Il était un fruit, la startup gourmande qui veut détrôner les Pom’Potes à la récré
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Il était un fruit, la startup gourmande qui veut détrôner les Pom’Potes à la récré

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Il était un fruit, c’est la startup gourmande du jour : des fruits séchés made in Languedoc qui veulent solutionner la petite phrase culpabilisante « manger 5 fruits et légumes par jour », alors que personne n’a le temps ni le courage de peler ses pommes, ses poires et concasser ses noisettes chaque jour… D’autant plus qu’il n’y en a pas toute l’année en rayon, ou bien d’origine lointaine… Il y a bien les compotes en stick, mais au bureau la remarque « tu as piqué les Pom’ Potes de tes enfants ? » risque de fuser rapidement !

La fondatrice, Laure Vidal, a voulu dans un premier temps déshydrater des fruits pour ses enfants, des fruits de sa région ensoleillée autour de Montpellier, car la saison est trop courte pour en profiter, et manger des compotes le reste de l’année devenait lassant pour la petite famille.

Après de nombreux tests, l’idée était validée et le concept lancé :  des fruits à maturité, naturellement gorgés de sucres et d’arômes, sans sucres ajoutés, sans additifs. Au delà du goût il y a une démarche « santé » chez Il était un fruit, mais aussi éthique : le principe est de valoriser les fruits qui ne peuvent pas être vendus sur le marché du frais, afin d’améliorer l’économie de la filière, mais aussi de limiter le gaspillage agricole.

Ils sont pour le moment disponibles dans le Languedoc uniquement, mais cela devrait vite gagner tout le territoire !

Laure nous en dit plus sur Il était un fruit :

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C’est quoi Il était un fruit ?
Il était un fruit est une startup agroalimentaire qui s’est créée sur un produit innovant, des fruits séchés made in Languedoc Roussillon, sans sucres ajoutés, sans additifs.

D’où est venue l’idée ?
L’idée est venue d’une expérience personnelle : je trouvais difficile de donner quotidiennement des fruits à mes petites filles, notamment pour aller à l’école. Selon les saisons, je n’avais pas toujours de fruits faciles à leur donner pour l’école. Alors après quelques essais dans le garage sur un déshydrateur ménager, l’avis positif de mes petites filles, et quelques études plus loin… le concept était né. Nous avons élargi aux adultes (en particulier les femmes actives), car les études ont identifié un potentiel de marché important en snacking sain.

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Qui sont vos concurrents et qu’apportez-vous de différent ?
Nous n’avons pas de concurrents directs, nous ne nous positionnons pas aux rayons des fruits secs. Pour autant, nous pouvons dire que nous différons des fruits secs connus (pruneaux, abricots, dattes, fruits exotiques…) par : le choix des fruits (ces fruits ne font généralement pas parti de la gamme existante), l’origine locale (hormis le pruneaux, tous les fruits secs sont importés) et/ou le non recours à des additifs de conservation et/ou le non recours à des sucres.

De plus, nos produits sont orientés vers des usages innovants sur ce segment-là (notamment le goûter des enfants).

Premier concurrent indirect : les compotes en gourde. Nous différons par l’apport en fibres, mais aussi la naturalité (pas de conservateurs ni de sucres ajoutés). Deuxième concurrent indirect : même si nous ne souhaitons surtout pas cannibaliser la consommation de fruits frais (ce serait un comble !), nous apportons la praticité (conservation, transport, praticité à la consommation : pas de salissure, pas de préparation).

L’idée de départ a vraiment été de créer le fruit pratique, pour compléter l’offre de fruit frais et permettre à nos consommateurs de consommer plus de fruit, pour leur bien être.

Quelle est la philosophie de l’entreprise ?
Notre vision est vraiment de participer à une meilleure alimentation et une meilleure santé des consommateurs ! Nous avons un 2ème objectif, c’est de contribuer à la pérennisation des filières locales de production agricole, par l’utilisation des écarts de tri.

Que faisiez-vous avant ?
J’étais consultante à mon compte en éco-conception. J’accompagnais des entreprises (dont agroalimentaire) et des filières agricoles, dans la prise en compte de l’environnement dans la conception de leur produits. C’est d’ailleurs de l’observation de gisement de fruits « gaspillés » que m’est venue une partie de l’idée.

C’est de l’observation de gisement de fruits « gaspillés » que m’est venue une partie de l’idée

Comment se sont passés vos débuts ?
Bien/pas bien/très bien … je suppose comme toute création, on passe par des montagnes russes, au gré de l’avancement du projet. Pour autant, j’ai eu de très bons soutiens, personnels, professionnels (je suis accompagnée par une pépinière d’entreprises, Via Innova à Lunel), financiers (subventions régionales), puis des associés se sont greffés au projet…

Quels sont les produits qui marchent le mieux ?
C’est difficile aujourd’hui de tirer des conclusions, nous ne sommes commercialisés que depuis le mois de novembre. La fraise séchée plaît beaucoup aux enfants ! Côté adultes, la pomme, plus connue, semble mieux fonctionner… A suivre. Nous vendons en grande distribution, mais aussi auprès des écoles, de la maternelle au lycée, dans le cadre des opérations « un fruit pour la récré » qui sont des distributions de fruit offertes aux enfants pour leur apprendre à manger plus de fruits. Ce débouché commercial marche très bien, le produit plaît et facilite la distribution pour les intervenants dans les écoles.

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Votre plus grosse galère ?
Au moment de créer l’entreprise, nous avions prévu de « faire faire » par un tiers, pour ne pas avoir à investir tout de suite dans une unité, à assumer des charges fixes peu amortie etc…Or, la saison de fraises approchant…nous n’avons pu finaliser de partenariat avec un faiseur à façon, et nous avons dû, en moins d’un mois, définir la solution bis : local à trouver et à aménager, personnel à recruter etc etc. C’était sportif !

Votre plus grande fierté ?
Certainement d’être arrivée à mettre en marché des produits à peu près au moment où on le souhaitait !

Comment avez-vous financer le démarrage ?
Capital de départ + subventions de la région pour des études + banque pour premier investissement + fonds crealia + levée de fonds, et maintenant BPI pour la R&D. (il en faut des sous…)

Comment avez-vous trouvé vos premiers clients et partenaires ?
Sud de France m’a aidé (nos produits sont labellisés), grâce à un showroom organisé avec Carrefour (en région). L’engagement de Carrefour était un vrai point fort. Pour le reste, travail de terrain au quotidien !

Votre stratégie marketing ?
Développer une marque forte de sens, de valeurs, qui donne confiance aux consommateurs. Et des marques produits adaptées à nos cibles (Croctou pour les enfants, Hop’1 fruit pour les adultes). Cela se traduit par une communication multicanale.

Des projets et ambitions ?
Pour les enfants, devenir la Pom’Potes du fruit séché !

Notre ambition ? Devenir la Pom’Potes du fruit séché !

Un conseil pour un futur entrepreneur ?
Il faut toujours se rappeler qu’il faut se faire plaisir dans cette aventure, et garder la vision !