#ESS La louve : le premier supermarché coopératif arrive en plein Paris
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#ESS La louve : le premier supermarché coopératif arrive en plein Paris

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L’entreprise sociale et solidaire de ce vendredi c’est La Louve, le premier supermarché coopératif et participatif qui ouvrira en fin d’année dans le 18ème arrondissement de Paris.

La louve s’inspire de Park Slope Food Coop, l’une des plus anciennes coopératives alimentaires (1973) actives aux États-Unis située dans le quartier de Brooklyn à New York. Park Slope Food Coop soutient La Louve dans son projet.

La Louve organise en ce moment même une collecte pour rassembler les derniers fonds avant de lancer le projet.

Des permanences sont organisées au local, 61 rue de la Goutte d’or à Paris, tous les mercredis soirs de 19h30 à 21h30 pour rencontrer l’équipe, prendre des Louvelles… et souscrire à la coopérative.

Le projet est porté par 2 américains, Tom Boothe et Brian Horihan. Tom a répondu à nos questions :

Dites-nous quelques mots sur La Louve et votre projet de supermarché coopératif ?

La Louve est un supermarché coopératif et participatif à but non lucratif. Ceux qui  y feront leurs courses seront les propriétaires du supermarché, les coopérateurs. Ce supermarché  fonctionnera comme une crèche parentale, c’est-à-dire que ceux qui utilisent ses services participeront aussi au fonctionnement, en assurant les tâches nécessaires à son bon fonctionnement. Les membres/coopérateurs tiendront la caisse, feront la manutention, assureront le nettoyage etc. à raison de 3 hrs tous les 4 semaines aux côtés de quelques salariés. Cela nous permettra notamment de proposer aux coopérateurs dans leur supermarché, des produits de qualité bien plus accessibles en termes de prix.

D’où est venue l’idée ?

Nous suivons le modèle d’un supermarché coopératif créé il y’a 40 ans  à New York : La Park Slope Food Coop, coopérative à but non lucrative de 16 000 membres. LA PSFC nous aide à monter notre projet, de manière amicale et informelle… La Louve a sa propre autonomie, et sera gérée par ses membres.

Qui sont vos concurrents ?

Aucun. Le modèle est unique en France.

Quelle est la philosophie/l’ADN de l’entreprise ?

La louve n’est pas une entreprise, c’est une coopérative. Nous pensant qu’ensemble, en coopérant, nous pouvons mieux faire. Nous voulons en finir avec l’idée de ‘client’… et même de ‘consommateur’ quasi synonyme de ‘être passif’. A la Louve nous sommes des individus qui se regroupent pour s’approvisionner – dans une ambiance amicale -tout simplement.

La louve n’est pas une entreprise, c’est une coopérative

Votre plus grosse galère ?

Monter un supermarché qui ne fonctionne quasi que sur des énergies bénévoles est une aventure de tous les jours, une expérience folle, une tâche parfois épuisante… Mais jamais on ne la qualifierait de galère parce que nous travaillons tous dans le même sens pour la naissance de ce supermarché coopératif, et que nous pensons tous que le jeu en vaut la chandelle.

Votre plus grande fierté ?

Un groupement d’achats fonctionne déjà avec quelques centaines de personnes. La culture coopérative qui y règne déjà et qui préfigure celle du supermarché, l’entraide, l’esprit d’équipe, le faire ensemble, c’est je pense notre plus grande fierté.

Comment financez-vous le démarrage ?

Nous devons réunir 150 000 Euros en fonds propres, notamment par l’investissement de nos membres et des dons, pour pouvoir débloquer le reste des apports au projet – nous avons le soutien de Paris Initiative Entreprise, France Active et le Programme d’investissements d’avenir.

Nous devons réunir 150 000 Euros en fonds propres, notamment par l’investissement de nos membres et des dons, pour pouvoir débloquer le reste des apports au projet

Comment avez-vous trouvé vos premiers partenaires ?

Nous avons commencé à travailler sur le projet il y’a 5 ans, en frappant à la porte de la mairie du 18e, à Paris.

Quelles sont vos prochaines étapes sur 2015 ?

Dès que nous aurons rassemblé les fonds nécessaires, notamment par le biais de notre site web il nous faudra lancer les travaux d’aménagement de notre supermarché, et commencer à former les membres coopérateurs aux différentes tâches. Nous aimerions ouvrir au dernier trimestre 2015.

Un conseil pour un futur entrepreneur social ?

Le modèle se développe tous les jours – Agir contre la morosité ambiante en innovant, pour recréer ensemble, créer quelque chose là où il y a un vrai besoin, et sans  but lucratif… c’est l’avenir. L’avenir, ce n’est pas des personne isolées, c’est collaborer, coopérer, réinventer un monde meilleur.

L’avenir, ce n’est pas des personne isolées, c’est collaborer, coopérer, réinventer un monde meilleur