#Crowdfunding KAZoART : des œuvres d’art originales à la portée de tous
, / 4696 0

#Crowdfunding KAZoART : des œuvres d’art originales à la portée de tous

SHARE
Home Actualité #Crowdfunding KAZoART : des œuvres d’art originales à la portée de tous

Le projet #crowdfunding coup de cœur de la semaine c’est KAZoART, une startup qui permet aux amateurs d’art d’acheter en ligne des œuvres d’art originales à petit prix en direct auprès d’artistes indépendants, sélectionnés par des curateurs.

La collecte est en ligne sur My Major Company et a réuni la totalité des fonds très rapidement, en un peu plus d’un mois, soit 5000€. Le projet se poursuit, car KAZoART a été sélectionnée par AXA, partenaire de MyMajorCompany, pour participer dès le 2 février à un concours avec quelques autres projets « coup de cœur ». AXA double la mise (soit 5 000 euros en plus) pour le projet qui atteindra le plus grand nombre de votes en 1 mois.

KAZoART fonctionne comme une place de marché : elle permet à des amateurs d’art de s’offrir des œuvres d’art originales à prix accessibles, directement auprès d’artistes de talent sélectionnés par les « curateurs » de la startup.

KAZoART veut « démocratiser » l’art et le rendre accessible à tous les amateurs quelques soient leurs moyens financiers. La startup veut aussi rapprocher les artistes des clients, sans passer par une galerie d’art qui prélève une commission jusqu’à 60 à 70% sur le prix de vente, pénalisant ainsi les deux parties.

KAZoART privilégie la relation directe entre l’acheteur et l’artiste, avec lequel il peut échanger en direct sur le site et supprime ainsi les intermédiaires, rendant plus humain l’acte d’achat.

Le lancement officiel est prévu pour mars 2015. La collecte servira à financer le développement d’une application mobile, traduire le site en anglais et à l’organisation d’une soirée de lancement.

Nous avons posé quelques questions à Mathilde Le Roy, fondatrice de KAZoART :

Mathilde Le Roy

Mathilde Le Roy

C’est quoi KAZoART ?
KAZoART, c’est une start-up qui entend faire bouger les « règles de l’art », en permettant à des amateurs d’art de s’offrir des œuvres d’art originales sur le Web, directement auprès d’artistes que nous avons sélectionnés pour la qualité et l’originalité de leur travail, avec l’appui d’un comité de « curateurs ». En nous concentrant sur des artistes qui n’ont pas encore de cote pour la plupart, nous pouvons ainsi proposer des œuvres originales à des prix très abordables : notre catalogue va ainsi de moins de 100 euros à 5 000 euros, avec 80% de l’offre à des prix en dessous de 1 000 euros.
Notre but est donc à la fois d’aider les amateurs d’art à s’offrir de l’art original et de qualité à prix abordable, et d’autre part, d’aider les artistes de talent à se faire connaître et à trouver de nouveaux acheteurs grâce au Web.

Qui sont les curateurs ?
Il y a des « curateurs permanents » que je suis en train de recruter, qui ont une expertise professionnelle de curation artistique : collectionneurs, professeurs en école d’art, artistes. Et il y aura des « curateurs invités », qui viendront d’univers un peu décalés : des artistes d’autres disciplines (danseurs, chanteurs, metteurs en scène), des journalistes, des sportifs, des politiciens. Du moment qu’ils s’intéressent à l’art! Leur oeil sera le bienvenu et nous apportera aussi une visibilité.

Ils peuvent aussi bien nous « apporter » de nouveaux talents, que venir sélectionner parmi nos propositions d’artistes qu’ils souhaitent parrainer.
Ils sont tous bénévoles, pour l’amour de l’art et des artistes!

Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos de vous ?
Pour l’instant, je suis l’unique fondatrice, même si j’ai déjà pas mal de personnes autour de moi qui m’aident sur le projet. Je suis diplômée de l’ESSEC et j’ai quinze ans d’expérience dans le marketing (j’ai notamment travaillé 5 ans chez TF1) et le mécénat culturel (notamment à l’Orchestre de Paris et à la Cité universitaire de Paris). Cela faisait plusieurs années que j’avais envie d’entreprendre dans le domaine de l’art, qui est une passion chez moi depuis de nombreuses années. Mon idée depuis le départ est de faciliter l’achat d’oeuvres d’art pour un public plus jeune et néophyte, qui ne se retrouve pas dans l’offre des galeries, des maisons de vente, ou des grandes foires d’art contemporain. J’avais aussi à coeur d’aider les artistes de talent à percer. J’en ai beaucoup dans mon entourage, et je suis parfois révoltée de voir que des artistes de grand talent n’arrivent pas à se faire référencer en galerie, simplement parce qu’ils n’ont pas toujours l’entregent nécessaire.

Comment avez-vous eu l’idée de créer une collecte sur MMC ?
Dans un de mes jobs précédents, nous avions monté un partenariat avec MMC pour effectuer des collectes sur des projets, et donc je connaissais bien leur offre, et je trouve que c’est vraiment une super boîte, où les gens sont à la fois très accessibles et très professionnels. Bien sûr, j’avais besoin de renforcer mon apport initial pour la création de ma start-up, c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai fait appel à MMC. Mais j’avais aussi vraiment à cœur de fédérer une communauté autour de mon projet, de commencer à faire du « buzz » sur Internet, les réseaux sociaux, et commencer à tester le concept. En effet, dans les contreparties, j’offre des œuvres originales d’artistes qui seront référencés sur KAZoART. C’est donc une sorte de « pré-vente » qui me permet déjà de faire un test en grandeur réelle.

Quels résultats en attendez-vous ou avez-vous eu au-delà de réussir la cagnotte ?
J’espère vraiment développer la notoriété et la visibilité de KAZoART, faire adhérer un maximum de monde au concept, développer le bouche à oreille, etc. Cela a d’ailleurs bien fonctionné, car j’ai gagné plusieurs centaines d’abonnés à ma newsletter depuis le début de la campagne, et je reçois aussi de nombreuses candidatures d’artistes qui souhaitent exposer sur KAZoART.

Quels enseignements en tirez-vous pour votre business ?
Que faire, c’est bien, mais faire savoir, c’est tout aussi important ! La communication envers la communauté doit être continue, rythmée, intéressante, engageante. Quand on souhaite développer un business de vente en ligne, il est essentiel de développer le plus tôt possible une relation privilégiée, de proximité, avec ses membres, qui demain deviendront des clients. Cela renforce mon idée qu’au-delà de la dimension marchande de KAZoART, nous serons aussi un véritable lieu d’échange d’informations, un véritable « réseau social » de l’art, où il sera possible de suivre des artistes, de suivre l’actualité du monde de l’art, d’entrer virtuellement dans l’atelier d’un artiste, de lire des « tips » sur comment commencer à collectionner, etc.

Qui sont vos concurrents ?
Les acteurs qui se rapprochent le plus de mon modèle aujourd’hui sont anglo saxons, et n’ont pas de version en français à ce jour : SaatchiArt aux États-Unis, Artfinder en Angleterre. Sur un concept assez différent du mien, il y a en France Artsper, qui propose la vente en ligne d’œuvres qu’on trouve déjà en galeries. Forcément, les prix de vente sont beaucoup plus élevés, et on a deux intermédiaires entre l’acheteur et l’artiste.

Quels sont vos ambitions avec Kazoart ces 2/3 prochaines années ?
Je souhaite faire de KAZoART le leader français, et demain européen, de la vente en ligne d’œuvres d’art originales. D’ici 3 ans, nous aurons accru le catalogue considérablement, avec plus de 1 000 artistes venus de partout dans le monde, tous sélectionnés scrupuleusement. Pas mal d’axes de développement à venir, notamment d’une activité en « BtoB », de conseil à l’achat d’œuvres d’art pour les entreprises, un développement à l’international, des ventes éphémères « physiques », etc.

Un conseil pour réussir sa cagnotte sur MMC ?
Se demander chaque jour, pendant tout le temps de la collecte : « que pourrais-je faire aujourd’hui pour accroître ma collecte? ». Ce que je veux dire, c’est qu’il faut vraiment être impliqué, imaginatif, et actif pour trouver des idées pour relancer son réseau, sans toutefois devenir trop insistant, et toujours dans une dynamique positive.