Manager c’est faire réussir les autres au service d’un projet
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Manager c’est faire réussir les autres au service d’un projet

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Manager une équipe est certainement la mission la plus difficile pour un chef d’entreprise. Elle fait appel à ses valeurs, son humanisme, son charisme, mais aussi la vision de l’entreprise, les compétences de chacun, le nombre d’employés et surtout cela ne s’apprend pas à l’école, mais « sur le tas ».

C’est une mission au cours de laquelle il est « facile » d’échouer et de subir un turn over important ou une mauvaise ambiance qui retentira sur l’avenir de l’entreprise.

Comme le dit Jacques-Antoine Granjon, « une entreprise c’est que des hommes et des femmes. Vous pouvez avoir la plus belle entreprise du monde, si vous managez mal vos hommes et vos femmes, si vous ne les motivez pas , si vous ne leur donnez pas de responsabilités, de créativité, tout ce qui fait la richesse de leur être, vous n’avancez pas« .

Aujourd’hui, les spécialistes des ressources humaines s’accordent pour dire que le management patriarcal qui était la norme depuis plusieurs décennies dans les entreprises, avec un patron omnipotent, détenant le savoir et dirigeant les employés d’une mais de fer est fini.

Déferlante de startups et Génération Y obligent, le management doit aujourd’hui s’adapter aux nouvelles attentes des salariés et au développement de ces nouvelles entreprises en misant sur la convivialité, la confiance, la responsabilisation, l’adhésion à un projet commun, la quête de sens des jeunes nés dans les années 80/90, qui ne travaillent plus seulement pour ramener un salaire à la maison en fin de mois mais pour s’accomplir, être heureux et participer à « changer le monde » comme ils disent.

Comme l’indique Philippe Gabilliet, professeur associé en comportement organisationnel à l’ESCP, qui était en conférence au Printemps de l’Optimisme samedi 21 mars, un manager ou chef d’entreprise doit accompagner ses équipes vers la réussite d’un projet collectif et donner l’envie à ces dernières de travailler avec lui et non pour lui. Le projet de l’entreprise devient alors le projet de tous.

La Génération Y, qui grossit les rangs des salariés année après année, aspire à plus d’autonomie, de responsabilités et à s’accomplir au sein de leur job. Elle souhaite faire partie intégrante de l’entreprise et ne pas être un pion au service d’un chef tout-puissant ou des actionnaires. Autant d’éléments que les entrepreneurs d’aujourd’hui doivent comprendre et mettre en place dans l’entreprise pour ne pas être rapidement dépassés.

Ce management dit positif incite les salariés à passer à l’action en leur faisant confiance et en ne stigmatisant pas leurs échecs. Car échec il y aura forcément. Dans ce contexte, les équipes tenteront de nouvelles choses, déploieront leur créativité sans avoir peur d’être blâmées, et permettront à l’entreprise d’en profiter. Comme le dit Philippe Gabilliet, « le jour où tu passes à l’action sera ton jour de chance« . Les actions personnelles deviennent collectives. Le manager est finalement là pour tracer la feuille de route et définir le chemin à emprunter. Il encadre, motive, incite à regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Il décrypte chaque étape, évalue les actions menées et à venir et surtout transmet son énergie au sein de la boite.

Célébrer chaque petite victoire, encourager à prendre des risques, aider à rebondir après un échec, communiquer avec chacun dans la bienveillance, accorder du temps à ses équipes, déléguer, être transparent, sortir la tête de son bureau, etc… Autant de conseils qu’un manager devait garder en tête à tout moment de la vie de l’entreprise pour l’avenir de celle-ci et de ses collaborateurs. Comme le dit Fany Pechiodat, co-fondatrice de My Little Paris, « on sait bien que ce qui va faire la croissance de demain, ce sont les talents qu’on aura recrutés« .