Le CDI n’est plus synonyme de sécurité de l’emploi
, / 4317 0

Le CDI n’est plus synonyme de sécurité de l’emploi

SHARE
Home Actualité Le CDI n’est plus synonyme de sécurité de l’emploi

Le CDI, le Graal pour tous les travailleurs français, n’est plus aujourd’hui le sésame d’une vie professionnelle linéaire et sans soucis. En effet, selon l’enquête de la DARES (direction de l’animation et de la recherche, des études et des statistiques) dans les douze premiers mois d’un CDI, le risque de rupture est relativement élevé : 36,1% des CDI conclus en 2011 ont été rompus avant leur premier anniversaire, proportion en hausse de 2,5 points par rapport aux recrutements en CDI de 2007.

Le premier motif de la rupture est le démission, suivie par la fin de la période d’essai. La rupture de CDI est maximale dans l’hôtellerie-restauration où elle atteint 58,6%. Elle est aussi plus forte chez les 15-24 ans avec 45,6% de rupture de contrat contre 35% dans les autres catégories d’âge.

10% des CDI conclus en 2011 ont duré moins d’un mois et 19,6%moins de trois mois. A contrario, une fois le salarié installé dans son emploi sans date de fin de contrat, les risques de démission, de licenciement ou de rupture conventionnelle sont plus faibles au-delà d’un an.

Un peu plus de la moitié des CDI signés par des employés peu qualifiés a été rompue en moins d’un an. Les démissions représentent près la moitié de ces ruptures : 23,9%.

Les ruptures de CDI pour fin de période d’essai augmentent depuis 2007, celles pour démission sont en baisse. Une conséquence de la contraction du marché du travail avec la crise économique mais aussi de la mise en place de la rupture conventionnelle en août 2008.

Entre 1982 et 2012, la part des CDI dans l’emploi salarié a baissé de 94 % à 87 %. Dans le même temps, la part des CDD a doublé, passant de 5 % à 10 % » (chiffres Insee)

Rappelons qu’en 2014, le CDI représente seulement 8,1% des intentions d’embauche, contre 49,5% pour le CDD et 42,3% pour l’intérim.

Le choix de 2011 (année de conclusion des contrats) est dicté par la disponibilité des données sur les mouvements de main-d’œuvre au moment de la réalisation de cette étude.

Cliquez-ici pour avoir accès à l’étude complète