« J’apprécie grandement le fait d’être mon propre patron et d’être responsable de mes erreurs et de mes choix » Olivier Schonfeld cofondateur de Bloolands
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« J’apprécie grandement le fait d’être mon propre patron et d’être responsable de mes erreurs et de mes choix » Olivier Schonfeld cofondateur de Bloolands

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Olivier Schonfeld est un de ses entrepreneurs sur le tard : il a rejoint l’entreprise créée par son épouse Pascale en 2008, alors qu’il avait plus de 50 ans. Après un parcours réussi – qu’il a vraiment apprécié- dans la finance, il est aujourd’hui entrepreneur dans une société qui fabrique des bougies LED au Pré Saint Gervais en banlieue parisienne, Bloolands.

La reconversion ne s’est pas faite rapidement, il a fallu compter 2 à 3 ans entre les premières interrogations sur le sens à donner à sa vie professionnelle et les premiers pas de l’autre côté de la barrière.

Olivier nous en dit plus sur son parcours qui l’a mené jusqu’à l’entrepreneuriat :

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Quel est votre parcours avant la création de ton entreprise ?
J’ai été Financier de 1982 à 2006, spécialisé dans les obligations internationales, puis les actions internationales. Mon dernier job, 2000-2006: j’étais en charge, chez un grand broker américain, du conseil sur les actions américaines auprès des clients institutionnels français.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
J’ai eu la chance, en tant que salarié, de travailler dans des structures avec une réelle culture d’entreprise; j’ai toujours eu de bonnes relations avec mes patrons. Par ailleurs, j’ai aimé travailler dans la Finance: c’est un domaine qui peut-être ludique (mais si !), j’y ai fait de nombreuses rencontres, j’ai beaucoup voyagé… Une question s’est petit à petit immiscer dans ma tête: quel est le sens de tout ça ? Je n’ai pas (ou plus) su y répondre. Il m’a fallu 2 à 3 ans pour être prêt et j’ai finalement quitté cet univers.

Une question s’est petit à petit immiscer dans ma tête: quel est le sens de tout ça ? Je n’ai pas (ou plus) su y répondre

Pourquoi avoir fait le choix de quitter le monde de l’entreprise pour créer la tienne ?
Après la Finance, je me suis consacré à ma passion: le piano. J’ai aidé une amie comédienne a monté un spectacle où je jouais. En 2008, Pascale a créé une lampe. Celle-ci a eu du succès mais les coûts de fabrication étaient trop élevés. Elle a découvert l’univers du led et de ses possibilités multiples. Nous en avons parlé ensemble: le marché était naissant, les leds de qualité médiocre, peu d’acteurs, une grande diversité de clients professionnels potentiels. L’opportunité était là. Nous avons créé Bloolands le 12 janvier 2009 en se positionnant sur la qualité et le design.

Selon vous qu’est ce qui change entre monter sa boite à 25 ans et à 50 ans ?
A 50 ans, on a moins d’énergie, certes, mais beaucoup plus d’expérience. On gagne un temps fou. la probabilité de faire des erreurs stratégiques est beaucoup plus faible. Donc moins d’erreurs, moins de risques aussi, probablement, ou des risques plus mesurés.

A 50 ans, on a moins d’énergie, certes, mais beaucoup plus d’expérience

Comment se sont passés vos débuts ?
D’un point de vue purement opérationnel, les débuts ont été assez excitants: le choix des fournisseurs, le choix des canaux de distribution (Salons, création du site internet), le choix de la banque, le choix de nos partenaires… Un point noir: le RSI et son système informatique catastrophique, ses conseillers peu compétents. Une bataille qui aura duré plus de 2 ans.

Aujourd’hui vous verriez-vous reprendre un poste de salarié ?
Encore une fois, mes expériences en tant que salarié furent très positives; l’idée de me retrouver dans cette situation ne m’épouvante pas ! Mais j’apprécie grandement le fait d’être mon propre patron, de travailler à domicile et d’être responsable de mes erreurs et de mes choix.

Que vous manque t’il de votre vie de salarié ?
Je ne regrette rien de ma vie de salarié: je l’ai quittée volontairement et ce fut une bonne décision. Je gagne moins bien ma vie – je le savais avant de prendre cette décision – , mais j’ai acquis une plus grande liberté. Et le plus important: c’est passionnant de faire grandir la boite qu’on a créée, de la faire évoluer en évitant les écueils.

Je gagne moins bien ma vie – je le savais avant de prendre cette décision – , mais j’ai acquis une plus grande liberté

Un conseil pour quelqu’un qui voudrait monter sa boite ?
Avoir une idée dans un secteur peu concurrentiel, n’attendre rien de personne, et bosser.

Qu’est ce qui vous fait vibrer dans la vie ?
Entendre le rire d’autrui.

Une philosophie de vie ?
L’hédonisme.

Vos dernières vacances ?
L’Inde et sa ville utopique: Auroville.

La musique qui vous accompagne au bureau ?
Rock ‘n roll will never die; mais je suis assez éclectique.

Vos passions en dehors de votre entreprise ?
La littérature, le théâtre, la danse contemporaine, la musique, le cinéma, la bouffe, le vin, les single malts.

Des regrets ?
Je regrette d’avoir eu des regrets à un certain moment. C’est une perte de temps et d’énergie.

Que manque t-il à votre vie ?
Rien; je suis un privilégié.

Qu’est ce que vous détestez dans la vie ?
La bêtise.

Si c’était à refaire que changeriez-vous ?
Rien; je suis un privilégié.