Fais avec ce que tu sais faire
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Fais avec ce que tu sais faire

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« Fais avec ce que tu sais faire » ou encore « arrête de procrastiner ». Tels pourraient être les mantras des (futurs) entrepreneurs qui parfois se sentent démotivés ou bloqués dans leurs projets.

Souvent, au lieu de rester sur une idée simple qui évoluera avec le temps, les entrepreneurs cherchent LA bonne inspiration, L’innovation qui va révolutionner une industrie ou LA théorie qui va disrupter un marché et surtout LE projet parfait de toute leur vie.

THE projet n’est pas obligé de durer toute la vie

comme l’indique Sophie fondatrice de So Capristi.

Le perfectionnisme conduit souvent à ne jamais se lancer ! Toujours chercher mieux amène à la procrastination, à reporter ses projets et finalement ne jamais les mettre en place.

C’est ce qui arrive à bon nombre de graines d’entrepreneurs qui rêvent de lancer leur startup depuis 3 ans, mais qui repoussent l’échéance dès qu’ils tiennent un bon projet. Car après réflexion ils se disent qu’ils pourraient peut-être trouver mieux en cherchant encore un peu.

Derrière ces tergiversations se cachent la plupart du temps des peurs : peur d’échouer, peur d’être dépassé par le projet, peur de ne pas être à la hauteur, peur de voir trop grand, et parfois même peur de réussir !

Il est plus facile de se trouver des excuses pour ne rien faire, garder son job inintéressant mais rassurant, râler après son patron et ses collègues, rêver d’un avenir meilleur qui n’arrivera jamais faute de le créer et rester passif.

Chacun a sa zone de confort et même si elle n’est pas satisfaisante, elle est rassurante. Alors que se lancer, c’est risqué, c’est affronter l’inconnu, se dépasser, se découvrir soi-même, et tout cela fait peur quand on a une vie confortable. Moyenne mais confortable.

Il faut se lancer dans le projet dans lequel on croit vraiment. Sans toujours regarder le coté raisonnable…

Indique Hélène Alves de Gourmands d’Antan.

Dans ces cas là il y a 2 solutions, soit rester comme on est si cela est supportable, arrêter de se faire des films sur un hypothétique changement de vie et surtout dire stop aux ruminations qui ruinent sa vie et celle de son entourage. L’autre choix, c’est de se lancer sur ce qui est faisable, en terme de capacité, de finances, de sécurité. Ce sera alors un premier projet imparfait (la perfection n’existe pas de toutes façons…) qui évoluera au fil du temps, en fonction de la confiance qui s’installe, des opportunités et des fonds.

L’idéal quand on est bloqué, qu’on hésite, qu’on réfléchit trop depuis un moment, c’est de se lancer sur ce que l’on sait faire de mieux, même si c’est ultra-concurrentiel et pas innovant, en assurant ses arrières en cas d’échec puis de faire évoluer l’entreprise petit à petit. Une gestion en bon père de famille !

Se lancer dans le projet qui nous fait le plus vibrer tout en répondant à nos objectifs (argent, risque, innovation…)

explique Elodie Kayanakis d’Une Cuillère pour Papa.

Tout le monde n’est pas un fonceur, certains sont prudents, d’autres sont traumatisés par des échecs, d’autres encore veulent préserver leur famille. Chacun sa personnalité, l’important est de se lancer -ou pas- en accord avec soi-même, sereinement, sans vivre dans la peur et le stress des lendemains, d’avancer petit à petit et de profiter !

 

  • http://www.lesitedesentrepreneurs.fr jean

    « Le perfectionnisme conduit souvent à ne jamais se lancer ! » ça me fait penser à la citation de l’entrepreneur (dont j’ai oublié le nom) dans votre film « si lorsque vous lancez votre produit vous n’en avez pas honte, c’est qu’il est probablement trop tard… » mythique comme réplique :)