Les chefs d’entreprise moins optimistes pour 2015
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Les chefs d’entreprise moins optimistes pour 2015

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Alors que dans un précédent article, nous vous parlions de l’optimisme des chefs d’entreprise ayant levé des fonds, il semble que ce soit pas le cas pour tout le monde si l’on en croit l’étude mondiale annuelle « Global CEO Survey » de PwC, dans le cadre de laquelle plus de 1 300 dirigeants ont été interrogés.

A ce titre on apprend que 37 % d’entre eux estiment que la croissance mondiale sera meilleure en 2015, contre 44 % l’année dernière. Cependant, ils restent confiants dans leur capacité à générer une croissance du chiffre d’affaires de leur propre entreprise (39%, un niveau identique à celui de l’année dernière).

Les dirigeants d’Europe de l’Ouest sont 34% à considérer que l’économie mondiale va s’améliorer cette année – ils sont 33% en Allemagne et seulement 14% en France.

Concernant la hausse de leur chiffre d’affaire, les Indiens sont les plus confiants (62%).

Les États-Unis deviennent le premier relais de croissance pour les douze prochains mois, plaçant le pays avant la Chine pour la première fois depuis cinq ans. Pour 38 % des dirigeants, les États-Unis font partie des trois principaux relais de croissance.

Quelles sont les préoccupations des chefs d’entreprise ?

Si l’excès de réglementation arrive en tête des préoccupations des dirigeants, citée par 78 % d’entre eux, les menaces qui progressent le plus fortement depuis l’année dernière sont les cybermenaces et l’insuffisante sécurité des données (+13 points), la rapidité  du progrès technologique (+ 11 points), la pénurie de talents (+ 10 points), ainsi que les nouveaux concurrents (+8 points) et l’évolution du comportement des consommateurs (+8 points). De nouvelles menaces apparaissent également, notamment l’incertitude géopolitique (qui inquiète 72 % des dirigeants interrogés),  l’instabilité sociale (60 %), et le taux de chômage (49%).

L’augmentation du nombre de concurrents est l’une des préoccupations majeures, obligeant les entreprises à aller vers de nouveaux marchés régulièrement.

La concurrence n’a plus de frontières, de nouveaux acteurs issus de secteurs différents ouvrent des brèches et remettent en cause les business modèles existants

Indique Bernard Gainnier, président de PwC France & Afrique francophone.

3 leviers sont identifiés par les dirigeants pour accroître leur compétitivité

  • La transformation digitale

Les dirigeants ont conscience que le digital impose de revisiter les business modèles et de repenser l’expérience client, devenue omni-canale. Ils doivent placer la technologie au cœur de leur activité afin de créer de la valeur pour leurs clients. La diffusion d’une culture digitale permettant d’insuffler une attitude de start up dans les grands groupes est un enjeu de poids pour gagner en agilité

explique Bernard Gainnier

Au cœur des préoccupations, arrivent en tête les technologies mobiles (81%), l’exploration et l’analyse de données (80 %), la cybersécurité (78 %), les processus métiers collaboratifs (61 %), et le cloud computing (60 %)

  • Renforcer les partenariats

Lorsque les entreprises ne disposent pas des technologies nécessaires, elles vont les chercher ailleurs, via des partenariats. En France cette option atteint 63%.

Les dirigeants travaillent –ou envisagent de travailler- avec leurs fournisseurs (69 %), leurs clients (66%), les réseaux professionnels (53%) et le milieu universitaire (32 %) et même leurs concurrents (50%)

  • Diversité et adaptabilité des talents

Alors que les dirigeants s’efforcent de relever le défi de la pénurie des talents, 81 % déclarent être à la recherche d’un éventail plus large de compétences.

C’est pourquoi près des deux tiers des entreprises (64 %) ont mis en place des stratégies de promotion de la diversité et de l’adaptabilité des talents.

Pour conclure, les chefs d’entreprise interrogés ont perdu de leur optimisme par rapport à 2014, mais il n’est pas au plus bas. La mondialisation et le digital, entrainant une hausse de la concurrence, sont les points qui les inquiètent le plus quant à leur croissance. Signe que les mutations du marché économique mondial ne sont pas encore intégrées dans les entreprises et empêchent les dirigeants d’avoir une visibilité à long terme et une confiance en l’avenir.