musical est le suédois Spotify, qui a récemment levé 350 millions de dollars, avec 60 millions d’utilisateurs dont 15 millions d’abonnés payants. Spotify n’est pas le seul sur le marché et doit faire face à une concurrence de plus en plus rude, notamment avec Pandora, un service d’écoute de radio en streaming, qui présente un chiffre d’affaire en croissance de 44% sur un an aux USA, ainsi que le dernier arrivé, Tidal lancé en grande pompe fin mars par Jay-Z. Google s’était aussi  lancé en novembre via YouTube, déjà fortement utilisé pour l’écoute de titres sur internet ou mobile.

En France, c’est Deezer qui damne le pion à Spotify avec 16 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans 180 pays, et 6 millions d’abonnés payants grâce notamment à l’accord avec Orange, actionnaire minoritaire, qui commercialise ses offres auprès de ses clients.

Apple Music aura donc fort à faire pour se trouver une place dans l’offre actuelle.

Une stratégie de longue date

En 2013 déjà, Apple proposait un service de streaming gratuit avec iTunes Radio, pour lequel la firme a récemment recruté le DJ Zane Lowe, un ancien de Radio 1 de la BBC, qui a fait découvrir de nombreux jeunes talents et organisé des sessions avec de grands noms comme Kanye West ou Eminem pendant plusieurs années.

Il y a un an, Apple rachetait Beats Electronics, la société fondée par Dr. Dre et le producteur Jimmy Iovine, pour 3 milliards de dollars, mettant ainsi la main sur sa ligne de casques, mais aussi sur Beats Music, son service de streaming, qui a ainsi été relancé. C’est d’ailleurs Jimmy Iovine qui est venu sur scène présenter Apple Music, expliquant qu’Apple se lançait avec un grand retard sur le streaming musical car Steve Jobs n’y croyait pas. Selon lui Apple pourrait mettre moins d’un an à rattraper Spotify en nombre d’abonnés payants étant donné le nombre d’aficionados des appareils de la firme, renforçant ainsi encore un peu plus la fidélité – ou l’addiction- de ses clients.

Apple un tricheur dans le monde du streaming musical ?

Tout n’est pourtant pas rose pour Apple qui fait l’objet d’une enquête de la Federal Trade Commission aux USA pour des soupçons de pression sur les artistes et maisons de disques afin qu’ils ne renouvellent pas leurs contrats avec Spotify et consorts. Une information dévoilée par Bloomberg.

Apple n’aurait pas non plus encore trouvé de terrain d‘entente avec Sony, Warner et Universal, concernant les droits de catalogue de leurs artistes.

En attendant Drake, qui a claqué la porte de Tidal, devrait proposer du contenu exclusif et l’intégralité de ses titres aux utilisateurs de Apple Music.

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Après notre plaidoyer sur la campagne de retour à la maison de 10 grosses startups françaises, intitulée #reviensleon qui a voulu démontrer que l’expatriation n’était pas une trahison envers la France (d’ailleurs le Général de Gaule et les mouvements de résistance n’ont-ils pas libéré la France depuis l’étranger ?…) mais plutôt une contribution au rayonnement de l’Hexagone au delà de ses frontières, aujourd’hui nous vous donnons 5 bonnes raisons de partir ailleurs, voir un autre monde… Sans culpabiliser et avec le sourire !

  • Découvrir le monde

La France n’est pas le centre du monde. Aller ailleurs, c’est partir à la découverte d’une autre culture, d’habitudes de vie différentes, de façons de faire inconnues loin de ce qu’on a appris à l’école ou dans sa famille. Notamment dans le monde du travail, loin de la « sécurité de l’emploi » à la française, du recrutement sur diplôme et appréhender l’obligation de faire ses preuves rapidement et durablement. Découvrir le monde c’est se dire que tout est possible, que les portes sont grandes ouvertes et que les rêves de réussite pourront s’exaucer une fois ailleurs. Utopie ou non, elle a le mérite de stimuler…

  • Faire son expérience

Ce n’est pas en restant chez soi, dans son village natal qu’on a des chances de renforcer son expérience. A l’image des provinciaux qui montaient à la capitale pour apprendre un métier au siècle dernier, aujourd’hui les jeunes font de même, mais à l’étranger, les frontières n’étant plus fermées avec les liaisons aériennes rapides ainsi que le net. La mondialisation nous a rattrapés en moins de temps qu’il n’a fallu pour en avoir peur ! Le monde est une chance pour la jeune génération qui peut aller effectuer un stage ou un premier job n’importe où sur terre alors que leurs parents n’en n’ont pas eu la possibilité.

  • Réaliser que la France est belle

La France est belle, tous les touristes le disent, mais les français ne le réalisent pas vraiment… Et pourtant, il suffit parfois de faire un séjour à l’étranger pour s’apercevoir que la cuisine française est la meilleure au monde, que le patrimoine culturel/cinématographique/littéraire est exceptionnel, que les villes sont bien aménagées et pas si sales que cela, qu’on a la mer, la montagne, la campagne, qu’on est à moins de 3h de nombreuses capitales européennes, qu’on a Roland Garros, le Tour de France et des millions d’associations, que Paris est la capitale des incubateurs de startups, etc…

  • Se découvrir soi-même

Quoi de plus initiateur que partir à l’aventure, loin de sa famille, de sortir de sa zone de confort ? C’est dans ces moments là que la vraie personnalité et les talents émergents. On va chercher au fond de soi les ressources nécessaires pour faire face à la solitude, une langue mal maitrisée, des codes inconnus, mais aussi aller vers les autres, frapper aux portes de ses voisins ou partager un dîner local avec les habitants. Ce sont les difficultés qui créent une personnalité, pas le petit train-train bien réglé. Quand on part loin de chez soi, on affirme qui on est et ce qu’on veut faire de sa vie, on lâche-prise sur les éléments et on s’en remet à ses capacités de débrouillardise.

  • Trouver un job

Il ne faut pas se voiler la face, avec 5,6 millions de chômeurs en France, soit environ un actif sur 4, comment trouver un job digne de ce nom ? Un vrai emploi, pas un stage ni un contrat d’alternance, payé plus que le salaire médian, de quoi se loger, se nourrir et pourquoi pas se faire plaisir ?… Rembourser son prêt étudiant aussi. En ce moment, et depuis 2008, c’est dur, très dur… Les jeunes l’ont compris et n’attendent plus rien du gouvernement -gauche ou droite- pour faire bouger les lignes. Ils prennent leur destin en mains et créent leur boite ou partent tenter leur chance ailleurs, avec l’espoir d’un job sympa, d’un vrai salaire et d’une reconnaissance de leur manager.

S’expatrier, c’est un choix, une évidence, motivé par le goût de l’inconnu, la découverte d’un ailleurs différent, mais aussi parfois une obligation au vu de la fragilité économique française. Mais dans tous les cas, il s’agit d’une expérience bénéfique à la fois pour l’expat, mais aussi pour la France qui fait parler d’elle à l’étranger et qui à terme bénéficiera du savoir-faire des expats à leur retour.

De plus aujourd’hui s’expatrier ne signifie plus forcément partir et ne jamais revenir. La vie est faite d’étapes, de changements, d’évolutions. Elle se crée à un endroit, puis elle part vers un ailleurs au gré des opportunités, des envies, de la connaissance de soi, de la conjoncture économique et politique. Tout bouge, tout change, rien n’est figé, rien n’est acquis mais tout est une chance.

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Selon Liu Qiangdong, le CEO du géant du ecommerce chinois JD.com, n’importe quelle idée de startup peut trouver des investisseurs en Chine. Un signe du dynamisme de la scène numérique dans le pays.

C’est ainsi qu’une application mobile Made in China, Public Dance Classics, a attiré les fonds d’investissement Wuhan Economic Development Group et Dreamchaser Fund.

L’application disponible sur iTunes et Androïd, propose des tuto vidéos pour apprendre à danser les chorégraphies traditionnelles exécutées par les mamies chinoises dans les parcs et lieux publics. Les danseuses pourront aussi prochainement se connecter et se rencontrer grâce à un réseau social interne.

L’idée est venue à son jeune créateur, Zhang Zhiwei, lorsque sa maman a cherché un moyen de collecter les vidéos de ces danses populaires. Après quelques mois de développement, l’application a été téléchargée 50 000 fois en deux mois.

Les grannies dancing groups sont si populaires et si nombreux en Chine, que le gouvernement a récemment légiféré pour éviter les nuisances de ces derniers dans les parcs publics. Seules 12 danses chorégraphiées par des experts proches du parti communiste ont été approuvées par le ministère de la culture ! L’application Public Dance Classics en propose 30.

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GAIDDON Software est une startup toulousaine, lancée en 2010, spécialisée dans le traitement et l’analyse d’images aériennes et satellites. Un concept innovant de reconstruction 3D d’environnements à partir d’une simple photographie aérienne qui s’adresse aussi bien au marché de l’entraînement (simulation aérienne, défense), qu’au marché de la cartographie au sens large (GPS), ou encore de l’immobilier. La société vient de réaliser une levée de Fonds de 350 000 euros via la plateforme de Crowdfunding WiSeed, abondée par Bpifrance afin d’accélérer la croissance de GAIDDON Software et de structurer son développement commercial.

Fabien Gaiddon, co-fondateur nous en dit plus :

GAIDDON Fabien

Qu’est-ce que GAIDDON Software ?

GAIDDON Software est une startup créée en 2010 par 4 entrepreneurs. La société, hébergée en pépinière d’entreprises, est spécialisée en cartographie 3D. Nous avons développé durant 5 ans une technologie unique capable de réaliser des maquettes numériques 3D à partir d’une simple photo aérienne / satellite. Ces travaux de R&D nous ont permis d’être labellisé Jeune Entreprise Innovante.

D’où est venue l’idée ?

En 2008, après avoir travaillé 6 ans dans une startup spécialisée en cartographie haute-performance et en photographie aérienne, je pressentais le besoin en cartographie 3D à grande échelle. Or aucune solution sur le marché ne permettait de créer des maquettes numériques à grande échelle.

Pouvez-vous citer certains de vos clients ?

Veolia, une filiale de groupe Airbus, la région Midi-Pyrénées

Avez-vous fait évoluer le concept depuis sa création ?

Le concept a principalement évolué dans sa forme. Nous visions initialement une sortie de notre technologie sous la forme d’un service SaaS, mais nos clients industriels n’était pas encore prêts pour ce mode d’utilisation. Nous avons alors décidé de décaler de 2 ans notre déploiement cloud.

Pourquoi avoir fait le choix de lever sur WISEED ?

Le choix de WiSEED a été évident pour plusieurs raisons : notre proximité géographique (nous sommes toulousains), l’engagement entrepreneurial des fondateurs de la plateforme et la possibilité de faire entrer de nombreux actionnaires.

Après une présélection de notre dossier par les équipes de WiSEED, nous sommes passés par une phase de vote. Nous devions atteindre un nombre minimum de voix pour pouvoir passer à l’étape suivante. Le principe des plateformes de crowdfunding est que la foule a toujours raison. C’est donc celle-ci qui va déterminer quels sont les dossiers à suivre. Vient ensuite la phase de financement où chaque WiSEEDer investit dans l’entreprise.

Les bénéfices de faire appel à la foule ont été nombreux pour nous. Nous avons notamment mis en place une campagne de communication qui nous a permis de gagner en visibilité, mais l’un des points les plus intéressants est que parmi nos nombreux nouveaux actionnaires, un certain nombre nous a ouvert leurs réseaux.

Qui sont vos concurrents et qu’apportez-vous de plus ou de différent ?

Sur le marché de la cartographie 3D, notre offre est plutôt complémentaire que concurrentielle par rapport aux acteurs existants. Ces derniers sont spécialisés en cartographie 3D très détaillée sur de petites zones géographiques, alors que nous visons une cartographie de détail suffisant sur de grandes zones géographiques.

Votre plus grosse galère ?

Le financement initial de l’innovation. Il n’est pas toujours aisé de trouver un financement très en amont de projet de R&D, surtout quand il s’agit de financement d’immatériel.

Votre plus grande fierté ?

La technologie unique que nous avons développée ces 5 dernières années.

Des projets ces prochains mois ?

L’un des plus gros événements à venir est le lancement commercial de notre technologie dans les prochaines semaines, sur le marché international.

Un conseil pour un futur entrepreneur ?

Être bien entouré. Il est indispensable d’être accompagné pour éviter des travers. Intégrer un incubateur ou une pépinière maximise réellement les chances pour une startup.

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Alors que depuis une semaine la campagne #reviensleon initiée par 10 grandes startups françaises bat son plein, nous avons voulu interroger ces français qui s’expatrient pour connaitre leurs motivations, leur vision de la France, leur envie de revenir ou pas. Après le premier volet hier, voici la suite avec 5 autres entrepreneurs français installés à l’étranger :

Marc Verstaen, CEO of TextMe installé à San Francisco aux USA

Marc Verstaen

Pourquoi êtes-vous parti ?

Je suis arrivé en Californie en 1996. Je dirigeais une start-up parisienne que j’avais fondée en 1996 et qui marchait très bien. Je ne suis pas parti, je suis allé en Californie, attiré par la richesse de l’environnement professionnel et la qualité de vie, la possibilité d’apprendre en travaillant avec les meilleurs, tout en vivant à 15 minutes de réserves naturelles.

Avez-vous l’intention de revenir ? Pourquoi ?

Je n’ai pas l’intention de revenir. Je ne suis pas bloqué sur le sujet, mais j’ai toutes les raisons de rester en Californie.

Que pensez vous de #reviensleon ? Et de la France ?

Je pense que #reviensleon se trompe de problème. La France ne manque pas d’ingénieurs très qualifiés et compétents, mais elle les utilise mal. La plupart sont orientés en priorité vers les sociétés de services, les start-ups paient assez mal (de ce que j’en sais) et ne partagent pas les fruits de la réussite.

Qu’est ce que vous aimez dans votre pays d’adoption ?

J’aime de vivre près de l’océan, près de parcs naturels, presque à la campagne (j’habite Redwood City, à 40 minutes au sud de San Francisco), au calme tout en ayant accès à des ressources fantastiques pour mon métier (ça n’est pas applicable à tous les métiers, je le reconnais).

La France ne manque pas d’ingénieurs très qualifiés et compétents, mais elle les utilise mal

Mathieu Feulvarc’h, Senior Product Architect, chez MyRepublic, fournisseur d’acces Internet sur fibre optique a Singapour, Nouvelle Zealande et Indonesie

Mathieu Feulvarc'h

Pourquoi êtes-vous parti ?

J’ai reçu une offre que l’on ne peut pas refuser d’une start-up américaine dans le domaine de la gestion des documents pour les avocats. Salaire double de celui en France (je suis issus d’un IUP et non d’une grande école), poste important mais surtout perspectives d’avenir énormes pour la start-up. Ma femme étant asiatique, il était certain que nous quitterions la France à un moment donné et bien que je visais naturellement l’Asie, j’ai accepté l’offre après 3 heures de discussion avec les fondateurs (sur un entretien qui devait durer initialement une demi-heure).

Avez-vous l’intention de revenir ? Pourquoi ?

Ne jamais dire jamais. Je n’ai rien contre la France même si je ne pense pas revenir tout de suite. Je vis maintenant en Asie avec ma femme et nos deux enfants dont l’un est né là-bas et ma cellule familiale est autant française qu’asiatique (une femme et un enfant nés en Asie, moi-même et notre autre enfant nés en France) et comme ma structure familiale est différente, je suis autant chez moi ici qu’en France.

Nous serions prêts à rentrer en France si nous trouvions des conditions de travail et surtout de vie équivalentes, ce qui n’est pour l’instant pas le cas: aide à domicile pour les enfants, les tâches ménagères, piscine et jeux en bas de l’appartement dans le complexe, sentiment de sécurité lié à la ville-État de Singapour. Au niveau travail, en France, j’ai toujours perçu une certaine ségrégation selon son diplôme alors qu’aux États-Unis et en Asie, cela n’a peu ou pas d’importance tant que l’on fait ses preuves.

Que pensez vous de #reviensleon ? Et de la France ?

#reviensleon ? Une bêtise même si l’idée qui est de faire parler d’eux fonctionne très bien. Il y avait sûrement d’autres façons de faire passer un tel message de la fuite de cerveaux et celui choisi les dessert. Ma vision de la France actuelle: pessimisme, corruption au niveau des élus, pente descendante et chômage (et oui, je regarde le journal télévisé en replay tous les jours ou presque afin de me tenir informé).

Qu’est ce que vous aimez dans votre pays d’adoption ?

Ce que j’aime à Singapour? Sa localisation géographique au milieu de tout, son dynamisme, les chances qu’elle m’a données, les rencontres et entretiens que j’ai pu faire que, je suis sûr, je n’aurais pu faire en France, la sécurité et le plein emploi ou presque (même si cela a un cout), la chaleur :)

Au niveau travail, en France, j’ai toujours perçu une certaine ségrégation selon son diplôme alors qu’aux États-Unis et en Asie, cela n’a peu ou pas d’importance tant que l’on fait ses preuves

Sylvain Kalache, co-fondateur de TechMeAbroad installé à San Francisco aux USA

sylvain

Quel est votre parcours ?

Je suis le co-fondateur de TechMeAbroad, un site qui connecte les sociétés Tech avec les talents au delà des frontières. Je suis un ancien employé de SlideShare qui a été racheté par LinkedIn. J’ai aussi co-fondé while42, un réseau pour ingénieurs en informatique français, présent dans plus de 40 villes avec 3000 membres.

Pourquoi êtes-vous parti ?

Je suis parti en Chine en 2008 pendant mes études avec pour envie de découvrir le monde, la Chine est un pays tout juste fascinant. L’année d’après je suis parti à San Francisco avec l’idée d’améliorer mon anglais et découvrir la Silicon Valley, choix très logique pour un ingénieur en informatique.

Avez-vous l’intention de revenir ? Pourquoi ?

J’ai passé toute ma vie à déménager, pendant les 18 premières années de ma vie j’ai déménagé 11 fois en France, puis dès 2008 je suis donc parti et jamais revenu. Je suis marié à une Russe et San Francisco est la ville dans laquelle j’ai vécu le plus longtemps.

La France est mon pays, mais ma maison est le monde. Si je déménage, ça sera quelque part où je n’ai pas vécu, je veux découvrir les richesses de notre monde.

Je n’ai pas décidé si je reviendrai ou non en France, c’est une possibilité bien probable bien entendu. C’est un pays que j’aime, mais j’y ai déjà vécu 18ans.

Que pensez vous de #reviensleon ? Et de la France ?

#ReviensLeon part d’un bon sentiment, du moins d’après ce qu’on peut lire sur le site: « vous français qui êtes partis faire votre expérience à l’étranger, apprendre de nouvelles choses, seriez-vous intéressés par revenir en France? Car nous travaillons dur pour construire des boites sympas et nous recrutons« .

Malheureusement ce message était sur une pente très glissante de la critique de l’expatrié français: assimilé par beaucoup comme une catastrophe pour la France, une trahison. Certains journaux se sont emparés de l’histoire, l’ont tournée à leur sauce et ce fût le retournement de situation.

Bien que l’ambition initiale de l’initiative était bonne, non seulement le message était dangereux, mais c’est mal aborder le problème. Tout d’abord car les français à l’étranger sont une chance pour la France: ils font rayonner la France à l’étranger par leurs talents, ils créent et entretiennent les relations et flux économiques entre la France et l’étranger. Leur dire de revenir de cette façon semble très maladroit.

Je sais de quoi je parle, je suis expatrié depuis 2008 et je ne me suis jamais senti aussi utile à mon pays. Pourquoi? Et bien par ce que j’aide de nombreux entrepreneurs, ingénieurs et professionnels Français en partageant mon carnet d’adresses pour trouver des clients/partenaires ou même lever de l’argent. Je donne des speech sur ce que j’apprends ici, des nouvelles méthodes de travail, des technologies utilisées dans la Vallée… Tout cela rentre et sert à la France.

Dans une économie globale, un pays doit se placer à la même échelle pour continuer à prospérer. Avoir des citoyens partout dans le monde pour effectuer cette diffusion est juste nécessaire. Nous avons des diplomates politiques depuis longtemps, pourquoi ne pas avoir des « diplomates pour le business ».

Qu’aimez-vous dans votre pays d’adoption ?

Je tiens à préciser que la Californie et la Baie de San Francisco sont très différentes du reste des États-Unis.

J’aime le côté cosmopolite de la ville, des gens de littéralement partout dans le monde viennent à San Francisco, 35% de la population n’est pas américaine. Cela se reflète dans les personnes que je côtoie, l’ouverture d’esprit, les célébrations, la nourriture… C’est un univers très divers où chacun a sa place.

J’aime que les gens embrassent le changement, soient des early adopters, veulent entreprendre. Il n’y a pas de snobisme, l’entraide est au cœur de la Silicon Valley, même les gens à succès qui ont peu de temps libre jouent le jeu. C’est un environnement très stimulant, comme à Los Angeles où chacun joue dans un film ou travaille sur un script, à San Francisco chacun a un projet de startup.

Nous avons des diplomates politiques depuis longtemps, pourquoi ne pas avoir des « diplomates pour le business »

Vincent Delacourt, CEO Founder d’Adama Development, installé à Shanghai en Chine

Vincent-delacourt

Pourquoi êtes-vous parti ?

Je suis parti en 2007 en Chine pour monter ma société de contrôle qualité textile. Nous avons monté cette société avec 5 amis d’école d’ingénieur. Il nous fallait être présents là où la production textile se faisait. Nous sommes partis chacun dans un pays différent.

J’ai ensuite monter plusieurs boites et me suis rapproché de mes compétences premières : l’informatique. Après deux ans en Inde je suis de nouveau en Chine où je viens de fonder ma société de service en informatique.

Avez-vous l’intention de revenir ? Pourquoi ?

Pour le moment, je n’ai pas l’intention de revenir en France. Je capitalise sur mon expérience de la Chine et ayant créé une nouvelle boite cette année, il était plus facile pour moi, d’un point de vue juridique et financier de créer ma boite en Chine. Je comprends mieux les différentes démarches et le système de taxe est pour moi avantageux ici.

Que pensez vous de #reviensleon ? Et de la France ?

En ce qui concerne #reviensleon, je comprends la démarche et je n’exclus pas de revenir en France d’ici une quinzaine d’années. Il me semble important de garder nos compétences en France, malheureusement pour le moment, je ne trouve pas ça assez attractif.

Qu’aimez-vous dans votre pays d’adoption ?

Pourquoi j’aime la Chine ? J’y ai d’abord trouvé ma femme. Également il s’agit d’un pays challengeant. La différence culturelle et la langue ont été pour moi un vrai défi.

Il me semble important de garder nos compétences en France, malheureusement pour le moment, je ne trouve pas ça assez attractif

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Après Google Buy, c’est au tour de Pinterest, le réseau social de photos, d’intégrer un bouton call to action « buy » pour que les internautes puissent acheter en quelques clics les articles qui sont épinglés sur son site. Cette nouveauté a été annoncée le 2 juin à San Francisco, par Ben Silbermann, le co-fondateur de Pinterest.

D’ici quelques semaines, les marques pourront créer des « pins » commerciaux, intégrant un bouton « acheter » bleu à côté du bouton rouge permettant d’épingler des photos sur son profil. Un bouton sur lequel les internautes n’auront qu’à cliquer, entrer leurs données de livraison et bancaires, pour recevoir l’article en question. Les paiements pourront s’effectuer via Apple Pay, ou par carte bancaire.

Il s’agirait d’une demande des utilisateurs de Pinterest a indiqué Ben Silbermann. Selon une étude récente de Millward Brown, 93% de ses utilisateurs actifs utilisent l’application pour prévoir des achats, et 87% disent avoir déjà acheté quelque chose parce qu’ils l’avaient vu sur Pinterest

Cette fonctionnalité ne sera disponible qu’aux USA dans un premier temps et seulement sur iPhone et iPad. Elle sera déclinée plus tard sur son site Internet et sur Androïd. Deux millions de produits bénéficieront du bouton « Buy » d’ici quelques semaines via les premiers partenaires de Pinterest : Macy’s, Neiman Marcus, Nordstrom, mais aussi la solution ecommerce Shopify qui permettra aux petits ecommerçants d’utiliser cette fonctionnalité.

Pinterest a affirmé qu’il ne prendrait pas de commission sur les ventes. L’idée étant d’inciter les annonceurs à dépenser plus en publicité. Le bouton acheter pourra aussi être ajouté sur les Promoted Pins.

Pinterest est valorisée 11 milliards de dollars, revendique plus de 50 milliards de photos épinglées sur son site, et estime à 70 millions son nombre d’utilisateurs actifs. Pour autant; le réseau social n’a pas encore fait ses preuves de son efficacité marketing, surtout en France, où son utilisation reste confidentielle.