C’est la passion qui nous fait faire des trucs de folie #entreprendre
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C’est la passion qui nous fait faire des trucs de folie #entreprendre

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Mercredi dernier se tenait la conférence organisée par le CJE dans les locaux de la BPI, dont nous étions partenaires, sur le thème « Entrepreneurs, cultivez votre grain de folie« .

Une table ronde qui était composée de :

– Laurent Allias, cofondateur du CJE et de l’agence Josiane

– Pierre-Henri Deballon, cofondateur de Weezevent

– Stéphanie Delestre, cofondatrice de Qapa.fr

– Yann Rivoallan, cofondateur de The other store

– Hélène Mérillon, cofondatrice de Youboox

– Benjamin Bares, directeur des marchés d’Hiscox France

et animée par Sean Luzi, fondateur d’Emo Sapiens et vice-président du CJE.

Plusieurs points ont été abordés :

Prendre des risques c’est risqué 

Tous s’accordent à dire qu’en France il y a une aversion à la prise de risque, qui existe aussi chez les entrepreneurs. D’où l’intérêt d’entreprendre jeune car on n’a rien à perdre.

Quand on a rien à perdre, la prise de risque ne veut pas dire grand chose

Alors que perdre sa mutuelle, la cantine, les congés payés et ses avantages de salarié quand on quitte un job confortable incite à réfléchir à deux fois avant de se lancer. Idem pour les obligations familiales : emprunt immobilier, crèche à payer, train de vie à assurer. Quand on crée sa boite, on perd tout avantage matériel et tout salaire, mais aussi ses amis qu’on n’a plus le temps de voir, parfois son(sa) conjoint(e). Avec un peu de chance Pôle Emploi prend le relais quelques mois, mais pas assez pour se sentir sécurisé.

Sauf que créer sa boite c’est « se lever chaque matin en se disant qu’on va changer le monde à son échelle« , et ça, cela n’a pas de prix. Cela vient du plus profond de son être, c’est viscéral.

C’est comme un alpiniste, c’est dur, mais c’est beau, c’est une bouffée d’adrénaline, on oublie tout le reste

Entreprendre, c’est tendance ?

Créer sa boite semble être le crédo des nouvelles générations. Ces derniers sont prêts à travailler 80h par semaine à condition de s’accomplir au travail, contrairement à leurs parents qui avaient en ligne de mire le salaire en fin de mois qui servirait à s’offrir des loisirs et à couper avec le bureau une fois la porte fermée.

Plus que s’accomplir soi-même, c’est aussi accomplir quelque chose pour les autres qui motive les jeunes entrepreneurs.

Aujourd’hui on ne court plus après l’argent, mais après la nourriture intellectuelle

Au final on réalise que le contexte français importe peu quand on veut créer son entreprise, crise ou pas, lorsque l’envie est là, rien n’arrête un futur entrepreneur. Le grain de folie on l’a naturellement.

L’énergie, l’adrénaline qu’on a en créant sa boite est incomparable, si ce n’est avec un sportif de haut niveau qui prépare les jeux olympiques peut-être…

La notion d’échec c’est bullshit

Stéphanie Delestre s’est quant à elle insurgé sur cette mode de l’échec « à tout prix » et surtout « surmonté » par tout entrepreneur qui se respecte. Car selon elle, échouer, c’est terrible, c’est la fermeture de son entreprise, des problèmes inimaginables, des salariés sur le carreau, des suites judiciaires, ce n’est pas une partie de plaisir quand on le vit ! Même si tous s’accordent pour dire que c’est justement dans l’échec qu’un entrepreneur se révèle.

Des petites erreurs oui, échouer non : échouer c’est la mort de sa boite !

Quand on est entrepreneur, on est optimiste jusqu’au bout des doigts et on se bat jusqu’au bout pour ne pas échouer. On positive en permanence, on apprend de chaque marche ratée pour ne pas échouer.

Existe t-il un profil type de vrai entrepreneur ?

Un vrai entrepreneur ce n’est pas celui qui « est né avec une cuillère en argent dans la bouche » ou qui « crée son emploi faute de mieux ». C’est celui qui a l’envie au fond de lui, qui est passionné et qui pourra émerger sur n’importe quel marché quelque soit son idée.

Il y a de la place pour tout le monde, si on est le meilleur, on réussira quoi qu’on fasse

Aujourd’hui, dans notre monde digital, on a aucune excuse pour ne pas monter sa boite qui qu’on soit et d’où on vienne, tout est possible pour ceux et celles qui ont la gniak. La seule condition c’est de se prendre en mains, créer des choses.

Le monde est en train de changer, il faut prendre sa part