Les chefs d’entreprise n’ont pas peur d’embaucher : ils attendent seulement le bon moment
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Les chefs d’entreprise n’ont pas peur d’embaucher : ils attendent seulement le bon moment

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Selon un sondage OpinionWay pour le MEDEF paru ce mardi 28 avril, 70% des chefs d’entreprise auraient peur d’embaucher.

La moitié (50%) cite le coût du travail comme principal « peur, inquiétude ou difficulté » à la décision d’embaucher. Plus l’entreprise est petite, plus le chef d’entreprise cite le coût du travail en premier.

Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45%), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%). Mais aussi les chefs d’entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l’industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).

L’instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

Des résultats à nuancer au vu des dernières statistiques officielles de Pôle Emploi, les intentions d’embauche sont en hausse de + 2,3% sur 2015 et de l’URSSAF qui a noté une hausse de 1,6% des embauches de plus d’un mois au premier trimestre 2015. Certes la courbe du chômage n’est toujours pas prête de s’inverser, la France comptant 5 590 600 chômeurs de catégorie A,B C en métropole et les DOM-TOM soit une hausse de 6,7% sur un an, mais rappeler sans cesse que les entreprises n’embauchent pas ou ont peur n’est pas fait pour améliorer le climat de morosité générale qui gangrène la France depuis des années.

La peur est inhérente à tout chef d’entreprise lorsqu’il doit faire un choix d’envergure pour sa société. Recruter comme investir pour accélérer la croissance de sa boite, même en période d’embellie ou de boom économique reste source de stress pour quiconque doit gérer une entreprise. Recruter un salarié doit se faire au bon moment dans le développement de l’entreprise et ce ne sont pas les procédures, l’encadrement, ou le code du travail qui freineront les entrepreneurs dont la boite est en croissance. Peur ou non, lorsque la question du recrutement se pose, il est rare que les frayeurs du chef d’entreprise empêchent celle ci au risque de mettre en péril sa société en ne pouvant plus honorer ses commandes ou son service client.

Ce sondage, même s’il a le mérite de rappeler que le recrutement en France est compliqué (est il vraiment plus simple ailleurs ?…), ne fait que jeter de l’huile sur le feu et créer une psychose de plus dans le quotidien des français. Des français qui, quoiqu’en pensent les « élites » se bougent pour améliorer leur vie et celles des autres pour la majorité d’entre eux, qu’ils soient entrepreneurs, chômeurs, stagiaires ou salariés et ne rêvent pas de vivre des subsides de l’État Providence.