Le burn-out bientôt reconnu maladie professionnelle ?
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Le burn-out bientôt reconnu maladie professionnelle ?

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3,2 millions de travailleurs, soit plus de 12% de la population active française, souffrirait ou risquerait un burn out. Il s’agit d’une enquête réalisée par Technologia, un cabinet spécialisé dans l’évaluation et la prévention des risques liés à l’activité professionnelle, sous la direction de médecins et psychologues du travail.

Le syndrome d’épuisement professionnel est défini comme « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes »

Le risque d’épuisement n’est pas le même suivant les catégories socio-professionnelles. Il apparaît beaucoup plus élevé chez les agriculteurs (24%) que chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (19%). Les ouvriers seraient les moins concernés avec seulement 7%.

La France est plus que jamais marquée par l’épuisement et le surengagement au travail, à rebours de toutes les préconisations contenues dans les rapports.

D’après une évaluation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), «l’estimation du coût social du stress professionnel est de 2 à 3 milliards d’euros, soit 10 à 20 % des dépenses de la branche accidents du travail et maladies professionnelles de la Sécurité sociale».

Devant l’ampleur du phénomène et surtout son accélération, les médecins du travail demandent au gouvernement que ce mal soit officiellement reconnu comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale, afin d’en faciliter la prise en charge. Cette reconnaissance permettrait de plus, selon les experts de Technologia, d’améliorer la prévention dans les entreprises.

Dans une tribune publiée ce dimanche dans le JDD, 26 députés, tous issus de la majorité, ont eux aussi exigé la reconnaissance du « burn-out » en tant que maladie professionnelle. Les députés proposent l’inscription de 2 nouveaux éléments au tableau des maladies professionnelles : la dépression consécutive à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail.

Actuellement seules quelques dizaines de salariés par an obtiennent que leur syndrome d’épuisement soit reconnu maladie professionnelle.