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Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir Triaaangles, une start-up fondée en 2012 qui permet d’acheter des produits personnalisés par des artistes. Plus de détails avec Julien Cardillo, le fondateur.

triaaangles-Frenchweb : Comment avez-vous eu l’idée de votre société ?

Julien Cardillo : Ingénieur de formation, j’ai complété mon parcours par un Master II en Management d’Entreprise à l’IAE d’Aix-en-Provence.

Recruté par Eurocopter (désormais Airbus Helicopters) après mon alternance, j’ai pris des responsabilités dans l’innovation de services. Durant 2 ans, j’ai pu appréhender les challenges liés à l’évolution d’un marché et l’émergence de nouvelles technologies.

Fort de cette expérience j’ai créé une première entité nommée Paparazzi&Co, qui commercialise la marque de montre personnalisable Paparazzi Timewatch, distribuée sur internet et à travers un réseau de 30 boutiques en France. Le critère de différenciation apporté par notre service gravure LASER m’a conforté dans l’idée que les français aiment se démarquer et participer à la création de leurs objets.

Je me suis rendu compte que les clients avaient aussi besoin de conseils en matière de personnalisation. Ils avaient besoin de voir des exemples du rendu de telle ou telle gravure, leur effet, leur positionnement. J’ai donc réfléchi à un moyen de répondre à ce besoin. Si la montre était un bon départ, je voulais leur proposer plus de supports, plus de choix. Or je ne suis pas graphiste et je ne sais pas dessiner, j’avais besoin d’un créatif inspiré…

Par la suite j’ai repensé au crowdsourcing que j’étudiais pour imaginer de nouveaux services chez Eurocopter. C’est tout naturellement que Triaaangles a pris forme dans mon esprit, un espace au sein duquel la créativité d’une communauté de designers serait proposés aux clients pour personnaliser une large gamme de produits et d’accessoires.

A quel besoin apportez-vous une réponse ?

Chez Triaaangles, avant de vendre des produits, nous offrons la possibilité d’être unique. Dans un contexte de standardisation imposé par les contraintes économiques actuelles, nous avançons à contre courant et proposons la différence, l’exclusif, le fait main et le sur mesure. Il y a un fort besoin de différenciation dans notre société et si les grandes industries l’ont bien compris, le monde du textile devait faire une offre, nous l’avons faite avec notre plateforme artistique.

Très simplement, comment gagnez-vous de l’argent?

Nous avons un business model en brick & clicks. En clicks car :

  • chaque artiste crée un Artshop sur notre plateforme ;
  • chaque artshop est une boutique indépendante personnalisée qui génère des ventes de produits envers une cible clients liée à l’artiste (même style, même tranche d’âge, même centres d’intérêts) ;
  • chaque typologie de client est adressée par une typologie d’artiste identique ;
  • chaque vente sur les Artshop en ligne génère une commission de 15% pour l’artiste, c’est comme ça qu’ils gagnent eux aussi de l’argent ;
  • toutes les créations de tous les Artshop sont triées et rassemblées sur notre plateforme, générant un immense catalogue de designs que nous sommes également entrain de monétiser pour les marques et les éventuels distributeurs de nos produits.

En bricks car :

  • les meilleurs designs du web sont présentés dans nos boutiques physiques ;
  • les clients peuvent acheter les produits des artistes ou créer leur propre produit avec leur image ;
  • les clients peuvent valider la qualité de nos produits en boutique physique, puis acheter en ligne où le choix est plus important.

 

triaaagles-3Qui sont vos compétiteurs ?

Si nous pouvons quelques fois nous retrouver en frontal avec des marques de prêt à porter ou d’accessoire en tant que revendeurs de produits similaires, nous nous différencions avec notre offre de personnalisation. Sur ce domaine, nos concurrents directs sont TheKase (personnalisation de coques pour smartphone), Rad (vente privées de produits d’artistes en ligne) ou encore SpreadShirt.

Si Vistaprint peut être vu comme un concurrent lointain, notre positionnement n’est pas du tout le même vu que nous mettons l’accent sur la fabrication artisanale, à l’unité, et Made in France.

A quoi ou à quelles sociétés vous compare-t-on par erreur ?

On nous a longtemps comparé à Rad car nous avions des artistes en commun. Alors qu’ils proposaient des ventes privées éphémères, nous offrions la possibilité de décliner les créations de ces mêmes artistes sur différents supports. La frontière est proche pour le client final car il achète à la fin le même produit, mais le business model est lui complètement différent.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Clairement les ressources humaines. Créer Triaaangles est un travail titanesque et s’entourer était primordial. J’ai démarré cette activité avec 30 000 euros de Love Money, 20 000 euros d’investissement et des idées plein la tête. J’ai eu la chance de travailler avec un ami développeur qui a facilité la partie financière et qui m’a fait confiance, mais je pense qu’avec une aide plus conséquente à la base nous serions allés beaucoup plus vite et de manière bien plus efficace.

Pour compenser le manque de moyen, j’ai redoublé d’effort et j’ai essayé d’être multi fonction pour externaliser le moins possible. J’ai tout misé sur les partenariats stratégiques pour nous permettre de rayonner à moindre coût et j’ai surtout travaillé sur ma communauté pour que nos artistes deviennent prescripteurs de nos services en ligne. Cela a plutôt bien marché et je mets aujourd’hui tout en œuvre pour leur donner un maximum d’outils de partage et de communication.

triaaangles-2Sur ce marché, quel est votre principal atout ?

Notre principal atout, c’est notre communauté artistique. Avec eux, nous sommes capables de proposer un immense catalogue de design en ligne. Nous pouvons créer des partenariats sur n’importe quel thème, lancer des séries limitées, organiser des concours créatifs… Tout est organisé autour de cette sphère créative, ce sont nos artistes qui font ce qu’est Triaaangles aujourd’hui. Tout comme Facebook ou Twitter nous sommes intimement liés à nos utilisateurs.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

« La famille, c’est le plus important ». Cette phrase de mon père, un peu cliché et qui sur le moment ne m’avait pas forcément marquée, prend un peu plus de sens chaque jour dans mes activités. La famille est un mot qui désigne les membres d’une même communauté réunie par des liens de parenté. Ce sentiment d’appartenance est une véritable force lorsque la « famille » est soudée et finalement, c’est exactement ce que nous essayons d’insuffler au sein de notre communauté créative.

Tout est affaire de cercles et d’appartenance, soignez vos amis et vos collaborateurs comme s’ils étaient des membres de votre propre famille, il n’en ressortira que des effets positifs.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Jay Z. C’est d’ailleurs la seule personne que je suis allé voir en concert. J’admire son travail et son évolution car il ne suit pas, il crée les tendances. C’est une véritable prise de risque à chaque album et j’aime le risque, ça se respecte le risque. Il est devenu une référence dans son domaine sans l’imposer, sans argent au départ, juste parce que c’est le meilleur, et c’est ce que je veux pour Triaaangles.

On peut payer, mettre des millions sur la table pour ouvrir 100 magasins d’un coup et « imposer » sa visibilité, mais si on arrive à transmettre l’amour de notre travail à nos clients comme le fait Starbucks par exemple, on ne joue plus dans la même catégorie. La communication n’est plus une affaire d’investissement média mais une affaire d’expérience et de partage, je trouve ça tellement plus intéressant.

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[tab title= »Triaaangles : les donnés clés »]

Fondateur : Julien Cardillo

Investisseurs : love money

Date de création : novembre 2012

Nombre de salariés : 2

Chiffres d’affaires : 80 000 euros

Société basée à : Aix-en-Provence

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L’incontournable guide d’Olivier Ezratty se dote de nouvelles informations : état du financement, panorama des structures d’accompagnement et des nouvelles associations. 

C’est la dix-huitième édition du « Guide des Startups high Tech en France » qui est devenu au fil des années une véritable référence en France. Il est destiné aux  entrepreneurs ayant déjà un pied ou non dans la création d’entreprises et qui souhaitent intégrer les bonnes pratiques de cet exercice.

Edité par Olivier Ezratty, conseil en stratégies de l’innovation et expert pour FrenchWeb, la nouvelle version s’enrichit  du fort dynamisme de l’écosystème numérique français et porte conseil sur les grandes thématiques suivantes:

Lancer et gérer sa startup

La problématique du lancement d’une startup ne réside pas tellement dans l’idée elle même mais dans les moyens de sa concrétisation. Les besoins d’accompagnement sont nombreux et l’entrepreneur doit donc se focaliser pour lancer sa startup sur 7 points clés :

  • La composante humaine de l’entreprise
  • La stratégie et des modèles économiques
  • Les stratégies et tactiques de marketing et vente
  • Les modèles d’internationalisation
  • Les aspects technologiques et notamment, de l’organisation des développements.
  • Les aspects financiers
  • Les aspects juridiques

L’écosystème français des startups

Olivier Ezratty dresse le tour des différentes structures d’accompagnement et surtout de financement des startups en France. Avec la description des Fab Labs ainsi que des espaces de coworking, de nombreux nouveaux accélérateurs et incubateurs et structures de financements d’entrepreneurs. Mais également des focus sur la forte évolution du financement participatif.

Le conseil et les services pour les startups

Les startups qui se lancent ont besoin d’accompagnements mais également de services externes, car au départ toutes les fonctions de l’entreprise ne peuvent être internalisées.
Différents intervenants peuvent alors se positionner, le guide traitera parmi eux :

  • du conseil stratégique
  • des leveurs de fonds
  • des services métiers

Cliquez ici pour télécharger le guide dans son intégralité

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Elles ont entre 5 et 3 ans, et ont grandi en ouvrant un, puis deux, puis trois pays… Visions croisées de melty, BlaBlaCar, et Lengow sur leur internationalisation. 

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[tab title= »Alexandre Malsch, melty Group »]

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Alexandre Malsch

Chiffres: meltyGroup a levé 3,6 millions d’euros en juin 2013, avec pour ambition de s’internationaliser dans 10 pays d’ici fin 2014.

Vision: « Tout lancer depuis la France »

FW: melty est aujourd’hui disponible dans plusieurs pays : Brésil, Italie, Espagne, et bientôt l’Allemagne… . Comment s’est déroulé concrètement l’ouverture du site en Italie?

Alexandre Malsch: Aujourd’hui, nous lançons tous les sites depuis la France. L’Italie est pour l’instant le seul pays à disposer d’une rédaction en propre. Nous avons d’abord commencé par lancer une version avant d’ouvrir un bureau physique.
En Italie, on compte déjà 2,5 millions de visiteurs uniques. En Espagne, on compte 3 millions de VU. Nous visons au global 35 millions de VU fin 2014.

FW: Quels sont vos process liés à l’international?

Avant de nous lancer, nous faisons une étude de marché, on observe le marché sur un mois. Nos RH identifient des talents et des rédacteurs à qui on propose de venir sur Paris, pendant 1 an. Ensuite, on va commercialiser les sites via des régies externes dans les différents pays, avec des partenaires en local. Nous gérons tout cela ensuite depuis Paris. On est dans une logique de centralisation, de mutualisation des régies également.

FW: Comment recrutez-vous ? Quid de la formation et du management d’équipe à distance ?

Au niveau du recrutement, tout est aussi géré depuis la France. L’Italie est le seul pays avec une logique externe, c’est KPMG Italie qui gère les détails d’ordre social. Concernant la directive éditoriale, chaque pays a une équipe et les pays reportent à notre Rédactrice en Chef Pascale Erblon. Chaque jour, nous organisons des « daily » , c’est-à-dire des mini-conférences de rédaction. Nous utilisons par ailleurs beaucoup la plateforme Linkedin Pro, très utile car nous recevons jusqu’à 500 CV par mois. En 2013, nous avons fait 200 entretiens…

Nous avons recruté 38 salariés en 2013, dont 32 en France : 9 profils sur de nouveaux projets, et 6 dédiés à l’international. En 2014, nous allons recruter 31 profils: 18 pour la France et 13 pour le développement international.

FW: Il arrive qu’une acquisition soit nécessaire pour s’implanter. Quid de melty sur ce sujet ?

Il y a des pistes sur ce sujet, c’est une option possible. Mais cela doit porter sur des métiers complémentaires par rapport à ce que nous faisons déjà aujourd’hui.

FW: Quels ont été les meilleurs conseils de la part de vos investisseurs sur la phase d’ouverture en Europe ?

Nous avons la chance d’être très bien entourés, par Serena Capital et des business angels aguerris: Marc Simoncini, Pierre Chappaz, Fred & Farid, Nicolas Plisson, Manuel Diaz d’Emakina par exemple. Il y a une bonne synergie. Aujourd’hui, nous disposons d’une bonne capacité financière et d’une équipe solide. L’objectif est donc de lancer 10 pays cette année. A commencer par l’Allemagne et site vertical qui va ouvrir très prochainement.

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[tab title= »Frédéric Mazzella, BlaBlaCar »]

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Chiffres: Présence dans 12 pays dont la Russie et l’Ukraine il y a quelques jours. Une communauté de 6 millions de membres. BlablaCar a levé 7,5 millions d’euros en 2012 pour accélérer son développement.

Vision: « Nous avons l’opportunité de construire une belle startup internationale made in France, il faut la saisir !« 

Interview de Frédéric Mazzella et Nicolas Brusson, co-fondateurs de BlaBlaCar

« Le choix d’exécuter rapidement notre expansion internationale repose sur un double constat lié à l’activité d’une place de marché comme la nôtre : premièrement, l’organisation massive d’échanges entre millions de particuliers demande des ressources importantes et une innovation permanente sur le service, de manière à rester à la pointe de ce qui peut se faire au niveau mondial. Il faut donc que le nombre de personnes à qui le service est proposé soit le plus grand possible afin de générer d’importants revenus, permettant de financer l’innovation. Deuxièmement, il serait dangereux d’attendre la rentabilité dans un pays avant de s’étendre dans un autre, car cela laisserait la possibilité à des acteurs locaux de développer la même activité avant nous dans d’autres marchés, alors que le « first mover advantage » est réel dans le domaine du covoiturage. Or il se trouve quand dans le domaine du covoiturage, BlaBlaCar dispose d’une avance considérable en termes de produit au niveau mondial, aussi bien en termes de volumes qu’en termes de fonctionnalités produit. Ne pas étendre notre activité rapidement serait accepter de potentiellement laisser des marchés à d’autres acteurs moins avancés que nous, alors que nous avons la possibilité de devenir leader dans la quasi totalité des pays du monde aujourd’hui.

Pour ces raisons, nous avons choisi d’exécuter notre internationalisation rapidement, très tôt dans l’histoire de BlaBlaCar. Nous avons l’opportunité de construire une belle startup internationale made in France, il faut la saisir ! »

FW: BlaBlacar est installé dans 6 pays aujourd’hui. Comment s’est déroulé l’ouverture du premier bureau hors de France ?

Frédéric Mazzella et Nicolas Brusson: Nous n’avions pas vraiment de méthode pour le premier pays et les choses se sont faites de manière assez naturelle. Vincent, un ancien collègue de Frédéric, était en transition après un projet entrepreneurial en Espagne. Nous avons pris cette opportunité pour nous lancer en Espagne. L’Espagne a donc été lancée de manière très organique et avec nos faibles moyens de l’époque. Nous avons rapidement réalisé que reproduire le schéma français serait difficile et lent, et nous avons donc petit à petit fait évoluer nos méthodes de croissance dans les nouveaux pays. Par la suite, nous avons mis sur pied une équipe internationale et beaucoup plus de process pour lancer de nouveaux pays de façon plus méthodique et plus ambitieuse.

FW: Vos avez ouvert l’Allemagne en mai 2013, un marché concurrentiel et important dans votre stratégie de développement. Où en êtes-vous aujourd’hui sur ce marché ? Comment avez-vous procédé ?

L’Allemagne a été le test ultime de nos méthodes d’internationalisation. Nous avons pris la décision fin Mars 2013 et nous étions live avec le service dès mi-avril 2013. Un record. Nous avons aussi mis beaucoup de moyen pour ce lancement, et en quelques mois nous sommes passés d’un statut de nouvel entrant au statut de co-leader sur le marché. Nous avons un bureau à Hambourg avec une équipe allemande et notre service est désormais utilisé par plus d’un demi million d’allemands après tout juste 9 mois de lancement.

FW: Quelle est le process-type :  Recrutement en local? Formation et management d’équipe à distance ?

Nous n’avons pas vraiment de process « type ». Nous avons surtout fait de l’international un pilier stratégique important avec l’un des trois co-fondateurs quasiment à plein temps sur le sujet. C’est un choix que peu de start-up prennent, mais ceci a permis de faire de l’international une priorité tout en gardant le cap sur notre excellence produit et technique.

De manière opérationnelle nous sommes soit entrés de façon organique en embauchant en local (Espagne, UK), soit par acquisition (Italie, Pologne). Dans tous les cas nous faisons toujours cela avec une équipe locale. Aujourd’hui, nous avons 6 bureaux en Europe.

FW: Quels ont été les meilleurs conseils de la part de vos investisseurs sur la phase d’ouverture en Europe ?

De faire confiance a notre « Gut Feel » et de nous donner les moyens de le faire.

FW: Quel est le pays dans lequel vous êtes implanté qui vous étonne le plus ? ( en terme d’usages, de chiffres, de potentiel ?)

L’Allemagne. Nous savions que ça serait difficile du fait de la concurrence et de la complexité de ce marché (peu d’acteurs francais y réussissent). La vitesse avec laquelle le service a pris et l’ampleur des retours positifs de nos membres allemands nous a surpris. C’est le pays ou nous avons la croissance la plus forte et l’usage le plus récurrent. Nous ne pensions pas faire autant et si vite.

FW: Vous venez d’ouvrir en Russie et en Ukraine, vous avez fait une acquisition là-bas ?

Nous venons d’ouvrir la Russie et l’Urkraine. Cette expansion passe par l’acquisition d’un service local, Podorozhniki. C’est la quatrième acquisition de BlaBlaCar et la première en dehors de l’Union Européenne. Podorozhniki connait un réel engouement au sein de la CEI et dispose d’une équipe de trois personnes qui avait levé des fonds auprès de l’investisseur russe Arkady Moreynis. L’équipe en place à Moscou sera complétée par des recrutements en cours.

Les prochains bureaux de BlaBlaCar seront par ailleurs hors d’Europe !

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[tab title= »Mickaël Froger, Lengow »]

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MickaelFrogerChiffres: 10 milliards de produits indexés par mois et 2 700 boutiques e-commerce en gestion. La start-up nantaise a levé 1,2 million d’euros en 2011.

Vision : « Un bureau unique sur Paris qui centralise l’intégralité des opérations européennes de Lengow »

FW: Vous travaillez particulièrement avec le Royaume-Uni. Pourquoi ? Quelles sont les retombées business ?

Mickaël Froger, co-fondateur: Lengow a entrepris depuis mars 2012 une stratégie résolument axé vers l’international.  Nous avons lancé simultanément notre solution dans une quinzaine de pays afin de couvrir le plus de zones possibles : l’Allemagne, l’Autriche, Le Bénelux, la Scandinavie, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Pologne et le Brésil. Bien évidemment le Royaume-Uni est pour nous un marché capital dans cette stratégie de croissance internationale.

Le Royaume-Uni est le 1er marché e-commerce en Europe, devant l’Allemagne et la France, cela en fait bien sur une zone sur laquelle Lengow se doit de réussir ! A la croisée de l’Europe et des Etats-Unis, c’est un marché mature sur lequel il y a des compétiteurs importants sur le domaine du Feed Management.
Lengow est arrivé sur ce marché concurrentiel en apportant une solution plus avancée technologiquement, plus aboutie en terme de conception, plus développée en capacité de diffusion pour les marchands avec ses 1 200 canaux de diffusion à travers le monde. C’est grâce à ces différences que nous nous développons en prenant de plus en plus de parts de marché et en signant de solides références outre-manche.

FW: Globalement, Lengow a tout centralisé à Paris, gérant une quinzaine de pays et couvre une diffusion de produits dans plus de 30 pays. Comment l’orchestrez-vous au quotidien ?

Nous avons lancé notre stratégie internationale en ouvrant et centralisant l’intégralité des équipes sur un bureau basé à Paris. Nous avions plusieurs possibilités qui s’offraient à nous lors de la réflexion sur ce lancement. Nous avons opté pour la création d’un bureau unique sur Paris qui centralise l’intégralité des opérations européennes de Lengow. Pour orchestrer tout cela, nous avons recruté en Mars 2012 Nenad Cetkovic (ex 01Net, Affilinet) notre COO qui est en charge des opérations internationales chez Lengow.

Constituées de profils natifs ou possédant la double nationalité, nos équipes sont chargées de commercialiser Lengow depuis Paris tout en ayant des dispositifs de présence dans chaque pays, ce qui leur permet d’être en contact permanent avec leurs partenaires et clients.

FW: Quels ont sont les conseils de vos investisseurs sur votre développement à l’international ?

Nous avons la chance d’avoir des investisseurs (dont Alven Capital) qui ont une grande confiance en nos convictions mais qui nous conseillent également et nous guident en fonction de leur expérience passée à gérer une dizaine de sociétés qui se sont internationalisées.

Leurs conseils ont été précieux afin de bien arbitrer les différentes possibilités qui s’offraient à nous: croissance externe, installation physique, centralisation unique…

FW: Pour vous, quel serait le meilleur modèle d’internationalisation : le recrutement en local? Les acquisitions ? 

Nous croyons au modèle d’internationalisation que nous avons mis en place et qui porte les fortes ambitions que nous nous sommes fixées. Pour nous, il n’existe pas de modèle idéal, il faut raisonner en fonction de ses objectifs, de ses équipes et de son marché, c’est ce que nous avons fait quand nous avons décidé de lancer notre solution sur de nouveaux marchés.

Avec près de 10 milliards de produits indexés par mois et 2 700 boutiques e-commerce en gestion, Lengow s’est imposé comme un leader européen avec ce modèle en ne s’interdisant aucune piste de croissance externe ou installation physique dans les pays. Nous sommes persuadés que nous avons mis en place la meilleure stratégie afin de devenir le leader mondial du secteur.

FW: Quel est le pays-clé en terme de parts de marché pour vous ?

Nous ne visons pas le leadership d’un pays clé mais le leadership mondial ! Dans notre stratégie d’internationalisation, tous les pays sont importants, notre souhait est d’imposer notre solution sur chaque « marché e-commerce». Bien évidemment les zones UK, DE ( NLDR: Allemagne) et France sont les zones les plus importantes en Europe car ce sont les pays possédant le plus d’e-commerçants, mais nous avons de très bons résultats dans les autres pays comme le BENELUX, la Scandinavie ou encore les pays latins (Espagne, Portugal, Italie, Brésil) qui sont en forte croissance actuellement !

Présents dans une quinzaine de pays, nous observons attentivement les autres zones mondiales afin de surveiller les marchés en croissance sur lesquels Lengow pourrait se positionner et se lancer. C’est d’ailleurs comme cela que nous avons développé notre solution sur le marché brésilien.

FW: Quid des Etats-Unis ? Quel sont vos projets ? 

Les USA seront dans la continuité de notre stratégie internationale. Nous souhaitons renforcer notre position en Europe avant de se projeter sur ce marché qui sera l’un des enjeux majeurs de Lengow d’ici les prochaines années.

Crédit photo: courtesy of Nasa

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Comment Ezakus, 1001 menus, StickyADS.tv, ou SoCloz ont-ils opéré leur première levée de fonds ? En combien de temps ont-ils perçu les sommes et comment les ont-ils réparties? 

R&D, R&D, R&D…

Le besoin en financement est parfois inscrit dès la création d’une start-up, dans le business plan : « Ezakus a été, dès l’origine, pensée comme un investissement à moyen terme. Nous savions que notre plateforme nécessitait un gros effort R&D avant de produire des résultats”, commente Christophe Camborde, CEO d’Ezakus, une start-up spécialisée dans la qualification et le ciblage d’audience, qui a levé au total 4,7 millions d’euros auprès d’Idinvest en deux fois. La première levée de fonds a permis l’embauche de 20 personnes le premier jour, et 35 autres deux ans après.

JeremieHerscovicPour d’autres startups, c’est la recherche d’un business model innovant qu’il faut financer. A l’instar de SoCloz, une société spécialisée dans le web-to-store, qui avait levé 1 million d’euros en avril 2012, et qui vient de boucler un second tour d’1,5 million d’euros récemment: “Le web-to-store présentait un problème majeur: au-delà de l’engouement des enseignes, le tracking de la visite d’un internaute en magasin était impossible. Calculer un ROI pour notre service était compliqué. Nous devions lancer un programme R&D pour trouver une solution de tracking”, indique Jérémie Herscovic, co-fondateur de SoCloz. Un an après la première levée de fonds, et 90 % des fonds alloués au recrutement d’une équipe technique, le système de tracking voyait le jour.

«1 euro de vente et marketing pour 1 euro de R&D»

Pour beaucoup de startups, même si la R&D et l’itération produit reste deux priorités absolues, c’est le renforcement des équipes commerciales en France et à l’international qui nécessite un apport de cash: «Nous avions évalué notre besoin en financement entre 1,3 et 1,4 millions d’euros 6 mois avant de finaliser notre levée de fonds. Cette somme devait nous permettre d’exécuter un plan de développement sur 18 mois comportant deux axes stratégiques : accélération commerciale et développement européen », précise Xavier Zeitoun, co-fondateur de 1001 menus, une start-up qui propose une plateforme de gestion aux restaurateurs. «Nous avions un « plan B » prévu, qui nous permettait de développer uniquement un des deux axes de développement, et nécessitant de lever moins d’argent (700K€-1M€) », prévient Xavier Zeitoun.

Pour Netatmo, la start-up qui a développé une station météo connectée récompensée au CES de Las Vegas, et qui a levé 4,5 millions d’euros en juin dernier, l’équation de départ était simple: « 1 euro de vente et marketing pour 1 euro de R&D », comme l’indique Frédéric Potter, son fondateur. fred-potter-netamo-2-1L’objectif de l’augmentation de capital notamment réalisée auprès d’Iris Capital et de Pascal Cagni ( ex-Apple) était de commercialiser en Asie la station météo personnelle, et lancer de nouveaux produits. C’est chose faite puisque Netatmo vend désormais un thermostat connecté.

Chez StickyADS.tv, une plateforme d’adexchange vidéo dirigée par Hervé Brunet, qui a levé HerveBrunet1,25 million d’euros après d’ISAI en 2011, l’enjeu était très opérationnel: « Il fallait acheter la propriété intellectuelle de la souche ad server que nous avons choisie. Une bonne part de la première levée de fonds à servi à cela », indique-t-il. StickyADS.tv a, par la suite, bouclé un autre tour de table de 3,1 millions d’euros en mai dernier, auprès d’ISAI et de Ventech, cette fois destiné à renforcer son offre RTB, à l’international.

De 10 jours à 7 mois pour percevoir les fonds

La levée de fonds est, à entendre nombre de patrons de startups, un parcours du combattant, et surtout, un emploi à temps plein. Il faut surveiller sa montre et ne pas perdre de temps.
On estime à 6 mois en moyenne le processus de la levée de fonds: « Entre le premier rendez-vous avec les 1ers fonds et le versement des fonds, ça a pris 6 mois… ce qui est extrêmement court» confie Frédéric Potter, de Netatmo.
Pour SoCloz, qui avait rédigé la lettre d’intention en décembre 2011 après un accord oral avec Alven Capital, le versement des fonds est intervenu 4 mois plus tard, en avril 2012, après négociations de divers documents.
Mais Jérémie préfère prévenir : « Le processus de levée de fonds peut maintenant prendre 9 mois environ, l’argent étant plus compliqué à trouver aujourd’hui ».

XavierZeitounChez 1001 menus, le versement des sommes a pris “7 mois entre la première rencontre avec le VC et la réception des fonds. 2 mois et demi entre les premières discussions et la signature de la term-sheet »,précise Xavier Zeitoun.

Avoir (bien) cédé son ancienne société est un atout certain qui accélère le processus. Comme pour Christophe Camborde d’Ezakus: “Nous avions la chance d’avoir fait nos preuves aux yeux des investisseurs avec Steek [Une startup spécialisée dans le stockage et la sauvegarde automatisée de données, revendue à F-Secure en 2009 pour 27,5 millions d’euros]. Avoir vendue son entreprise auparavant permet d’avoir un “track record” et donc une confiance accrue dans le projet proposé.”. Ezakus a perçu les fonds en 3 mois.

Pour Hervé Brunet, de StickyADS.tv, la réception des premiers fonds a été très rapide : « Après la signature du pacte d’actionnaire scellant la levée, les fonds nous sont parvenus très rapidement, aux alentours de 10 jours ».

« Ne distribuez pas trop vite de parts »

Au-delà de l’intérêt financier que représente la levée de fonds, celle-ci enseigne d’autres choses, comme le précieux audit des investisseurs: “Je ne m’attendais pas à apprendre autant pendant le processus de levée de fonds en discutant avec les différents VCs rencontrés, et même de ceux qui n’ont pas investi ”, confie Xavier Zeitoun de 1001 menus.

EzakusPour d’autres, lever des fonds c’est aussi une dilution inévitable du capital: “N’oubliez jamais que vous n’avez que 100% d’actions dans un capital. Ne distribuez pas trop vite de parts”, prévient Christophe Camborde. C’est d’ailleurs l’avis de Jérémie Herscovic de SoCloz : « Il ne faut pas lever trop afin de mettre une pression positive sur les équipes. Chaque euro investi doit être pesé », confie-t-il.
Pour Frédéric Potter, l’ex-fondateur de Cirpack et Withings: « Il faut toujours lever de l’argent quand on en n’a pas besoin à court terme… Ça permet d’aborder sereinement la question, en position de force … ».

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Le glossaire du bootstrapping, fundraising, série A ou B, FCPI, FCPR… pour les nuls.

France Digitale publie un diaporama pour comprendre la distinction entre le bootstrapping et le fundraising, et quelle voie choisir lorsque l’on démarre. Après avoir rappelé qu’une levée de fonds consiste en une prise de participation dans le capital de l’entreprise – à la différence d’un prêt octroyé par une banque – et ce que sont le pré-amorçage, l’amorçage, les tour de table A et B… sont détaillées les possibilités de sorties pour les investisseurs, ou même la distinction entre un FCPI ou un FCPR.

Les capital-risqueurs attendent d’une entreprise une équipe forte, composée de plusieurs fondateurs si possible, une vision, une promesse et un business model. Un document pour découvrir les notions indispensables aux créateurs d’entreprises, ou réviser les fondamentaux.

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits
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Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, a reçu les vainqueurs.

Ubifrance, l’organisme qui aide les entreprises françaises à s’exporter à l’international, a dévoilé avec le ministère du Commerce extérieur les 10 start-ups françaises qui participeront au South by Southwest (SxSW), le grand festival qui se tient chaque année à Austin, au Texas, au cours duquel à lieu de nombreuses conférences sur les industries innovantes dans les secteurs du film, de la musique et du divertissement. Un évènement devenu de plus en plus incontournable pour les start-ups.

Ubifrance y tiendra un stand du 9 au 12 mars comprenant une délégation composée d’une dizaine de start-ups françaises sélectionnées – parmi les candidatures envoyées jusqu’au 24 janvier – afin de leur offrir une forte visibilité dans le cadre d’un « Pavillon France », le même que celui amorcée à l’occasion du CES 2014 (le Consumer Electronic Show, ndlr).

« Les start-up naissent mondiales tant leurs produits et services répondent à une demande universelle. Elles ont besoin d’être immédiatement présentes sur les marchés extérieurs.  Encore faut-il pour assurer leur réussite qu’elles rencontrent le plus vite possible les bons partenaires au bon moment. A ce titre, SxSW est une occasion incontournable, un festival unique où se développent ensemble création et projets d’affaires, où se rassemblent les innovateurs, les décideurs et les prescripteurs du monde numérique. Il était capital que ces 10 start-up au talent fou puissent bénéficier de la visibilité et de l’effet d’entraînement de cet évènement exceptionnel » a déclaré Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, qui a reçu les 10 entrepreneurs sélectionnés.

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[tab title= »Les 10 start-ups communiquées par le ministère »]

  • Azendoo : Azendoo est une application web et mobile dédiée à la simplification du travail en équipe. Elle propose une solution simple pour organiser ses projets, gérer ses tâches et synchroniser son équipe, sans email.

 

  • Bobler : La voix est la façon la plus naturelle de communiquer. Bobler est le premier Média Social Vocal. Il permet d’enregistrer et d’écouter des Bulles, c’est à dire des clips audio de deux minutes maximum géolocalisés sur la carte du Monde.

 

  • Djehouti : Racontr est une plateforme internationale qui permet aux créateurs de contenus qu’ils soient médias, producteurs, agences digitales ou indépendants, de publier des expériences interactives sans avoir besoin de connaissances en développement informatique.

 

  • Evergig : La plateforme de partage vidéo collaborative Evergig offre une nouvelle façon de vivre ses concerts à tous les fans de musique. Basé sur le partage et l’échange, Evergig reçoit les codes de la vidéo musicale et propose une vision collaborative et intuitive grâce à son intelligence artificielle.

 

  • Intuilab : IntuiLab développe et commercialise IntuiFace, la première plateforme logicielle pour créer et déployer des expériences digitales interactives, expressives et connectées sans avoir à écrire une seule ligne de code.

 

 

 

  • Sounderbox : Sounderbox révolutionne l’accès à la musique dans les lieux publics. Cette expérience utilisateur innovante offre une liste de lecture collaborative qui permet aux clients et utilisateurs de programmer la musique du lieu public. Grâce à son smartphone, sa tablette ou son ordinateur portable, l’utilisateur peut sélectionner le morceau qu’il souhaite partager depuis un site de streaming (Soundcloud, Spotify ou Deezer) [à lire également : La startup du jour : Sounderbox, création de playlists collaboratives pour vos soirées].

 

 

  • Wiseband : La plateforme numérique propose des outils et des services en ligne afin d’aider les artistes et les labels indépendants à optimiser leur promotion sur internet et créer une relation directe avec leurs fans. Elle leur permet de vendre directement leur musique en format digital ou physique ainsi que leurs produits dérivés.

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Seules 200 à 300 entreprises pourront en bénéficier.

Pour accompagner les entreprises françaises dans leur déploiement à l’international, la Bpi France annonce ce matin le lancement du Pass French Tech, un service qui permet d’accéder plus rapidement aux offres de la Bpi France, d’Ubifrance, de la Coface et de l’Inpi. Il ne s’agit donc pas d’un ensemble de nouveaux services, mais d’un accès privilégié et accéléré à ceux de ces quatre organismes.

Le projet, qui sera testé pendant un an avant d’être déployé à l’ensemble du territoire, vise à apporter un soutien d’ « accompagnement personnalisé renforcé (interlocuteurs référents chez chacun des partenaires) », une « visibilité (mise en avant des entreprises bénéficiaires dans les communications de chaque partenaire) », et de « financement (mise en relation avec des investisseurs, accompagnement dans la levée de fonds) » explique-t-on.

Pour en bénéficier, les entreprises devront présenter une forte croissance de leur chiffre d’affaires et de leur rentabilité. Seuls 200 à 300 d’entre elles seront sélectionnées pour jouir de ce programme.

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Une minute pour convaincre, pas une de plus. Depuis ce matin, les « trois mousquetaires » du web Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marc Simoncini organisent une séance de pitches inédite, auditant 300 jeunes âgés de 25 ans en moyenne, sur la scène du Théâtre de Paris, avec la participation de Patrick Robin en maître de cérémonie notamment.

Dans les allées du théâtre, ce matin les jeunes entrepreneurs en herbe espéraient décrocher ce fameux lot de 25 000 euros pour accélérer leur projet. Une prise de participation et un accompagnement riche d’enseignement pour ces jeunes venus des quatre coins de la France, sont prévus. 1 500 dossiers ont été reçus pour essaimer les 300 projets, des startups disposant déjà d’un produit ou en phase alpha.

Le reportage :