« On y allé au culot pour convaincre nos premiers partenaires, et ça a marché » Alice Lebredonchel fondatrice des Jeudis Arty
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« On y allé au culot pour convaincre nos premiers partenaires, et ça a marché » Alice Lebredonchel fondatrice des Jeudis Arty

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Les Jeudis Arty c’est une structure qui propose de faire découvrir l’art contemporain de façon conviviale et innovante à travers des nocturnes que organisées dans des galeries du Marais, ainsi que des visites « clandestines » tout au long de l’année. La prochaine nocturne aura lieu le 4 juin prochain à Paris.

Alice Lebredonchel, la fondatrice nous en dit plus :

Alice Lebredonchel copyright sebastien bonaimé

C’est quoi les Jeudis arty ?

Les Jeudis Arty regroupe un ensemble d’activités destiné à découvrir ou approfondir sa connaissance de l’art contemporain à Paris. Dans tous nos événements, les maîtres mots sont : convivialité, qualité et découvertes. Trois fois par an dans le Marais, nous organisons des nocturnes exceptionnelles, qui permettent de découvrir l’art contemporain de façon conviviale et innovante grâce à l’ouverture de 40 galeries d’art jusqu’à 22h. La prochaine est le 4 juin. Pendant ces soirées il y a des vernissages, des rencontres avec des artistes, des performances.

De plus, tout au long de l’année, nous organisons des visites guidées et des soirées clandestines dans des galeries d’art à destination de particuliers et des entreprises.

Pour garder le lien avec notre public et offrir un outil de communication digital à nos galeries partenaires, nous avons également crée un webzine il y a deux mois, qui rencontre également beaucoup de succès.

Qui se cache derrière les Jeudis Arty ?

Je m’appelle Alice, j’ai 28 ans, je suis passionnée par l’art et la culture et travaille dans ce domaine depuis 5 ans. J’ai fondé les Jeudis Arty il y a un an, et j’en suis la présidente. Au quotidien, je suis accompagnée par une attachée de presse, un graphiste, une assistante et une équipe de médiatrices que j’ai personnellement testé et approuvé.

Galerie Maïa Muller-2

D’où est venue l’idée ?

Il y a un an et demi, de retour à Paris, j’ai remarqué que les galeries d’art et de fait, l’art contemporain, souffraient de beaucoup de préjugés auprès du public parisien : élitistes, fermées, snob. J’ai alors eu envie d’implanter dans la capitale un événement auquel j’avais assisté à Londres : les First Thursdays, une nocturne mensuelle dans une centaine de galeries d’art de l’East End avec Djs, performances, vernissages et visites guidées toute la soirée. L’énergie de cette soirée, les échanges ayant lieu entre le public et les artistes, la découverte décomplexée de l’art m’ont instantanément séduite.

Les nocturnes ont été la première pierre de l’édifice, mais le succès suscité par celles-ci auprès du public et des galeries m’a incité à développer d’autres activités complémentaires. De faites, au delà d’une manifestation événementielle, j’avais dès le début réfléchi à un business model qui, à terme, permettrait de faire vivre cette structure de façon pérenne.

Au delà d’une manifestation événementielle, j’avais dès le début réfléchi à un business model qui, à terme, permettrait de faire vivre cette structure de façon pérenne

Quel est le modèle économique ?

Nos recettes proviennent de nos galeries partenaires, des visites guidées et des soirées privées que nous commercialisons à des particuliers ou à des entreprises, et de nos sponsors.

Qui sont vos concurrents et qu’apportez-vous de plus ou différent ?

Notre activité et notre structure sont assez uniques, c’est bien là toute notre différence. Pour avoir longuement étudié les autres « First Thursdays » autour du globe, aucune de ces manifestations ne sont adossées à une structure indépendante, je crois que c’est ce qui fait notre force depuis le début, nous avons le luxe de ne dépendre d’aucune galerie ou aucune association et pouvons ainsi créer des événements et des projets en accord notre identité propre et qui nous amuse.

Galerie Maïa Muller-6

Quelle est la philosophie de l’entreprise ?

L’exigence, la convivialité et l’innovation.

Comment se passent vos débuts ?

Plutôt bien, on fêtera nos un an d’existence en juin à l’occasion de notre quatrième nocturne. En un an, nous avons accompli déjà beaucoup de choses, entre nos quatre premières nocturnes, le lancement de nos soirées clandestines et de notre offre de visites guidées, le webzine, les bases de l’activité sont là, il reste à les concrétiser.

Avez vous un mentor ou un conseiller et que vous inspire t’il au quotidien ?

Je n’ai jamais eu la chance de la rencontrer, et nous évoluons dans des domaines différents, mais j’admire beaucoup Fany Pechiodat de My Little Paris. Des interviews que j’ai pu lire d’elle, et pour être une fan de My Little Paris de la première heure, je me retrouve beaucoup dans son sens du détail et de l’exigence dans la création de nos propres événements. Je trouve que son parcours donne beaucoup d’espoir aux femmes entrepreneuses.

Votre plus grosse galère ?

Rien à déclarer pour l’instant, je touche du bois :)

Galerie Marie Robin -pas sure-

Votre plus grande fierté ?

Avoir fédérer autant d’acteurs très différents autour d’un projet commun aux valeurs positives : le partage, la découverte, la curiosité.

Comment avez-vous financé le démarrage ?

C’était vraiment en mode bootstrap. On y allé au culot pour convaincre nos premiers partenaires, et ça a marché.

On y allé au culot pour convaincre nos premiers partenaires, et ça a marché

Comment avez-vous trouvé vos premiers clients et partenaires ?

Pour les entreprises, au début beaucoup par bouche à oreilles, l’offre que nous proposons étant assez innovante, des entreprises ont souhaité privatiser des visites dès nos débuts. Passée l’euphorie du début, nous avons mis ensuite en place une stratégie de démarchage commercial envers des clients B2B assez classique. Pour les particuliers, nous avons eu la chance d’avoir beaucoup d’articles de presse et d’être soutenus par des media influents comme Time Out et A Nous Paris, ce qui a permis de faire grossir notre communauté.

Votre stratégie marketing pour vous faire connaitre ?

Nous communiquons beaucoup sur internet. Nos réseaux sociaux sont très actifs avec une stratégie dédiée pour chacun. Notre Instagram est consacré aux « behind the scenes », alors que notre Twitter est consacré aux relations avec les institutions et les médias. Notre Facebook s’adresse à notre communauté au sens large avec des actualités quotidiennes et un relais de notre Webzine. Notre site web a lui l’ambition d’être une plateforme de nos activités avec à la fois des informations sur nos prochains événements mais également du contenu rédactionnel grâce à notre Webzine.
Nous organisons aussi régulièrement des événements gratuits pour rassembler notre communauté, et mieux la connaître.

Nos réseaux sociaux sont très actifs avec une stratégie dédiée pour chacun

Des projets ces prochains mois ?

Recruter notre premier salarié, lancer une application mobile et continuer notre développement.

Un conseil pour un futur entrepreneur ?

Travailler beaucoup, sans oublier son idéal.